2 août 2010

Ronny Turiaf, pierre angulaire du New York new look

En cette période estivale assez creuse, l’occasion est trop belle pour ne pas revenir sur un mois de juillet absolument fou, où beaucoup de franchises ont dégainé tout azimut. Voici donc quelques analyses après-coup des principales signatures de l’été.

Aujourd’hui, nous partons en direction de Big Apple. Après des mois d’attente, la franchise a enfin pu prendre un départ dans une nouvelle direction. Menés par Amar’e Stoudemire, les Knicks risquent de se montrer bien plus explosifs. Un environnement dans lequel Ronny Turiaf risque de tirer son épingle du jeu.

On avait un peu perdu de vue ce brave Ronny Turiaf, après 2 ans rongés par les pépins physiques, dans le marasme collectif des Warriors. On ne retrouvait plus celui qui était un pur energizer pour la «bench mob » des Lakers, qui se dépensait sans compter en défense ; et qui semblait donc parfaitement adapté au style débridé de GoldenState.



Gageons qu’on le retrouve sous son meilleur profil aux côtés d’Amare Stoudemire. Car soyons francs, on voit assez peu Eddy Curry apporter une réelle alternative à l’intérieur, surtout sous Mike D’Antoni. Le duo prioritaire sous les panneaux sera bien constitué de STAT et du martiniquais. Ca tombe bien, ils ont des aspirations plutôt complémentaires.

Car avec l’ancien Sun qui va s’éclater niveau stats, on imagine bien qu’il y aura plein de miettes à ramasser pour Ronny Turiaf. Il aura beaucoup à apporter en seconde lame besogneuse. Sa mobilité lui permettra de colmater quelques brèches en défense. Sa fougue lui octroiera des rebonds, derrière un Amar’e Stoudemire pas toujours très convaincant dans ce secteur, comme lors des derniers PlayOffs.

Il permettra donc de masquer un peu les limites de la défense intérieure des Knicks. De même, en attaque, il dispose de quelques atouts, comme son shoot mi-distance ou son sens du placement. Autant de petites choses qui permettront à Amar’e Stoudemire de jouer plus libéré de la pression défensive adverse. Et donc, en plus, il court vite et pourra suivre le rythme effréné mené par New York.



Bref, un homme de main parfait pour le système de Mike D’Antoni. Ce dernier a souvent fait l’impasse sur la défense, mais avouons qu’il n’avait aucun col bleu comme celui-là pour solidifier sa défense intérieure. Les perspectives d’une telle association sont belles, tant la complémentarité semble, sur le papier, particulièrement fructifiante.

Reste à savoir si Ronny Turiaf saura mettre à profit tout le temps de jeu qui se profile pour lui, tant la raquette de NYK est assez peu épaisse. Tout en intensité, il sait se montrer très productif sur de courtes périodes. Mais il n’a pas encore pu transposer ce niveau d’efficacité sur un temps de jeu plus conséquent, plafonnant quelque peu. A New York, il aura un gros volume d’opportunités. A lui de les saisir. Le succès de l’acquisition clinquante d’Amare Stoudemire dépendra surtout de la capacité de Ronny Turiaf à le suppléer.

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