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11 août 2010

Le Thunder, nouveau chouchou du public

Il y a 2 ans, Oklahoma City faisait rire le petit monde du basket. La fin de saison 2008-2009 a montré cependant quelques signes encourageants, incitant les dirigeants à poursuivre le développement de leur jeune noyau dur. Un groupe qui va s’éclater la saison d’après, suscitant l’engouement de tous les analystes NBA.

Le grand public a pris connaissance du potentiel de ces jeunes Thunders lors des derniers PlayOffs, où ces jeunes loups ont proposé une vaillante résistance face aux médiatiques tenants du titre. C’est bel et bien ancré : OKC est L’équipe qui a le vent en poupe en ce moment en NBA.

Ca commence bien entendu avec Kevin Durant. Après quelques mois à piocher, le garçon s’épanouit en NBA. Au point d’avoir été l’an passé le meilleur marqueur de la saison. Jamais quelqu’un d’aussi jeune n’avait décroché cette distinction. Ce qui en fait un athlète éminemment médiatique, comme en témoigne sa signature avec Nike. Ou encore qu’il sera en couverture du prochain NBA Elite (anciennement NBA Live), alors que le concurrent historique NBA 2K a opté pour Michael Jordan.

Malgré cela, Kevin Durant dégage l’image d’un jeune homme simple, qui aime juste passionnément le jeu. Cela fait évidemment contraste avec le pataquès médiatique (cf : Biggest Three, Shaquille O’Neal,…) et on peut lui trouver un côté authentique assez rafraichissant. Il n’y a qu’à voir la tronche de son compte Tweeter.



Avec ses airs de jeune homme sympa, limite gendre idéal, Kevin Durant a une belle côte de sympathie. Le jeune homme poli de la campagne, qui bosse dur ; face aux surdoués machiavéliques de South Beach. Ca sonne très hollywoodien. Rajoutez à cela que Kevin Durant sera LA star de Team USA cet été. En effet, il s’est mis à disposition de l’équipe nationale ; là encore, pendant que les autres vaquent à des occupations peut-être moins nobles.

D’ailleurs, les bookmakers ne s’y trompent pas. Même si les côtes varient quelques peu, les «spécialistes » donnent majoritairement Kevin Durant favoris dans la course au titre de MVP pour la saison 2010-2011.

Bien évidemment, il n’est pas seul. Il est entouré de joueurs explosifs de talent. Comme Russell Westbrook ou Jeff Green, d’ailleurs eux aussi de la partie pour Team USA cet été. Leur association donne un jeu dynamique et plutôt bien léché. Et comme ils sont jeunes, ils n’hésitent pas à lâcher les chevaux. On se rappelle qu’ils avaient vraiment mis dans le rouge physiquement les Lakers lors des PO.



Un jeu particulièrement attrayant et efficace, donc. Banco. Cela se traduit par 24 apparitions sur les chaines nationales de télévision nord-américaines. C’est autant que Denver, Phoenix, Dallas ou San Antonio. Ca vous place le niveau. OKC est une valeur sûre au niveau des audiences. La tendance risque de se confirmer si l’équipe continue d’évoluer et de se retrouver en bagarre pour le Top 4 de l’Ouest, comme le prédisent certains.

La saison 2010-2011 risque de démarrer avec le Thunder dans les petits papiers de pas mal de monde. Il est vrai qu’on est assez impatients de retrouver les coqueluches de la NBA dans leurs œuvres. Mais attention néanmoins. A cause des blessures, les Blazers n’ont pas pu confirmer l’an dernier et ont vu leur côte de popularité baisser quelque peu. D’ailleurs, je sens bien Portland reprendre le titre honorifique de Next Big Thing en NBA à la faveur d’une saison régulière canon. Mais c’est une autre histoire. Pour l’instant, le roi du bal, c’est OKC.

24 juin 2010

Le Thunder blinde ses lignes arrières

Oklahoma City vient de récupérer Daequan Cook et un bon tour de draft, en provenance de Miami. Un joli petit coup qui peaufine encore d'avantage une jeune équipe enthousiaste, de plus en plus taillée pour faire des étincelles.

