9 octobre 2009

Preview Miami Heats 2009/2010


Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.

On a pris l'habitude de vous parler des Heats, mais principalement pour leur équipe de danseuse. Aujourd'hui, c'est l'équipe de basket qui nous intéresse beaucoup plus. Une équipe des Heat championne NBA 2005/2006 et qui pourtant a depuis perdu son lustre. Dwyane Wade est l'un des meilleurs joueurs de la ligue, mais arrivera t-il cette saison à mener à nouveau les Heats vers les sommets ?


L'association Wade-Shaq n'aura finalement été que de courte durée. 4 saisons où mis à part leur titre NBA, les blessures auront eu raison de cette équipe si prometteuse. Alors forcément, il a fallu tourner la page. Les Heats ont lâchés hipoposhaq et on du se tourner vers l'avenir. Mais sans intérieur dominant, dur de faire quelque chose. Et c'est ainsi que Jermaine O'Neal a rejoint Wade comme deuxième vedette de l'équipe. Une vedette qui n'a malheureusement pas eu l'occasion de montrer son véritable niveau dans sa nouvelle équipe, puisqu'il n'aurai joué que 27 matchs la saison dernière pour seulement 13pts de moyenne. Et cette saison semble confirmer sa fragilité puisqu'il a raté le premier match de la pré saison pour cause de blessure.


Alors les Heats ont-ils de quoi assurer en l'absence de Jermaine O'Neal ? Son remplaçant au poste de pivot, Jamaal Magloire n'est clairement plus à la hauteur de ses meilleures années. Au poste 4 Michael Beasley a fait une bonne saison rookie mais peine à confirmer son statut de numéro 2 de la draft. Pas un titulaire indiscutable et une grosse marge de progression. Il pourrait dominer la raquette malgré sa taille moyenne (2m08). Son concurrent n'est autre qu'Udonis Haslem solide mais pas particulièrement talentué. Il assure sa place, mais les Heats recherchent un remplaçant possible.

Bien sûr, Wade est une des forces majeures de la NBA, il est un joueur très complet, bon shooteur mais surtout capable de battre n'importe qui en un contre un et de rentrer les tirs les plus improbables. Ses capacités athlétiques en font un athlète formidable et surtout un formidable showman. Il mérite assurément d'être sérieusement entouré, surtout qu'il sera agent libre l'an prochain. Au rythme où vont les choses il aura sûrement des envies de départ dans un club où il serait mieux entourer, et nombreux sont ceux qui aimeraient le récupérer.

Et comme toute équipe de bas de tableau, les Heats ont du compter sur la draft. Mais avec des tours qui ont été échangés pour récupérer certains joueurs dans le passé, pas moyen d'avoir un tirage du premier tour. Et forcément, il ne reste plus que quelques miettes. Un meneur, Patrick Beverley, honnête mais pas spécialement talentueux. Pas de quoi espérer pour l'avenir...

Alors côté trades, les Heats ont semblés aussi assez timides et n'ont recrutés que Quentin Richardson en échange... d'un pivot (certes, Mark Blount est mauvais mais tout de même). Alors oui Richardson n'est pas mauvais mais ce n'est qu'un bon joueur de complément. Un joueur de plus pour apporter en attaque mais pas une foudre de guerre ni un grand défenseur. Un recrutement décevant et qui manque sérieusement de vision d'avenir, et surtout qui fait réfléchir : avec quoi Miami espère garder Wade ?

Le facteur X

Michael Beasley

Numéro 2 de la draft, forcément ça met la pression. Beasley a été auteur d'une jolie saison. Pas au niveau de Derrick Rose ou aussi surprenant que OJ Mayo, et surtout peu d'influence sur le jeu de son équipe. Beasley va devoir s'imposer comme l'ailier fort titulaire des Heats et assumer la pression qui pèse sur ses épaules. Il a le potentiel pour, encore faut-il que le mental suive !

