Drafté en 17eme position, c’était un peu la surprise du chef. Peut-être que certains ne voyaient pas l’ancien de Cholet aussi haut, au vu de ses stats relativement moyennes. Mais il ne faut pas oublier qu’il a été dans l’équipe-type du dernier championnat d’Europe des -20ans.
Malgré le fait qu’il n’ait qu’une saison au compteur, les Wizards se sont donc alignés pour récupérer l’animal. Alors qu’on l’imaginait, au soir de la draft, rester en France la saison prochaine, il semblerait qu’il s expatrie dès octobre. A seulement 20 ans, c’est une histoire comme tant de talents gâchés en ont connu. Mais il y a des chances pour que Kevin Seraphin déroge à cette règle. Explications.
Tout d’abord, ce qui frappe quand l’on voit Kevin Seraphin sur un terrain de basket, c’est ses capacités physiques hors du commun. Taillé comme une armoire à glace, il dispose d’une pointe de vitesse assez hallucinante pour sa taille. Ce qui donne l’impression de voir un Tgv en contre-attaque ou lors des replis défensifs. Ce qui en fait un certain monstre sur jeu rapide, parce qu’il arrive à très vite imposer sa carcasse ; que ce soit pour prendre position ou faire opposition.
Même s’il a fait la majorité de ses piges au poste de pivot en Europe, il risque d’avoir un peu plus de mal à s’imposer au poste 5 en NBA où tout est démesuré. Malgré une belle envergure, il ne pourra sans doute pas contenir les géants sur de longues sessions. Il est donc voué à se positionner au poste 4, où son intensité physique pourrait poser bien des problèmes.
Surtout que le garçon se montre très efficace en défense sur l’homme. En effet, il dispose d’un certain coffre ; mais aussi de jambes très solides. Il arrive parfaitement à rester dans les appuis de son adversaire, tout en encaissant le contact. Une défense en homme à homme rugueuse, qui empêche tout pilonnage poste bas. De plus, il use de ses mains très efficacement, pour contester les passes ou les tirs.
En revanche, il se fait quelque fois avoir sur les aides et rotations défensives. Mais l’on peut attribuer cela à l’inexpérience du gamin. En effet, l’on a pu constater des progrès sensibles vers la fin de l’exercice avec Chalon, alors qu’il commençait à pleinement assimiler les schémas défensifs.
Le plus gros point d’interrogation se situe de l’autre côté du terrain. En attaque, Kevin Seraphin a développé un mouvement poste bas. Au poste bas, il enroule son défenseur avant de finir par un petit hook. Il en a fait sa spécialité et fait preuve d’une certaine efficacité. 
Néanmoins, sorti de son jardin, il est complètement perdu en attaque. Il se laisse parfois dépasser par les évènements et se retrouve pris au piège par un défenseur un tant soit peu malin. Bien qu’il ne perde que peu de ballon au final, il s’enferme souvent dans des mauvais choix, qui mettent en péril la possession.
En plus, son shoot mi-distance est très incertain. Ce qui fait qu’il n’est productif que près du panier. Là encore, il peut arriver à se débrouiller pour atteindre la peinture. Mais en NBA, il risque souvent de tomber sur des (gros) os, capable de l’envoyer bouler hors de sa zone de confort.
Bref, Kevin Seraphin dispose d’un talent certain. Il peut rendre aujourd’hui de fiers services en misant sur ses qualités. Mais il est encore brut de décoffrage. Sans doute qu’en lui faisant bouffer un max de temps de jeu, sa côte va monter en flèche. On l’imagine en D-League. Mais derrière un duo Andray Blatche – Javale McGee, la rotation intérieure des Wizards est loin d’être définie. Kevin Seraphin en energizer en sortie de banc ? L’idée est séduisante.
10 août 2010
Comment Kevin Seraphin peut tirer son épingle du jeu ?
14 décembre 2009
Arenas et sa poudre de perlimpinpin
Là encore, disséquons un manque de clairvoyance de la part de l’équipe de 24secondes, en analysant l’échec cuisant que représente le début de saison des Wizards. Mais notons bien que nous ne sommes pas les seuls à être tombé dans le panneau et que les fausses pistes étaient plutôt alléchantes.
C’était annoncé comme devant être la saison du come-back pour les Wizards de Washington. Le retour de Gilbert Arenas et l’arrivée de Flip Saunders aux commandes devaient permettre à l’équipe de tourner à plein régime pour faire quelques étincelles en saison et ainsi accrocher un spot décent pour les PO. Oui mais voilà, la machine toussote et a clairement du mal à se mettre en marche.