Qu'ils nous ont manqué, ces Thunders, après avoir égratigné les futurs champions lors du premier tour. Les PlayOffs 2010 manquaient cruellement de foudres de guerre comme OKC. Ils ont tous les attributs pour être des "fans favorite" et l'on se languissait déjà de les retrouver la saison prochaine. Si le front office continue de faire des beaux coups comme celui-ci, notre impatience n'en sera que grandissante.

C'était la sensation de la fin de saison dernière. Avant de pouvoir confirmer sur le terrain, les dirigeants savaient qu'il était de leur responsabilité de faire un mercato estival solide pour donner à leurs ouailles les armes pour lutter. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça démarre plutôt bien du côté du front office d'Oklahoma City.

Il faut dire que le Heat est un partenaire très arrangeant en ce moment. Miami se place pour faire un très, très gros coup cet été. Sans les pertes et fracas de leurs rivaux de Big Apple, Miami met un place un environnement particulièrement attractif pour les stars libres de tout contrat cet été. On développera sans doute cela d'ici le début officiel des hostilités, mais entre le pognon, le soleil de Miami et une organisation menée par le légendaire Pat Riley, le Heat a une montagne d'atouts.



Avec ce mouvement, Miami confirme cette tendance. La direction rogne sur quelques contrats (en l'occurrence donc celui de Daequan Cook et celui qui sera dû au 18eme choix de la draft) pour avoir encore plus de liquidités pour émerveiller les gros free agents. Pourquoi pas. De toutes façons, le bien fondé de ce genre de stratégie est conditionné à la réussite finale : le "vainqueur" de ce mercato sera un génie et malheur aux GMs vaincus (même s'ils ont opté pour la même formule).

On peut quand même pinailler. Parce que Daequan Cook fait preuve d'un rapport qualité/prix très intéressant. De plus, son profil de spécialiste du shoot peut permettre d'écarter les défenses, et apporter de la crédibilité à n'importe quelle escouade offensive mise sur pied cet été. Il aurait été un role player tout à fait satisfaisant dans un collectif de stars. Mais bon, attendons de voir à quoi va ressembler le Miami Heat édition 2010-2011 avant de poursuivre sur ce genre d'analyses.

Concentrons-nous sur le Thunder. Oklahoma mise beaucoup sur le développement de ses jeunes, avec qui ils ont dû enchaîner les saisons galères avant de voir la lumière au bout du tunnel. Les dirigeants ne risquent donc pas de chambouler la dynamique collective et leurs interventions se concentreront sur des retouches en vol à apporter.

On attendait forcement un intérieur du côté de OKC. Le Thuner a un besoin viscéral de scoring poste bas. Mais la machine tourne bien et le risque de tout dérégler par un trade d'envergure est trop fort. La construction de cette jeune équipe a été trop patiente et méthodique pour jouer un coup de poker. Donc plutôt que d'avoir un renfort de renom, on peut plutôt penser que OKC va essayer de résoudre ce problème par la draft. La cuvée de cette année n'est pas avare en big men de qualité et il se pourrait que le Thunder tombe sur une bonne pioche, à façonner dans le collectif. Avec ce 18eme choix, mais aussi le 21 et le 26. De quoi faire un bon coup, assurément.


Daequan Cook pourrait rentrer parfaitement dans la dynamique du groupe. Déjà, de par son âge, vu qu'il n'a que 23 ans et risque de bien s'entendre en compagnie de cette belle bande d'affamés. Bien que l'osmose ne coule pas de source. En effet, avec Kevin Durant, James Harden, Thabo Sefolosha voire Russell Westbrook, ça fait une sacrée concurrence.

Certes, ça ne sera pas aisé pour le nouveau venu de s'imposer dans la rotation sur un gros temps de jeu. Mais il n'en est pas particulièrement friand; ou disons que passer des années aux côtés de Dwayne Wade vous forge à ne pas être le point central d'une attaque. Néanmoins, le profil de Daequan Cook pourrait lui permettre de tirer son épingle du jeu.

En effet, les talents de shooteur du nouvel arrivant confère à la ligne arrière d'OKC une nouvelle dimension. Avec tous les zigotos cités plus haut, le Thunder a une profondeur impressionnante sur les postes extérieurs et peut poser un maximum de problèmes, par la variétés de ses menaces. Sérieusement, voyez vous une rotation plus complète sur les postes concernés ?

