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2 septembre 2009

Preview Detroit Pistons 2009/2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.



Aujourd’hui, c’est au tour de Detroit d’être passé au crible. The Motor City, comme on la surnomme pour témoigner de l’importance de l’industrie automobile dans la région. Elle fut aussi le berceau de la Motown, et de très grands artistes ont commencé à Detroit comme Eminem, Iggy Pop, The White Stripes ou bien sûr les Jackson Five. Mais Detroit, ce sont aussi ses bad boys, tauliers de l’équipe locale de basket-ball : les Pistons.



I want you back
Les Pistons sont devenus habitués à tutoyer les sommets : depuis leur titre en 2004, Detroit a au minimum atteint les finales de conférence Est. Mais le groupe semblait trop ronronner et être arrivé à la fin d’un cycle. Après la tentative ratée d’électrochoc en accueillant Iverson, Detroit doit reconstruire. Le front office a notamment jeté son dévolu sur Ben Gordon et Charlie Villuanueva. De bons joueurs, solides, mais qui n’ont rien de franchise players.



Bien évidemment, la force des précédentes campagnes des Pistons résidait dans leur collectif. Un roster peaufiné année après année. Là, forcement, on peut légitimement craindre que la mayonnaise ne prenne pas instantanément, et surtout se poser des questions sur la complémentarité des joueurs. De plus, la hiérarchie est sur le papier, difficile à définir ; ce qui risque de se faire d’autant plus sentir en l’absence d’un meneur gestionnaire – Stuckey étant d’avantage un combo guard. Et puis, cerise sur le gâteau, les nouveaux venus ne sont pas connus pour leur défense. C’est un gros chantier qui s’annonce pour John Kuester, coach rookie.



Mais nul doute qu’avec le talent contenu dans cet effectif, Detroit sera toujours une place forte de la NBA. L’effectif grouille de talents, arrivés plus ou moins à maturité. Il n’y a quasiment aucun pari individuels ou de prospect à faire progresser. Maxiell ou Wilcox sont des rotations solides à l’intérieur, Stuckey et Bynum ont fait leurs preuves sur l’extérieur. Des anciens pilliers comme Hamilton, Prince ou le revenant Ben Wallace, apportent un semblant de squelette à ce mélange, qu’il va falloir laisser encore un peu reposer avant de le goûter.



Le facteur X
Tayshaun Prince : c’est peu courant pour un « facteur X » mais cela va être la capacité de Prince d’être un patron qui déterminera dans quelle cour joueront les Pistons. Durant le run des Pistons emmené par Wallace et Billups, on l’a souvent considéré comme l’avenir. Avec le chamboulement total au niveau de l’effectif, Prince doit maintenant prendre le jeu à son compte et cimenter les schémas des Pistons. Il a une palette de mouvements offensifs qui n’a d’égal que son efficacité défensive. Il a tout pour devenir le nouveau roi du Palace d’Auburn Hills. Il faut qu’il puisse servir de phare à ses coéquipiers.



Les actions que l’on aimerait voir :
-Big Ben renouer avec la coupe afro
-Gordon avec un meilleur pourcentage aux tirs que son adversaire direct.
-Brown en mode « not in my house »
-Stuckey confirmer et offrir une alternative valable au poste 1


14 août 2009

Le dernier son de cloche

Le quadruple défenseur de l’année revient dans le club où il aura connu ses plus belles heures. Est-ce d’avantage un jubilé ou un ultime sursaut d’orgueil de la part de Ben Wallace ? Voici quelques clefs :



Ben Wallace est arrivé en provenance d’Orlando en 2000, dans l’échange impliquant Grant Hill. Une arrivée discrète, que l’on aurait surtout pensé qu’elle était là pour faire le compte. Loin s’en faut : outre donc son co-record de titres de « Défenseur de l’année », Big Ben apparaît dans un des trois 5 All-NBA de 2002 à 2006. C’est donc fort d’une aura imposante qu’il signe chez les Bulls à l’été 2006. Il était sensé être un leader charismatique et aider cette jeune équipe à franchir un cap. Mais alors que cette première saison a été une relative déception (sorti par les Pistons, après avoir balayé une équipe boitillante du Heat), la saison suivante a été complètement ratée.



Wallace s’est quelque peu refait la cerise en tant que joueur besogneux aux Cavs, où il alternait la défense sur les postes 4 et 5. Mais une blessure l’a contraint à se tenir éloigné des parquets pour la fin de la saison et les PO. Transféré pour O’Neal et laissé libre par les Suns, Wallace avait sérieusement songé à raccrocher les baskets. Mais finalement, ses anciens coéquipiers à Detroit, Prince et Hamilton, l’ont convaincu de revenir au bercail. Alors que les fans l’ont copieusement sifflé durant les affrontements qui ont suivi sa signature à Chicago –sans doute une histoire de gros sous-, nul doute que Big Ben sera de nouveau accueilli comme le fils prodigue, surtout s’il nous ressort sa mythique coupe afro.



Malgré sa relative petite taille, il reste un pivot de métier. Derrière Kwame Brown, les purs pivot sont rares dans le roster des Pistons. Physiquement, il n’est spécialement plus adapté qu’un Wilcox voire un Maxiell, mais il jouit d’une sacré expérience sur ce poste. Sans compter son travail en aides défensives et son activité en deuxième rideau. Son jeu un peu frustre était compensé par une dépense d’énergie et une motivation exemplaires ; avec un physique consumé par les années, son impact diminue. Mais l’on parle plutôt de le faire jouer par séquences, durant lesquelles il pourrait insuffler toute son intensité ; et ainsi donner un coup de boost à la dynamique collective.



Car outre son apport purement sportif, encore sujet aux questionnements, c’est sur le plan mental que l’arrivée de Ben Wallace risque d’être précieuse pour les Pistons. A la vue de la saison purgatoire que Detroit vient de vivre et le grand chamboulement estival d’effectif, on peut bien dire que la franchise est en reconstruction, mieux : elle est sans doute en quête d’identité. Le retour de Big Ben risque d’impliquer autant les anciens que de motiver les nouveaux. La flamme de Wallace est là, pour qu’il ait finalement rempilé ; il risque alors d’entrainer dans son sillage des joueurs qui ne sont pas vraiment connus pour leurs efforts défensifs.



En bref, Big Ben risque de cimenter un effectif pourtant assez largement remanié. Certes son jeu n’a plus le lustre d’antan, mais son apport est rassurant et nous offre certaines certitudes sur une équipe qui était entourée de flou au niveau du projet de jeu et sa mise en application.