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16 octobre 2010

La french touch va t-elle changer Dallas ?

La saison arrive à grand pas ! Cet exercice 2010-2011 est particulièrement attendu, compte tenu de la redistribution des forces en présence lors d’un été totalement fou. Il est donc normal de se poser de nombreuses questions. Dans notre série de previews, retrouvez des pistes pour y répondre.

Dallas n'a pas l'image de l'équipe à succès. Certes, elle est bien souvent classée comme possible outsider pour le titre final en début de saison, voir juste avant les playoffs, mais rares sont les fois où l'équipe texanne assume son statut et arrive à aller plus loin qu'une déception de plus. L'an dernier n'a pas dérogé à la règle, et on a craint tout l'été que l'effectif soit chamboulé. Loin de là, les Mavs repartent sur des bases solides.

30 avril 2010

Dallas Mavericks : et maintenant ?

Les Mavs se sont finalement faits sortir au premier tour des PlayOffs 2010. Eux que l’on pensait pouvoir titiller les Lakers à l’Ouest quittent finalement l’exercice par la petite porte. Une élimination clinquante qui risque de faire de bruit.

4-2. Le 7eme, San Antonio, a mis au tapis le 2eme de la conférence, en gérant admirablement sa série. Les Mavericks n’ont jamais vraiment semblé en mesure de prendre possession de cette série. Outre entraver leurs espoirs de venir jouer les troubles-fêtes dans la course au titre, cette impuissance remet en question l’avenir proche de Dallas.

Peut-être que c’est le genre de théorie fumante, que l’on fait après coup. Mais peut-être aussi qu’il y a vraiment quelque chose de cassé à Dallas. Juin 2006, Game 3 des Finales. Dallas mène 2-0 dans sa série face à Miami après avoir remporté tranquillement ses deux matchs à domicile. On se dirige vers un troisième succès de rang de texans, tant leur domination sur le jeu a été frappante au cours des trois premiers quart-temps. Et puis le Heat se rebiffe, porté par la maestria de Dwayne Wade, l’efficacité du Shaq et un shoot mega-clutch de Gary Payton. Miami arrache finalement le match 3 et inverse totalement le momentum de la série pour s’imposer 4-2.


Depuis, 4 campagnes se sont succédées. 3 fois Dallas s’est incliné au premier tour. Pourtant, du roster qui a subi le traumatisme initial, il ne reste que 3 joueurs : Eric Dampier, Jason Terry et Dirk Nowitski. Et si, pour le bien des deux parties, les routes des Mavs et de leur capitaine allemand devaient se séparer ? Il l’a dit lui-même : l’équipe l’entourant cette année est la meilleure qu’il n’ait jamais eue à ses côtés. Pourtant, cela n’a pas empêché une nouvelle élimination prématurée.

Cette hypothèse pouvait paraître folle il y a de cela seulement quelques semaines : pourtant, hier, dans la conférence d’après-match, Dirk Nowitski a très clairement parlé d’étudier les options qui se présenteront à lui cet été. A 31 ans, il peut décliner la dernière année de son contrat actuel pour essayer d’en décrocher un ultime qui soit juteux. Et donc, pourquoi pas joindre l’utile à l’agréable en s’assurant d’être vraiment dans la course pour décrocher une bague de champion. On nous promet la grosse folie niveau transferts et le départ de Dirk Nowitski serait à coup sûr un sacré coup de tonnerre qui pourrait décanter la situation.