7-14. Le bilan est loin d’être fameux, surtout quand on regarde le calendrier qui n’était pas particulièrement difficile. Il n’a pas été facile non plus, on va dire neutre. Et pour une équipe que l’on pensait repartie sur une nouvelle dynamique, un tel bilan fait évidemment tâche. Pourtant, on avait des raisons d’y croire. A commencer par Gilbert Arenas qui a troqué son costume du blogger Agent Zero pour se concentrer encore d’avantage sur le basket. Moins grande gueule, on a retrouvé un Arenas mature à la baguette des Wizards. Sans pour autant renier ses incroyables talents de scoring machine, il se veut plus complet et distribue mieux le jeu en fonction des circonstances. Il en résulte que même s’il ne culmine « qu’à » 20pts de moyenne, ses presque 7 passes constituent pour lui un record en carrière. A cause de ses blessures récurrentes, il a passé deux ans au purgatoire, durant lesquelles il s’est remis en question. Dans l’attitude, l’on sent beaucoup plus que l’ex Agent Zero fait tout pour le bien du collectif en priorité. Cela s’est notamment matérialisé récemment face aux Pacers, dans une défaite où Gilbert Arenas s’est payé le luxe d’accrocher un triple-double (le troisième effectué dans la ligue cette saison). Ce qui constitue pour lui une première depuis plus de 5 ans. 
Par contre, même si les intentions sont bonnes et se matérialisent dans une certaines mesure, l’on est loin d’atteindre la plénitude. Il a passé globalement deux ans sans tâter du haut niveau. Il faut une période d’adaptation à ses nouveaux coéquipiers, accentué par le fait qu’il arrive dans une nouvelle organisation. Flip Saunders est, selon moi, un coach brillant, mais ses nouveaux système représentent obligatoirement un milieu non-familier pour Arenas, ce qui retarde d’autant plus sa ré-acclimatation. Mais au-delà de cela, il faut qu’il réapprenne à être un leader. Le leadership se base peut-être sur quelques éléments innés, mais c’est surtout quelque chose qui se travaille. Et après deux ans dans le formol, même si cela lui a permis de quitter la tunique parfois grandiloquente de l’Agent Zero, il a du perdre de sa superbe. Aujourd’hui, Arenas n’est pas magnifique comme il l’était. Rien à voir avec une répartition plus parcimonieuse de ses stats, il n’a juste plus la même aura sur un terrain de basket. De plus, il faut qu’il réapprenne à gagner. Dans ce fameux match à Indiana, il a manqué 2 lancers-francs cruciaux dans le money-time. Idem quelques heures plus tôt face à Boston, où son passage sur la ligne constituait un vrai espoir de victoire.
Derrière, sans l’éclat de l’Agent Zero pour nous éblouir, les lacunes des Wizards n’en sont que plus criantes. Il manque toujours du poids dans la raquette, dans une NBA où les peintures des principaux prétendants ou challengers ressemblent à des forêts vierges. Antawn Jamison apporte du scoring toute en densité physique sous les panneaux, mais il n’a aucun impact en défense ; il se pourrait même que si impact il y a, il soit plutôt négatif. Quant à Caron Butler, il se met à remettre en cause le statut du #0. Alors qu’il a joué aux côtés de Dwane Wade, Kobe Bryant (à une période assez faste en shoots pour le bonhomme) et de l’ancien Arenas, donc qu’il sait se rentrer dans les costumes de lieutenants. Oui, mais le joueur doit sentir/vouloir que son heure sonne, à 29 ans (d’autant plus qu’Arenas en a 27) et qu’il sent bien que le leadership a été plus ou moins été laissé vaquant. Bref, la transformation annoncée, et constatée dès le training camp, de Gilbert Arenas a finalement eu des effets pervers sur l’équipe de Washington. Après 2 ans d’arrête forcé, aurait-il pu en être autrement ?
8 septembre 2009
Preview Washington Wizards 2009/2010
La maison blanche est le cœur de l'Etat américain. Washington en est sa capitale, bien souvent éclipsée par le rayonnement de sa voisine : New York. En basket, la réputation des Knicks dépasse largement celle des Wizards avec pourtant peu de résultats ces dernières années. Ces Wizards qui depuis quelques années se construisent intelligemment autour de leur leader Gilbert Arenas. Celui-ci revient justement d'une longue absence cette année. L'occasion à nouveau de regarder vers l'avant ?