Les actions que l'on veut voir

- Wade marquer un panier en total déséquilibre après un salto arrière et trois fautes sur ses bras

- O'neal suivre le chemin de son homonyme au sein de l'équipe

- Beasley assumer son statut et cartonner

- Les Heats tout faire pour garder Wade

- Toutes les autres équipes faire des offres mirobolantes pour le prodige floridien

7 octobre 2009

Preview Sacramento Kings 2009/2010


Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.

Sacramento, le club NBA ayant le plus souvent joué à guichet fermé ces dix dernières années. Une décennie durant laquelle Rick Adelman avait mené ses hommes en playoffs chaque année et durant laquelle les Kings ont été prétendants au titre presque chaque année. Vlade Divac, Mike Bibby, Chris Webber... l'équipe avait fière allure mais n'a jamais rien donné. Depuis, les forces vives du club ont été dispersées, échangées ou libérées. Paul Westphal débarque dans une équipe en pleine reconstruction, jeune, sans véritable star. Excitant pour un coach, et pour la franchise qui rêve à nouveau de grandeur !


Les Kings peuvent déja s'appuyer sur Kevin Martin, un futur All Star, on n'en doute pas. Souvent handicapé par les blessures, il a tourné à 25 points de moyenne l'an dernier. Au four et au moulin on lui a reproché de jouer trop personnel. Forcément, quand derrière il n'y a pas d'autres solutions, on fait ce qu'on peut. Nocioni arrivé de Chivago en cours de saison a apporté avec ses propres moyen : une quinzaine de points et de la présence au rebond. Pas étonnant avec si peu d'armes offensives que les Kings aient finis dernier de la conférence Ouest. La bonne nouvelle, c'est qu'ils ont du coup récupéré des choix de draft très intéressants.

C'est notamment l'arrivée de Tyreke Evans qui amène le plus d'optimisme du côté de la Californie. Le meneur rookie est considéré comme l'un des plus solides de la draft : son physique est taillé pour la NBA et il organisera à la perfection le jeu des Kings libérant Martin des tâches de distribution et de la défense sur le meneur adverse. Il est déja annoncé comme étant potentiellement titulaire, reléguant sur le banc le slovène Beno Udrih qui est pourtant auteur de belles prestations depuis qu'il a quitté les Spurs et l'ombre de Tony Parker.

L'autre rookie, Omri Casspi, vient du Maccabi Haifa. Un joueur venant d'Euroleague et sélectionné au premier tour de la draft (le premier israëlien), c'est un évènement en soi. L'ailier arrive malheureusement derrière des joueurs solides : Martin Garcia et Nocioni ne laissent que peu de place, et il devra lutter pour du temps de jeu.


Côté recrues, un sérieux pari a été tenté par les dirigeants des Kings : Sean May débarque et aura tout à prouver. Il y'a trois ans, auréolé du titre de MVP du final four NCAA il débarquait aux Bobcats avec de grandes ambitions. Depuis, c'est la descente aux enfers : il a joué 82 matchs... mais sur 3 saisons ! De multiples blessures l'ont privé d'un début de carrière convainquant. Un nouveau club et une chance de rédemption pour lui si il ne veut pas rentrer dans la catégorie des joueurs ayant raté leur carrière sur blessure. En tout cas, il a annoncé aux médias qu'il se sentait prêt et en pleine forme. On ne demande qu'à le croire...


A l'intérieur, et bien... c'est un peu le grand vide ! Kenny Thomas et son gros salaire n'a presque pas joué depuis deux ans et à 32 ans il aura bien du mal à revenir au niveau qui était le sien il y'a 4 ans. Nocioni peut certes tenir une place d'ailier fort, mais avec ses "petits" 2mètres, il n'en mène pas large. Thomson a réalisé une saison rookie très convaincante (11 pts, 7 rbds). Côté pivot, Spencer Hawes est jeune mais semble assez talentueux pour au moins tenir la baraque : 11 pts et 7rbds lui aussi. Une raquette jeune, qui tient sa place mais qui est loin de briller, on comprend pourquoi Martin a autant de ballon et de tickets shoots. Les Kings n'ont pas l'air partis pour se renforcer dans ce secteur, et leur saison risque d'être aussi dure que l'année passée. A moins de renforts de dernière minute, la draft de l'an prochain et les agents libres seront les seuls moyens pour les Kings de redorer leur blason...