Car si son avenir financier s’annonce radieux du côté de Dallas, l’allemand peut avoir des ambitions sportives qui peuvent le pousser à quitter son club de toujours. Car aussi belle soit-elle sur le papier, sa supporting cast l’a lâché au moment où il en avait le plus besoin. Encore une fois. Sur cette série, les stats de l’allemand sont remarquables : 25.6pts, 8.2rebs, 3.0asts. Du grand art, alors que la défense de San Antonio était rivée sur lui, n’hésitant pas à le prendre à deux par moment. Car derrière, peu de joueurs pointaient le nez à la fenêtre pour prendre le relai. Jason Terry n’a une nouvelle fois pas su répondre présent dans les moments critiques, Caron Butler était branché sur l’alternatif, Jason Kidd a été complètement dépassé par les arrières de SAS, Shawn Marion n’a eu aucun impact, et on pourrait continuer comme cela longtemps, mais ça fait vraiment tirer sur l’ambulance que de s’acharner de la sorte.


En PlayOffs, quand il s’agit d’élever son niveau de jeu, personne derrière Dirk Nowitski n’a su se transcender pour venir en aide à leur capitaine. L’on-t-ils seulement pu ? Car outre un mental de la part de certains pas toujours des plus rageur, on pointe surtout du doigt le coaching de Rick Carlisle. En effet, le coach de Dallas a fait des choix plutôt douteux et l’on a du mal à comprendre ses rotations. On pointera par exemple du doigt le fait qu’il ait laissé Caron Butler sur le banc, pendant toute la deuxième mi-temps du Game 3. Alors que le neo-Maverick était sensé être la seconde option offensive, il apparait incongru de le clouer hors du terrain suite à une première mi-temps en demi-teinte, surtout si c’est pour aligner JJ Barea à la place. Pour la dynamique du joueur et même de l’équipe sur la série, ça revient quand même à se tirer une balle dans le pied. De même, on se demandera pourquoi Rodrigue Beaubois n’a pas hérité de plus de temps de jeu, alors que ses jambes de feu auraient d’avantage pu contenir les explosifs arrières de San Antonio.

Bref, il règne à Dallas un climat des plus ombrageux. Un entraineur remis en question, des doutes sur la capacités des joueurs à se mettre au niveau d’intensité des PO, une star qui se questionne plus que jamais sur son avenir…. Le temps risque d’être très long du côté de Dallas jusqu’en novembre prochain. Le principal indice du malaise actuel : le bouillonnant Mark Cuban, après quand même une rapide critique à peine déguisée sur l’arbitrage, s’est répandu en excuses auprès des fans du club et a semblé plus désabusé que jamais. Pas trop dans le style volontariste du bonhomme.

18 avril 2010

Everything is bigger in Texas !

Tout est plus grand au Texas, le proverbe bien connu dans le plus grand état des Etats Unis, qui accueille à lui seul trois équipes NBA. Et le hasard faisant bien les choses, c'est d'un derby que nous avons hérité pour ce premier tour des playoffs, et surtout d'un remake de la même série que l'an dernier qui avait vu les Mavericks s'imposer contre des Spurs décimés par les blessures.

L'occasion donc pour San Antonio de laver l'affront de l'an passé. Avec l'avantage du terrain, ils avaient quand même chutés contre le sixième de la conférence, dans une série où Tony Parker avait porté son équipe sur ses épaules mais n'avait rien pu faire face à l'équipe de Nowitzki et Jason Terry. Cette année, les Spurs se sont renforcés sur le papier, mais n'ont pas répondus aux attentes suscités par ces réajustements. Mais tout le monde le sait, quand viennent les playoffs, la banque à Duncan devient une autre équipe.

14 mars 2010

Dallas : la série devait s'arrêter un jour

Sur un petit nuage depuis près d'un mois, les Mavericks commençaient à être très effrayants avec leur allure de bulldozer. Pas une équipe pour leur résister en treize matchs. Et puis, ce qui devait être une formalité - la réception des Knicks - s'est transformée en vrai déroute !

Il y'a deux mois, la bande à Nowitzki venait massacrer New York au Madison Square Garden de 50 points, ce qui permettait au passage à notre frenchie Rodrigue Beaubois de commencer à se montrer ! Retour de bâton pour les Mavericks qui se sont fait humilier à domicile avec une défaite de 34 points. De quoi remettre en cause la belle série ?