Au final, un mouvement incontestablement très intelligent et solide de la part du font office des Oklohoma City Thunder. On a hâte de voir ce qu'il nous réserve pour les jours à venir.

15 avril 2010

Preview PO : Los Angeles Lakers – Oklahoma City Thunder

Bonne pioche pour les Champions NBA en titre ? Les affrontements du premier tour des Play-Offs se dessinent et l’on sait désormais que les Lakers devront se farcir le Thunder en guise d’entrée. Le contraste est frappant entre la jeune équipe qui monte et des champions mal en point cassés et fatigués.

La comparaison entre les deux leaders est symbolique : d’une part un Kobe Bryant qui arrive avec ses blessures et qui semble être dans le dur (à l’image de son pourcentage aux tirs) et de l’autre un Kevin Durant galopant, que certains n’hésitent pas à placer second dans la course au titre de MVP. Rien que ça.

Il faut dire que sur ces dernières semaines, les Lakers n’ont de champion que le titre. D’ailleurs, ils ont récemment affronté leurs trois adversaires potentiels du premier tour (OKC, mais aussi Portland et San Antonio) pour au final revenir avec 3 défaites dans la musette. Une fin d’exercice qui laisse un goût amer aux fans. Alors certes, on pourra se rabattre sur le fait que les Lakers ont l’âme d’un champion, ce qu’il ne faut jamais sous-estimer. Mais quand même, l’on a cette douloureuse impression que quelque chose est cassé à Lalaland.


Les voilà qui vont devoir mettre la machine en route face au Thunder, jeune équipe phénomène de l’année. D’ailleurs, pour Oklahoma, cet affrontement sonne comme une consécration. Les voir arriver ici est une bonne surprise, mais nul doute qu’ils auraient peiné face à l’expérience de n’importe quel adversaire de l’Ouest cette année. Tant qu'à n'avoir qu'une minuscule chance de passer, autant tenter sa chance face aux Lakers. Jouer les champions en titre va leur donner un bon aperçu de ce que sont les PO. Et surtout, cela va leur permettre d’exister médiatiquement auprès du grand public. Kevin Durant va sans doute gagner quelques gallons de popularité via cette série très strass et paillettes. Au final, le Thunder va sans doute jouer libéré et sans complexe. Et dans ces circonstances, ils sont plus dangereux que jamais.

De leur côté, ne caricaturons pas non plus, les Lakers ont du répondant et partiront largement favoris. Ron Artest va pouvoir se plonger directement dans le bain avec la lourde tâche de défendre sur le meilleur marqueur de la ligue. Typiquement le genre de défis qui l’enflamme. On attend d’ailleurs avec une certaine impatience de voir Ron Artest en mode Play-Offs. Il a signé pour vivre cette aventure avec les Lakers et il n’a jamais été aussi bien placé pour soulever le trophée en juin. Il nous a beaucoup parlé de la passion qui l’animait et de sa soif de titre. Depuis, il faut avouer que l’on a l’impression qu’il dort, sans doute plus concentré sur comment bien intégrer les schémas collectifs que par son rôle de chien de garde. Mais en « Win or Go Home », la bête va sentir l’odeur du sang et sans doute risque-t-on de retrouver un Ron Artest digne de l’an passé, où il avait affiché une détermination exemplaire. On avait dit en début de saison que la flamme Ron Artest allait embraser le vestiaire des Lakers et les empêcher de dormir pendant la saison. Le feu de forêt attendu aura peut-être finalement lieu pour sonner le début des hostilités et transformer dans son sillage tous les Lakers en guerriers en reconquête.


Il faudrait que Ron Artest mène la vie dure à Kevin Durant. Car on imagine bien Kobe Bryant voulant envoyer un message fort, surtout si il s’avère que la jeune star le devance dans les votes pour le MVP. Le problème est que l’on sent que le leader des Lakers prend bien trop le jeu à son compte, compte tenu de son état de santé et des coéquipiers l’épaulant. Le problème n’est pas tant le nombre de shoots qu’il prend (encore que…), mais c’est surtout qu’il monopolise trop le ballon trop tôt dans la possession, stoppant ainsi tout déploiement collectif.