Le facteur X

Tyreke Evans
Un rookie facteur X ? Oui, car l'attente suscité par le néo-Kings en Californie est énorme. Jugé comme étant l'un des joueurs de la draft les plus proches de la NBA niveau athlétique, il est attendu comme le meneur de l'avenir pour les Kings. Il est extrémement rapide, possède un cross-over de folie. Mais son shoot est assez inconstant et il aime finir de près. Il a aussi eu l'habitude d'avoir le ballon pour lui. Mais son talent pour distribuer le jeu devrait l'aider à franchir le palier NBA !

Les actions que l'on aimerait voir

- L'Arco Arena redevenir LA salle la plus chaude de la NBA

- Martin devenir un vrai leader, enfin complet

- Les rookies se mettre en valeur


6 octobre 2009

Preview Atlanta Hawks 2009/2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.

Atlanta est la "capitale" du sud-est des Etats-Unis, forte de l’implantation de plusieurs sièges sociaux prestigieux comme Coca-Cola, UPS ou CNN. Son principal facteur d’attraction économique est son aéroport international gigantesque. Cela a certainement dû jouer un rôle important pour la réception des Jeux Olympiques de 1996. Bref, c’est une ville bouillante qui est derrière ses Hawks. Mais le décollage risque d’être différé.

La quatrième roue du carrosse
Cette jeune squad a franchi un cap l’an passé : après avoir failli faire tomber les futurs champions il y a 2 ans dès le premier tour, la saison 2008/2009 a installé Atlanta durablement dans l’antichambre de l’élite de l’Est. Preuve en est la 4ème place obtenue sans réelle concurrence. L’effectif s’est développé et est arrivé à maturation, sans doute via l’aide de Mike Bibby, meneur avec déjà un certain nombre d’heures au compteur. Même si ses stats sont en baisse par rapport à sa glorieuse époque aux Kings, Bibby reste un meneur d’expérience qui sait tenir le ballon et s’en servir avec pertinence. Il a encadré des jeunes Hawks parfois trop impulsifs. Cette année, Joe Smith vient servir de relai dans la peinture.


Il y a de la matière intéressante à travailler, en effet. On commence par Josh Smith, le bondissant contreur fou, qui est de moins en moins branché sur l’alternatif. Al Horford développe ses mouvements au poste bas, pour devenir une réelle menace. On citera aussi Jamal Crawford, scoreur déchaîné, qui va devoir s’adapter à son rôle de 6ème homme et apprendre à se canaliser pour apporter le souffle nécessaire à la second unit. Autrefois gros point faible de l’équipe, le banc commence à avoir fière allure : Zaza Pachulia et Jason Collins sont de braves molosses qui sauront supporter le choc sous les panneaux, Juan Dixon et Maurice Evans apportent de fiers services à l’extérieur (respectivement scoring et défense), sans oublier Marvin Williams dans un rôle polyvalent.


L’effectif est donc plutôt conséquent. Malheureusement, l’on a toujours cette impression que l’équipe joue un cran en-dessous des tenors que sont actuellement Boston, Cleveland ou Orlando (ordre alphabétique) et qu’ils risquent d’être courts avant de pouvoir chatouiller les sommets. Il reste toujours l’espoir d’un sursaut de Joe Johnson, ce shooteur fabuleux. Il a souvent été décisif, mais il n’a pas toujours su se transcender dans les grands moments.

Le Monsieur Plus :
Josh Smith : Smith doit poursuivre sa maturité dans le jeu et conserver un niveau d’implication constant pour aider les Hawks à garder le cap. Il doit servir d’energizer sur le terrain. De même, il doit rester concentré et ouvert, tant ses qualités peuvent le prédisposer à être un joueur plus complet que ce qu’il propose jusque maintenant.