Le retour d'Agent Zéro
A la fin de la saison 2006/2007, Gilbert Arenas se blesse gravement aux ligaments du genoux et doit manquer les playoffs. Une fois rétabli, il tente un comeback la saison suivante : mais ne peut disputer que 13 matchs. Un an et demi et 3 opérations plus tard, il revient la saison dernière et peut disputer 2 matchs au cours desquels il réussit un double double. Les Wizards nous l'annoncent guéri et plein de motivation pour cette nouvelle saison, ils récupèrent enfin leur pièce maîtresse qui leur assure quasiment une place en playoffs. Car Arenas n'est pas seulement un redoutable shooter (42% au shoot en carrière, 35% à 3 points), il sait se mettre au service du collectif, mais est surtout capable de prendre les choses en mains quand il le faut. Son surnom d'Agent Zero lui vient à la fois de son numéro et de sa capacité à enquiller les shoots au buzzer, jugez plutôt :
Si son talent de money player est toujours là, il va retirer un sacré poids des épaules de ses coéquipiers dans les moments décisifs !
Avec à la baguette Flip Saunders, les Wizards ont l'impression de redémarrer à zéro pour une nouvelle période qui devrait s'annoncer plein de succès. Derrière Arenas, celui qui a tenu la barraque en son absence n'est autre que Antawn Jamison. Si il n'est plus tout jeune (33 ans), il sait faire le boulot et prendre de la place dans la raquette. Il est secondé dans la raquette par Brendan Haywood qui semble lui aussi avoir quelques pépins de santé, mais qui assure le boulot à défaut d'être très doué offensivement. Carton Butler vient compléter le Big Three (Arenas - Jamison - Butler) qui n'a rien à envier aux meilleurs trios de la ligue. Une force de frappe conséquente, complétée dans le 5 par Deshawn Stevenson, qui va devoir lutter pour conserver sa place dans le 5 de départ.
Car les Wizards se sont renforcés pendant l'intersaison. Les arrivées vont faire du bien : Mike Miller arrive pour prétendre à une place dans le 5 majeur à la place de Stevenson. Randy Foye est un backup de luxe pour Arenas. Autrement dit, la ligne arrière des Wizards a fier allure et fera baver d'envie la plupart des autres équipes. L'arrivée de Fabricio Oberto amènera de l'expérience dans la raquette à défaut de technique. Et à 34 ans, il aura de plus en plus de mal à assurer sur la longueur de la saison. C'est donc côté intérieur que le bât blesse : même si les départs sont négligeables, il a fallu envoyer Songaila et 2 pivots aux Wolves. Derrière Haywood et Jamison il va falloir que le niveau s'élève : Blatche est certes performant (10 points, 5 rebonds) mais sa taille (2m10) le fera souffrir contre ses opposants. McGee, plus grand, est un peu limite et manque d'expérience. Et le backup de Jamison, McGuire est très moyen. Autrement dit, en cas de problème de fautes il va falloir jouer small-ball.
L'avenir n'est pas assuré
33, 29, 27. L'âge du big-three des Wizards. Autrement dit, peu d'années devant eux pour atteindre enfin un bel objectif, à défaut du titre. L'absence de rookie cette année (le tour de draft a été envoyé aux Wolves) n'assure pas du tout l'avenir. Si le recrutement semble prévoyant en cas de rechute d'Arenas, une défaillance de Butler ou Jamison serait sûrement très dure à surmonter pour les Wizards. Il ne reste plus à Flip Saunders qu'à croiser les doigts, espérer éviter les blessures et que l'alchimie prenne à nouveau pour qu'on retrouve les Wizards en mai prochain sur les parquets !
Le facteur X
Gilbert Arenas
Etonnant de nommer la star de l'équipe comme facteur X, mais après presque deux ans sans Arenas, c'est bien lui qui va ammener le renouveau de la franchise. Butler et Jamison ont prouvés qu'ils n'avaient pas les épaules pour tenir la barraque, le retour d'Arenas en tant que sniper officiel et franchise player leur fera donc du bien. Il devrait rééquilibrer le jeu de la franchise et amener une nouvelle menace sur les défense. Bien ardue sera la tâche de l'équipe adverse...
Les actions que l'on veut voir
- Arenas enchaîner les buzzer beater
- Les Wizards devenir la 5ème franchise NBA à passer une saison à moins de 20 victoires à une qualification en playoffs.