On croyait ces Mavericks finis. Les espoirs envolés au fil des années, la déception des playoffs 2007 (alors favoris, Dallas se faisait battre 4-2 par la fougueuse équipe des Warriors, laissant le champ libre aux Spurs pour être champions NBA) ayant tué tout espoir de voir l'équipe de Mark Cuban remporter un titre.

Mais Dallas a su se reconstruire, et cette saison, une répartition plus équilibré du leadership (l'arrivée de Butler cette saison, de Marion à l'inter-saison) associé à un Jason Kidd toujours aussi étincelant, et à quelques trouvailles comme le français Rodrigue Beaubois (qui crée le buzz en NBA de part son talent - Cocorico !!!) ont permis aux Mavs de se dresser à nouveau comme des prétendants au titre. Et leur chevauchée fantastique les a mené à ces 13 victoires d'affilée et à une troisième place convaincante à l'Ouest. Cette nuit, ils avaient l'occasion de prendre la deuxième place aux Nuggets. Echec, une cuisante défaite les a ramené sur terre.


Vous allez me dire, rien de dramatique, cela n'hypothèque en rien leurs chances en playoffs, et toute série doit s'arrêter un jour ou l'autre. Mais en saison régulière, ce qu'on a envie de voir se dégager d'une équipe prétendant au titre, c'est une faculté d'être toujours présent, au bon moment. Les Mavericks traînent un lourd passif avec l'élimination en 2007 dont je vous ai parlé. Et si on ne doute pas de leur capacité à battre des grosses cylindrées, c'est bien dans leur inconstance lors des matchs supposés plus "faciles" que l'on peut avoir peur.


Alors, relativisons aussi, les Knicks ont sortis ont un match impressionnant : 16/30 à trois points, 56% d'adresse globale, 4 joueurs à plus de vingt points dont deux sortants du banc, tout a réussi à Mike D'Antoni cette nuit. Mais comme d'habitude, on s'attend à ce que ça ne soit qu'un "one shot" sans répercutions sur la suite, et ce genre de performance n'arrivera que trop rarement dans la saison terne des Knicks.

Pour conclure sur les Mavericks, leur participation aux playoffs en tant que tête de série ne fera aucun doute. Si on les sent capable de battre n'importe qui, ils vont devoir rassurer sur leur tendance à perdre contre n'importe qui. Et dégager un peu plus de ce qui donne peur aux adversaires : le fait d'être convaincu que l'on peut être champion. A l'heure où les Lakers semblent un peu moins dominants, peut être est-ce l'occasion de faire forte impression. Car dans une série, la psychologie, ça compte !


15 février 2010

Caron Butler fait-il de Dallas un prétendant sérieux ?

On a enfin eu notre premier blockbuster deal. En plein milieu du All Star Week End de Dallas, les Mavericks ont fait savoir qu’ils avaient réalisé le plus gros deal de la saison. L’objectif annoncé est de faire monter Dallas dans la hiérarchie et d’être ainsi candidat légitime au titre suprême.

Pendant que Dirk Nowitski menait son équipe à la victoire dans le Shooting Stars Event, les Mavericks ont échangé Josh Howard, Drew Gooden, Quinton Ross et James Singleton contre Caron Butler, Brendan Haywood et Deshawn Stevenson en provenance de Washington. Les deux équipes annoncent la couleur : les Wizards ont clairement fait le deuil de leur saison, alors qu’on espère bien titiller les sommets du côté du Texas. Analyse.