Ce que l’on aimerait voir :
-Josh Smith au contre
-Mike Bibby enchaîner quelques séquences de tirs on fire, comme à la belle époque
-d’autres buzzer beaters de Joe Johnson
-les jeunes fans se déguiser en Zaza Pachulia

5 octobre 2009

Preview Minnesota Timberwolves 2009/2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.

Les Wolves se sont posés à Minneapolis, ville jumelle de la capitale de l’Etat : Saint-Paul. Ces deux cités bordent le célèbre Mississippi. Et on aura beau vous dire que Prince s’inspira grandement du Minneapolis Sound, vous risquez de rester de marbre et vous représenter la 16ème aire urbaine nord-américaine comme quelque chose de plutôt rustique. Mais les Wolves ont la dent longue et pourraient bien vous le faire payer.

Après avoir laissé partir Kevin Garnett, Minnesota n’est pas reparti à zéro. Elle s’est d’entrée remise dans le sens de la marche en récupérant Al Jefferson dans l’échange. Véritable force de la nature, couplée à des qualités de basketteur en constante progression. Un All-Star en puissance, tout simplement. Tant par son amplitude en défense que par son omniprésence en attaque, il est clairement identifié comme le franchise player. Et il a les épaules assez larges pour l’emploi.


S’entame alors une campagne de reconstruction autour de cette nouvelle star. On trouve dans le roster quelques pépites qui devraient bien se combiner et faire du grabuge. On commence par Kevin Love, qui sort d’une saison rookie très solide et surtout qui semble bien complémentaire de son pivot. Une association frontcourt efficace et prometteuse. Jonny Flynn, drafté cette saison, est un meneur plutôt intelligent, qui devrait savoir conduire les nombreux schémas du neo-coach Kurt Rambis. Flynn devrait savoir mettre en valeur la force intérieure dont dispose Minnesota. Le tout est entouré de gâchettes, comme Jason Hart, Sasha Pavlovic, Antonio Daniels ou Ramon Sessions, qui sont plutôt fous furieux dans leur genre.


Bien sûr, le projet n’est pas encore bien ficelé. L’on devine quelques pièces maitresses, mais l’ensemble reste encore trop léger. Même un 5 majeur bien rodé peine à s’extirper. Sans compter la rotation en bois tendre à l’intérieur : derrière Jefferson et Love, l’on ne trouve personne pour réellement tenir la baraque. On peut également évoquer le cas Ricky Rubio, déjà débattu dans nos colonnes, qui nous fait nous poser des questions sur la gestion optimale de ce roster (comme le fait qu’il y ait 18 joueurs sous contrat !). De même, la défense ne risque pas d’être un modèle du genre. Bref, les Wolves exposent encore des lacunes béantes. Mais même si la bête n’est pas encore sur pied, elle dispose de quelques atouts majeurs qui devraient lui permettre de faire très bonne figure cette année.

Le Monsieur Plus
Ramon Sessions : Il a été l’une des stars du marché estival, avec les yeux doux de tout le staff des Knicks braqués sur lui. Peut-être que sa côte a été gonflée suite à un buzz médiatique, mais il sort tout de même d’une saison assez prometteuse. Si cet arrière explosif parvient à devenir une menace constante, il apportera bien plus que sa contribution chiffrée, devenant alors un facilitateur pour ses collègues. Il apportera du poids sur les lignes arrières et équilibrera de fait l’attaque des Wolves.

Ce que l’on aimerait voir :
-les droits sur Rubio échangés contre une valeur sûre et opérationnelle tout de suite
-Al Jefferson au All-Star Game
-Kurt Rambis ressortir la moustache
-Sasha Pavlovic avoir la mire

4 octobre 2009

Preview New York Knicks 2009/2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.

On ne les présente plus. Les Knicks de New York font vibrer Big Apple depuis la mythique salle du Madison Square Garden. Une franchise de renom, portée par toute une ville de fins gourmets, qu’ils soient anonymes ou célèbres. Mais depuis quelques temps, il y a comme quelque chose de pourri dans les travers de la franchise de NY.