Jouer OKC est une aubaine : ce n’est un secret pour personne que le Thunder est particulièrement friable à l’intérieur. La victoire passera donc par Pau Gasol, ce qui pourrait rééquilibrer les forces en présence dans l’effectif des Lakers. De plus, Andrew Bynum compte revenir pour ce premier tour des PO, après avoir manqué une bonne douzaine de match. Il aura clairement la place pour se remettre dans le bain et ainsi espérer devenir un facteur dans l’aventure en post-season, contrairement à la saison passée. De ce qu’on en a vu, Andrew Bynum s’est révélé être encore plus essentiel aux Lakers qu’il ne le fut l’an passé, d’où une présence quasi-obligatoire pour espérer décrocher un nouveau titre.

Les conditions sont quasi-idéales pour que Los Angeles se mette dans le bain des Play-Offs. Sans pour autant que cela soit trop facile et qu’ils manquent finalement de rythme au moment d’attaquer le second tour. Car la fougue du Thunder les obligera à rester concentrer. La vivacité d’un Russell Westbrook risque d’appuyer particulièrement où cela fait mal.

En bref, cette opposition est idéale pour mettre les Lakers sur les rails de la conquête d’un nouveau titre et pour oublier une saison régulière un peu branlante. Premier acte dimanche.

10 janvier 2010

Coup de tonnerre sur la NBA

Les équipes surprises, la NBA en raffole. Une équipe jeune et pas du tout attendue qui parvient à battre les caïds de la ligue, ça fait toujours plaisir, et ça donne envie d'écrire. Alors à notre tour de rendre hommage à l'équipe d'Oklahoma City pour son début de saison remarquable, et remarqué. La bande à Durant à fortement impressioné, il est temps de leur rendre justice.

Car (et vous allez me dire, encore une fois) 24secondes n'avait pas donné cher de la peau des Thunders jugés encore trop justes. Mais ils ont su se surpasser pour nous surprendre, et luttent actuellement pour une place en playoffs en fin de saison !


Les Thunders, c'est avant tout Kevin Durant. Le rookie de l'année 2008 porte sur ses jeunes épaules tous les espoirs d'une franchise qui a profité du déménagement depuis Seattle pour se relooker. Bon, de ce côté là, pas une franche réussite, mais du côté du terrain, les Thunders font belle figure. Leur arrière est l'un des joueurs les plus en vue de la ligue en étant le 4ème plus gros scoreur de la ligue. Et avec le début de saison surprenant de son équipe, il paraît inimaginable qu'il ne soit pas présent au All Star Game. Sa performance de cette nuit contre Indiana en est encore une belle illustration : 40 points et 12 rebonds pour lui qui est le métronome de cette équipe. Capable de créer du jeu, mais aussi de libérer des espaces pour ses coéquipiers.


Et ses coéquipiers savent aussi leur niveau de jeu pour aider l'équipe à franchir ce palier difficile qu'est la qualification pour les playoffs. Russell Westbrook est ainsi devenu le lieutenant de Durant, et ses statistiques en hausse en font un vrai meneur de haut niveau : il prend plus sa chance en attaque et délivre de plus en plus de passes décisives, en vrai distributeur. Son shoot longue distance reste anecdotique, comme d'ailleurs pour la plupart des joueurs d'Oklahoma City puisque aucun joueur de l'équipe n'est dans le top 50 des shooteurs à trois points. Derrière ces deux joueurs, c'est Jeff Green, drafté la même année que Durant, qui fait office de troisième solution offensive, sans pour autant briller. Derrière ces trois là, c'est un peu le vide total en attaque.

Russell Westbrook en action

Seul le sixième homme de l'équipe, James Harden le troisième choix de la draft, apporte un petit plus offensivement. Il s'adapte petit à petit à la NBA et au jeu de son équipe, et bénéficie de jouer dans une équipe jeune où il a sa chance. Il n'est pas candidat au titre de Rookie de l'année mais est un joueur solide qu'il faudra suivre. C'est du côté intérieur que OKC manque sérieusement d'arguments car Nenad Krstic est loin d'être une bête. Et pourtant, Oklahoma City arrive à battre des grosses équipes souvent grâce à l'aide intérieur de ses ailiers, voir même des arrière, puisque Sefolosha arrive à être meilleur rebondeur de son équipe pour certains matchs.