- Flip Saunders prouver qu'il est bien un grand coach
- Un jeune de l'équipe (McGee, Blatche, McGuire) se révéler
- Oberto enfin montrer que ses JO de 2004 n'étaient pas un simple "coup de chance"
5 août 2009
Rendez-vous pris pour le 27 octobre
Il a enfin été annoncé. Le calendrier des 1230 rencontres de NBA pour la saison 2009-2010 est tombé. Un sacré marathon, qui va commencer le 27 octobre prochain. La NBA aura pour l’occasion mis les petits plats dans les grands et attaquera directement par quelques plats de résistance bien fournis.
Presque 6 mois d’intense compétition, rythmés par des affiches savamment distillées tout au long de l’année. Quelques buzz orchestrés, que l’on prendra plus pour des clins d’œil aux fans que comme des vrais évènements ; comme Kobe Bryant qui ira fêter ses 81pts sur le parquet du Madison Square Garden où il avait pris feu l’an dernier. Une façon comme un autre de contourner le problème d’un si long calendrier.
Car, d’un point de vue purement sportif, il est impossible de prévoir autant à l’avance quelles affiches seront intéressantes et donc comment les répartir à l’avance pour disposer d’un calendrier équilibré avec de beaux duels chaque semaine. C’est donc sur des oppositions symboliques (joueurs qui reviennent sur leurs anciennes terres, rivalités,…) que la NBA table pour son calendrier. Les grandes chaînes TV n’ont d’autres alternatives que de suivre, puisqu’elles s’arrangent déjà pour réserver leurs soirées NBA. Avant donc que le saison commence, se basant sur des analyses l’état de forme supposée des équipes au moment de la draft et les performances de l’année précédente. C’est pourquoi la saison dernière, les Pistons jouissaient d’une exposition indécente par rapport au jeu proposé.
Exit donc les poulains, quand on ne diffuse que 15 matchs comme ABC voire 96 pour NBA TV, l’on mise sur des valeurs sûres. On notera que Houston, New Jersey, Sacramento, Milwaukee et Charlotte n’auront aucun de leurs matchs diffusés sur Espn ou ABC, à savoir le plus grand réseau nord-américain de diffusion de sport à la TV. Oklahoma et Toronto n’auront les honneurs de cette diffusion nationale qu’une fois. Ses équipes sont pourtant loin d’être inintéressantes, et nombreux sont les amateurs qui ne rechigneraient pas à voir des joueurs comme Durant, Turkoglu, Harris et compagnie plus souvent. Cela pourrait être un autre argument en faveur de la réduction de la longueur de la saison (82 matchs !).
Comme nous ne sommes pas annonceurs, nous n’allons pas vous pointer d’ores et déjà les quelques gros duels qui risquent de parsemer la saison. Durant cette période, nous vous ferons un point hebdomadaire sur les matchs de la semaine à regarder en priorité ; nous tenterons de mélanger les affrontements symboliques portés par le buzz et les matchs qui pourraient s’avérer intéressants vis-à-vis du jeu et des solutions proposées par les équipes en présence. Comme l’on est entre nous, je peux vous dire qu’il y a moyen de télécharger un grand nombre de matchs, via Internet, quelques heures après leur diffusion sur les chaînes locales. Vous devriez donc pouvoir vous procurer les matchs que nous conseillerons, mais nous allons vérifier que nous puissions faire ça dans la légalité avant de vous proposer les liens directement sur ce blog.
Mais « comme il faut bien s’occuper durant cette période estivale », voici un détail des rencontres programmées pour l’Opening Night. Traditionnellement un joli feu d’artifice. Cette année encore, l’on risque d’être heureux que la NBA reprenne :
Wanna be Starting Somethin’
Washington Wizards @ Dallas Mavericks
Deux équipes dont on pourrait attendre beaucoup. Qu’on attend de voir pour les classer dans la hiérarchie. Côté Washington, l’on attend bien évidemment beaucoup du retour de Gilbert Arenas. L’addition de Foye et Miller rend le secteur extérieur des Wizards plutôt impressionnant. Certes, la peinture apparaît toujours aussi friable, à l’heure où les prétendants bétonnent la raquette. Mais le trio fantastique de Wash' pourrait toujours faire quelques étincelles et devenir un sacré poil à gratter à l’Est. Pour les Mavericks, personnellement, je ne les voyais pas réussir à ce point leur saison dernière. Leur recrutement (Marion, Gooden) laisse à penser que la fameuse fenêtre d’opportunité n’est pas encore complètement fermée pour Dallas. Surtout avec un Nowitski encore stratosphérique.
En bref, nous avons à faire avec deux équipes qui pourraient bien être des outsiders surprises. A la condition que l’alchimie collective fonctionne bien. Ce premier match pourrait nous donner de précieuses indications de l’état d’esprit de ces équipes à l’entame de la compétition. Un bon début pour l’une de ces franchises pourrait la faire subitement monter dans la hiérarchie supposée et ses match-ups particuliers mis en valeur.