L’on ne va pas épiloguer sur le pourquoi. L’on s’est déjà longuement délecté d’une chute aussi vertigineuse que pathétique. Intéressons-nous à la situation actuelle. Celle de l’équipe du troisième coach du moment en terme de salaires, mais qui n’a décemment aucune chance d’accrocher les PO. Mike D’Antoni n’est pas un magicien : il ne suffit pas de dire à des joueurs de se donner à fond sur l’attaque pour en faire une vrai force de frappe. Sans l’environnement que D’Antoni a pu trouver à Phoenix pour sa « 7 Seconds or Less era », difficile de rendre ces Knicks glamours. Même en leur demandant de passer la cinquième dès que l’on a le ballon. Autant les Suns avaient un jeu bien huilé et bien léché, autant l’on assiste là à un magma chaotique.


Chris Duhon, le meneur titulaire, n’a pas l’envergure pour ce rôle. C’est un bon joueur, mais tenir ce style de jeu particulier requiert des qualités extraordinaires. On a parlé d’un départ de Steve Nash pour suivre son ancien mentor. Il est avéré que le front office de NYK a sérieusement courtisé Jason Kidd puis Ramon Sessions. Cela témoigne du manque d’organisation des Knicks. Aussi débridé que le run&gun puisse paraître, il faut quand même un sacré chef d’orchestre pour faire jouer chaque partition de manière opportune, et ainsi éviter la cacophonie. Malgré leur pertinence théorique, l’apport de joueurs comme Al Harrington ou Wilson Chandler est tumultueux.


Alors bien sûr, il y a la perspective de l’été prochain, avec tous les free agents annoncés. On assiste donc depuis quelques mois à une entreprise de démolition de l’équipe, en attendant le grand nettoyage avec le monticule de contrats qui s’achèveront d’ici là ; et à partir de ce Ground Zero, reconstruire un roster à la mesure de superstars. Certes, ce qui a été démoli à la base était déjà plus que branlant. Mais il n’empêche que le purgatoire commence à être long pour les braves fans new-yorkais, surtout que les plus sceptiques annoncent un bide complet de la pêche au gros clamée pour l’été 2010. Toujours est-il que cette année encore, les New York Knicks ressembleront d’avantage à une farce grotesque. Et c’est bien dommage.

Le Monsieur Plus :
Darko Milicic : On attend James, Wade et/ou Bosh pour l’an prochain. Mais il ne faut pas oublier leur compagnon de promotion. Le brave Darko pourrait apporter quelques services plus ou moins précieux. Même s’il risque d’avoir du mal à s’acclimater au rythme D’Antoni, il pourrait apporter une présence physique intéressante, surtout dans la défense sous le cercle. Il peut apporter aussi une alternative poste bas pour les schémas offensifs plus posés. Le run & gun fait souvent gonfler artificiellement les stats, pourra-t-il rehausser la côte de Darko Milicic ?

Les actions que l’on aimerait voir :
-Danilo Gallinari enchaîner les perles longue distance
-Sun Yue, le Magic Johnson chinois sous l’uniforme des Knicks (ne serait-ce que pour leur business)
-Eddy Curry sur un terrain
-Au moins du dunk-o-rama.

2 octobre 2009

La fidelité existe t-elle encore ?

La fidelité est une valeur qui est bien souvent absente du sport professionel. Vous avez beau être attaché à votre ville, votre club et vos amis, quand quelqu'un vient remuer une enveloppe de plusieurs millions de dollars sous votre nez, toutes les valeurs humaines peuvent vite s'effacer pour laisser place à la soif de l'argent. Quelques extra-terrestres arrivent-ils à rester toute une carrière à se battre pour leur club de coeur ?

C'est un phénomène qui n'est pas neuf. On a parfois l'impression que les joueurs des années 80 et 90 ne le pratiquait jamais. En effet, qui aurait pu imaginer Isiah Thomas ailleurs qu'aux Pistons ? L'Amiral David Robinson finir sa carrière sous un maillot différent que l'argent et noir des Spurs ? Reggie Miller enquiller les trois points ailleurs quand dans le club d'Indianapolis ?