Mais cette équipe peut-elle durer dans le temps ? On a quand même l'impression qu'elle monte en puissance, et que Durant peut de plus en plus compter sur ses coéquipiers pour assurer le scoring. Malgré tout, il manque encore quelques petits détails à cette équipe. Une blessure d'un des joueurs principaux ruinerait toutes les chances de l'équipe d'atteindre les playoffs. Sur une série le manque d'intérieur sera vite rédhibitoire, surtout face à un Dwight Howard ou un Shaquille O'Neal, et puis qui sait si Durant arrivera à porter match après match son équipe sur ses épaules ?

Jeff Green n'a peur de rien !

Une chose est sûre, Oklahoma City est une équipe jeune, tonique et dynamique. Certes leurs logo et maillots sont moches, mais ils ont l'avenir devant eux. Et si les dirigeants ne font pas de bêtises et continuent sur leur lancée en recrutant jeune et sérieux, et se décident à combler les quelques défauts de l'équipe (des intérieurs et du banc), les Thunders pourraient vite devenir de brillants outsiders dans la conférence Ouest dont ils sont actuellement 8ème.



4 septembre 2009

Preview Oklahoma City Thunder 2009/2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.



Dans le paisible état du même nom et traversée par la mythique route 66, Oklahoma pourrait paraître champêtre. Il n’en est rien, la ville est clairement rentrée dans le troisième millénaire et retrouve un dynamisme fulgurant. Preuve en est : ils ont accueilli les Hornets lors du néfaste ouragan qui a fait tant de dégâts. Le public a maintenant sa propre équipe, transfuge direct de Seattle. Après des débuts poussifs, OKC aperçoit-il une éclaircie ?





I hear thunder but there’s no rain


Forcement, quand l’on a à peine gagné une vingtaine de matchs la saison passée, difficile de s’enthousiasmer. Mais pourtant, la fin de saison a été bien plus concluante qu’une entame catastrophique ; ce qui laisse présager que l’équipe est sur la bonne voie. Car il faut bien rappeler que le Thunder est une équipe résolument jeune, avec Kevin Durant porté en franchise player dès son premier match NBA. C’est d’ailleurs sa propre maturité (et son replacement au poste 2) qui a guidé l’embellie tardive de Oklahoma City : plus à propos, il a gagné en efficacité et a donc laissé plus de place pour l’épanouissement de ses partenaires.



Parlons-en de ces partenaires. Car derrière le numéro 35, voué à avoir une saison de All-Star, il existe toute une troupe bien sympathique. En commençant par Jeff Green, lieutenant attitré de Durant, drafté quelques tours après lui. La ligne arrière a fière allure aussi, avec l’explosif Russel Westbrook, qui a dépassé les attentes dès sa première saison. Le rookie Harden devrait apporter une dimension supplémentaire au frontcourt, par sa maîtrise du jeu pas piquée des hannetons.



Le bas blesse quand on va fouiner du côté du secteur intérieur, tenu par Nenad Krstic et Nick Collison. Deux joueurs qui jouissent d’une technicité très poussée, mais qui manque singulièrement de coffre pour résister défensivement à certains mastodontes ou pour tout simplement exister dans la raquette. Privés de point d’ancrage intérieur, les schémas offensifs du Oklahoma City Thunder risquent de ne pas être optimaux. Cela risque d’entraver toute ambition collective et condamner cette équipe à faire dans le développement de joueurs. Le talent est bien présent, autour d’un trip solide Durant – Green – Westbrook, et leur permettra de faire quelques coups ; ce qui devrait enflammer un public qui ne demande que ça. Mais l’effectif est mal calibré et devrait manquer de consistance sur la durée.



Le facteur X :


DJ White : Outre qu’il ait un nom de disc jokey nordique, DJ White pourrait s’avérer précieux, dans la quête de poids dans la peinture. Il a pointé le bout de son nez en avril, avec des stats honorables : il atteint la moyenne de points et de rebonds parmi tous les intérieurs de la ligue. S’il s’inscrit dès novembre dans la rotation, il pourrait poster quelques chiffres positifs ; couplé à un impact physique intéressant.





Les actions que l’on aimerait voir :


-Un communiqué dans lequel le créateur du logo et des maillots fasse son mea culpa pour outrage au bon goût


-Kevin Durant qui claque un poster dunk en hommage à Velvet Hoop, son personnage pour une pub de son équipementier


-Shaun Livingston réussir son come-back


-Westbrook sur contre-attaque