Houston Rockets @ Portland Trail Blazers
Ces équipes semblent aller vers un futur proche tellement diamétralement opposé qu’on en oublierait presque qu’elles se sont affrontées au premier tour des derniers PO. Et que c’est Houston qui a gagné. Portland est sensé suivre son carnet de route cette saison et franchir un nouveau cap – à savoir au moins un tour de PO. Andre Miller est arrivé pour montrer la voie, on attend d’Oden qu’il joue plus relâché et que Roy et Aldridge soient encore un peu plus phénoménaux. Après avoir été fébriles l’an dernier au début de l’exercice (la calendrier n’aidant pas), les Blazers doivent assumer d’entrée.
Cela passe par exemple par gagner ce premier match à domicile. Face à une équipe de Houston que l’on sent de l’extérieur un peu perdue et déboussolée par la perte de Yao Ming pour toute cette saison. McGrady se veut rassurant dans ses déclarations, mais c’est uniquement son rôle de capitaine qu’il joue. Yao n’étant plus là, il faut que McGrady soit comme un phare. Car après plus d’un an sans véritablement jouer, l’on ne peut pas savoir si le talent se serait quelque peu dilué. D’autant plus qu’il ne devrait pas être présent lors de cette Opening Night. Houston se présentera alors sans véritable leader. Bien que Houston soit doué d’un collectif brillant et bien huilé, Portland devra saisir l’opportunité et faire preuve d’un certain killer-instinct. Gage de maturité pour entamer cette saison où la pression et les attentes autour de cette équipe n’en seront que plus grandes.
LA Clippers @ LA Lakers
La guerre des voisins, comme se plaisait à le filmer Julien Courbet. Les Lakers auront à cœur de célébrer comme il se doit leur 15ème bannière de champion. Les Clippers voudront gâcher la fête, pour rappeler qu’il y a une autre franchise à Los Angeles. Traditionnellement dans l’ombre des Lakers (vous vous rappelez vraiment qu’ils étaient allé plus loin en PO que LAL en 2006 ?), les Clips aspirent à un peu plus de notoriété. Non pas grâce à la venue d’Iverson (les rumeurs semblent se tarir à ce sujet), mais bien avec leur #1 de draft, Blake Griffin. On nous le promet, ce joueur est plus proche d’un Karl Malone que du flop Olowokandi.
Retransmis à la TV, ce match sera surtout une affaire d’ego. LAL voudra montrer d’entrée qu’ils sont bien favoris à leur propre succession, tant qu’à faire en imposant une rouste au voisin peu farouche. LAC voudra prouver qu’ils méritent d’avantage de considération et qu’il faudra vraiment compter avec eux ; une telle victoire d’entrée de jeu pourrait donner du baume au cœur et une vraie âme collective à cette équipe qui semblait en manquer cruellement l’an passé. A part ça, l’on aura juste le temps de constater si Artest s’intègre bien à ce collectif si bien huilé des champions en titre ; et si l’arrivée de Blake a été couplée avec celle d’un vrai projet de jeu côté LAC.
Boston Celtics @ Cleveland Cavaliers
Chronologiquement, cela sera le match qui va ouvrir les hostilités. Après une série PO en 2008 du genre dantesque, la NBA avait programmé une revanche dès l’entame de la saison 2008-2009. Brouillonne, mais intense. La revanche n’a pas été du même tonneau, mais peu importait vu qu’on se languissait déjà de leurs retrouvailles en finales de conférence. Dommage pour eux, Orlando se la joue en mode renard et remporte la mise. Qu’à cela ne tienne ! L’on aura notre dose de melo-drame le 27 octobre pour une rencontre au sommet.
Car justement, entre le retour annoncé de Garnett et les arrivées de Sheed et Shaq, ce match risque d’être plutôt musclé. Les intérieurs des Celtics auront la bave aux lèvres pour débuter cette saison de reconquête, Shaq a affronté des catcheurs cet été. Ca promet du grabuge. Bien sûr, pour chapeauter le tout, l’on nous promet déjà un mano-a-mano entre Pierce et James pendant l’intégralité du money time. Aucune de ces deux équipes ne semble accorder à Orlando la légitimité de son titre de conférence ; ce duel apparaît donc, tant pour les C’s que les Cavs, comme un moyen de marquer l’Est de son empreinte. Ca va saigner, on vous dit !