Alors que le big bang du marché des agents libres 2010 se rapproche à grand pas (James, Wade, Bosh, Stoudemire, Johnson...), on constate que de plus en plus les stars ont tendance à voyager. Certains franchise player qu'on imagine encore sous un maillot ne le portent plus depuis longtemps (Jermaine O'Neal est encore associé pour moi aux Pacers, Vince Carter aux Raptors...). Alors pourquoi certains finissent leur carrière dans le club qui les a vu débuter et d'autre connaissent trois ou quatre clubs ? Une réponse simple peut être facile à formuler : une conjugaison de réussite, chance, et de bon encadrement.

Car il est bien plus facile de suivre une longue et paisible carrière au sein des Spurs de San Antonio - club régulier au staff stable, avec un head coach qui ne souffre d'aucune contestation - qu'au sein des Knicks, club en perpétuel mouvement, symbole d'une ville star-system, où les égos prennent parfois le pas sur le collectif et où le staff privilégie les grands noms chers qu'un roster basé sur le collectif (Allan Houston, Stephon Marbury...). Faute de résultats, les joueurs ont aussi tendance à finir en monnaie d'échange pour rebâtir une équipe basée sur le collectif plutôt que sur une individualité. Iverson est parti des Sixers, laissant les clés de la maison à des joueurs comme Iguadala ou Korver, avec une marque mieux réparti et une gestion plus facile des égos.


Et puis, il faut reconnaître que les fins de carrière des stars se passent rarement bien. Surtout quand elles s'entêtent à ne pas partir en retraite. Jordan a réussi un premier come back avec brio. Son second sous les couleurs des Wizards a t-il été de trop ? Des performances moyennes au sein d'une équipe mise sous le feu des projecteurs. Et mis à part son shoot au buzzer lors du All Star Game 2001, quelle image de ce retour en activité reste de lui ? Qui se souvient qu'Ewing a finit sa carrière aux Sonics puis au Magic ?

Alors comment retenir une méga star convoitée par toute la ligue dans sa franchise de toujours ? Les bons résultats font rester les joueurs : Kobe aurait sûrement quitté LA depuis longtemps si la franchise avait enchainé les mauvais résultats. Entourer la star de bons joueurs aide beaucoup : après le départ de Shaquille, les arrivées de Odom et Gasol, grand joueurs mais petits égos, ont sûrement aidé Kobe à se sentir toujours chez lui. Le recrutement de O'Neal aux Cavs n'est pas innocent : fournir à James les armes pour aller chercher le titre dont il rêve. Et sa fidélité pourrait vite disparaître si ce rêve se brisait...


Alors oui, les Knicks seront les principaux acteurs de la cuvée 2010 des free agents. Oui, beaucoup de stars veulent être laissés libres à cette période. Mais cette saison ne doit pas être un coup dans l'eau. Si les Cavs vont loin en playoffs, James aura des scrupules à quitter sa terre natale pour la Grosse Pomme et son équipe échouée depuis presque dix ans. Mais oui, il y aura toujours des joueurs pour rester fidèle à leur club de toujours : Duncan finira assurément sa carrière dans le Texas, tout comme Nowitzky, et Kobe restera à LA. Mais Robinson lui même l'avouait lors de son couronnement au Hall of Fame : à la fin de sa carrière, on se demande toujours si on a pas envie d'aller faire un petit tour ailleurs. Sa passion pour le club et une belle proposition salariale l'ont fait rester. Avec le succès que l'on connaît. Mais cela prouve une chose : malgré tout l'amour que l'on porte à son maillot, l'aspect financier restera toujours un argument décisif dans un choix de carrière !


1 octobre 2009

Preview Utah Jazz 2009/2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.

C’est à Salt Lake, capitale de l’état de Utah, que les Jazz ont élu domicile. Un lieu qui apparait un peu pittoresque par la présence importante de la communauté mormone et des quelques interdits qui vont avec. Mais n’oublions pas non plus que Salt Lake, ce sont les Jeux Olympiques d’Hiver ou encore les tournages des films High School Musical. Quant à la réception de matchs de play-offs cette année, rien n’est moins sûr.

Status Quo
Que s’est-il passé pour qu’une franchise passe du statut de meilleur challenger aux Lakers à l’Ouest en 2008 à celle d’à peine potentiellement qualifiable pour la post-saison à l’aube de cette saison 2009-2010. Pourtant, contrairement à ce que la situation des divers contrats individuels laissait présager pour cet été, l’effectif est resté fondamentalement le même. Mais le fait est que le groupe a très mal géré une année charnière, où les perspectives individuelles ont pris le pas sur le collectif. L’équipe apparaissait moins soudée et pis pour cette équipe de traditionnels bucherons (Stockton-Malone), il semblait y avoir un manque d’engagement. Le Jazz ne faisait pas bloc et un ressort s’est visiblement cassé.


Certes, avoir ses deux leaders blessés coups sur coups d’entrée de jeu, cela n’aide pas. Mais alors que Deron Williams a continué d’assumer son rôle de leader, Carlos Boozer a été un peu plus chahuté : tant pour son comportement qui laissait croire qu’il allait tester le marché cet été –chose qu’il n’a pas fait pour encaisser un gros contrat sur cette saison – que par son jeu, notamment en défense. Pour ne rien arranger les choses, Paul Millsap s’est révélé et a prouvé qu’il avait largement les épaules assez larges pour être un starter. Un sacré dilemme, qui vient ajouter aux autres problèmes que rencontrent les Utah Jazz. Ce ne sont pas des soucis sur le fond de jeu, qui a fait ses preuves et a fait tremblé les adversaires il y a à peine plus d’un an, mais plutôt sur la forme, qui renvoient au fameux « ressort qui s’est cassé » que l’on a l’impression de voir béant quand on compare les deux versions du Jazz d’Utah. Citons en vrac Mehmet Okur qui semble manquer cruellement de densité physique et n’arrive plus à constituer une menace réellement pesante ; Andrei Kirilenko avec son profil atypique et qui semble être perdu sur un terrain, à ne pas savoir sur quel pied danser.


Pour autant, les Jazz n’en restent pas moins impressionnants sur le papier et l’on n’est pas à l’abri d’un retour de flamme. Déjà, quand on est amené par Deron Williams, c’est quelque chose de non-négligeable. Il est absolument stratosphérique, combinant une solidité physique énorme et une menace extérieure de chaque instant, avec en prime quelques passes bien senties. Okur pourrait bien ressortir la tête du sac s’il évite les pépins physiques. Ronnie Brewer, CJ Miles ou Ronnie Price sont de sacrés athlètes qui peuvent causer quelques soucis et un gars comme Kyle Korver est d’une utilité universelle avec un tir précis et une utilisation dynamique et pertinente des écrans. Bref, les ingrédients sont plutôt de bonne qualité, largement de quoi faire un bon plat. Mais à la vue de la fin de saison dernière, l’on a l’impression que le mélange a déjà tourné.

Le Monsieur Plus
Mehmet Okur : Qu’il est difficile de trouver un facteur X, tant les rôles ne semblent pas vraiment structurés derrière D-Will. Prenons Okur, tant il aura manqué lors de la dernière campagne de PO, où la raquette du Jazz aura sacrément manqué de taille. Il aura donc un rôle dissuasif en défense. Mais son tir longue distance permettra également d’étirer les défenses sous les paniers et donc de laisser plus de place pour des 4 légèrement sous-dimensionnés comme Boozer et Millsap ne pouvoir s’exprimer plus librement. Un Okur affuté physiquement enlèverait de sacrés maux de tête à Jerry Sloan.

Ce que l’on aimerait voir :
- Un transfert de Boozer ou Millsap, trop similaires.
- D’avantage d’écrans pour Korver
- Deron Williams claquer un triple-double
- AK47 arriver impliqué sur un terrain.