Commençons par débroussailler du côté de Washington. Nous vous l’avions expliqué dans un précédent billet, la saison catastrophe des Wiz’ marque le clap de fin de la formule magique basée sur un trio, qu’il soit Arenas-Jamison-Butler ou plus anciennement Arenas-Jamison-Hughes. Las, l’équipe dirigeante n’a d’autre choix que d’entamer une opération coup de balai en espérant des lendemains plus joyeux. Les trois contrats envoyés à Dallas étaient assez lourds et bien entendu, vont au-delà de la fameuse frontière de l’été 2010. Alors qu’en contrepartie, ils reçoivent tout un tas de joueurs qui peuvent ne plus être sous contrat à cet horizon. Au final, $14.6 millions d’allégés pour l’exercice prochain. Ce qui finalement permet aux Wizards d’être un poil au dessus du salary cap. Bref, ce deal leur fera économiser de l’argent sur la saison prochaine, mais ne leur libère aucune place salariale pour signer un joueur plus ou moins majeur dans les mois qui suivent. Ce qui fait un peu bancal comme plan de reconstruction. Ce qui laisse à penser que Washington devrait poursuivre ses opérations ; tous les regards se tournent alors sur le cas d’Antawn Jamison, mais c’est un autre sujet.

Pour en revenir au deal d’aujourd’hui, Quinton Ross et James Singleton sont des role players dans une équipe qui n’en a pas besoin. Ils vont devoir prendre leur mal en patience et sont voués à rester spectateurs jusqu’à ce que les premières banderilles de l’été 2010 soient placées en terme de signatures et qu’ils pourront offrir leurs services pour solidifier un nouvel effectif. Ils ont un niveau assez corrects, mais nous ne les reverrons donc pas d’ici le début de la saison prochaine, et uniquement s’ils ont su faire les bons choix sportifs. En revanche, les deux autres vont avoir l’occasion de se mettre en valeur dans une équipe en délabrement, qui ne sera que le théâtre de velléités personnelles.


On va commencer par Drew Gooden. Fin de saison dernière, le bonhomme a été quelque peu sous-utilisé par Greg Poppovich, assez peu enclin à faire jouer des recrues hivernales ; ce qui n’a pas aidé la côte de l’ancien lieutenant de Lebron James, avec qui il était assez peu complémentaire en attaque. Bref, il n’a jamais eu vraiment l’occasion de gonfler sa valeur marchande, souvent engloutis par les prérogatives collectives. Voilà qu’il arrive dans un environnement où il pourra d’avantage exhiber son jeu poste bas. Il offrira un point de fixation qui pourra aider l’exécution de certains schémas et mettre en valeur une complicité avec un artilleur comme Mike Miller. Drew Gooden peut clairement tirer son épingle du jeu dans la perspective d’un nouveau contrat juteux.

Pour Josh Howard, c’est l’occasion de changer d’environnement. Il a passé toute sa carrière à Dallas, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, c’était une sélection pour le All-Star Game 2007. Les trois années qui ont suivi ont été trois années de galères, ponctuées par des scandales (la marijuana, le manque de respect envers l’hymne américain) et des blessures. De plus, il n’a jamais preuve de pugnacité pour traverser les moments difficiles qu’il a enduré. Un changement de club pourrait être pour lui un vrai détonateur. On remarquera que les Mavericks ont géré le timming avec une belle dextérité. En effet, ils ont su faire monter la côte de leur joueur. Ils l’ont maintenu à un niveau de minutes et donc d’exposition assez élevé et ils ont su attendre que son contrat expirant fasse monter sa valeur marchande. Il y a eu quelques offres par le passé, l’on peut citer par exemple celle de l’échange avec Stephen Jackson un peu plus tôt dans la saison ; mais Dallas a su attendre le moment opportun pour maximiser ce trade. Ils ont réalisé un vrai coup, que je n’hésite pas à comparer avec celui incluant les Gasol il y a 2 ans.

Le parallèle est d’ailleurs assez enthousiasmant. Tout d’abord, parce que l’on se dit que cela va forcer la main à certains dirigeants pour essayer de répondre à cet upgrade et que la tripotée de rumeurs auxquelles nous avons droit quotidiennement pourraient enfin se concrétiser. Et il parait qu’il y a des mouvements assez fous discutés en coulisses.

Et puis aussi, cela repositionne Dallas dans la course au titre. Après un bon début de saison, les Mavs ont clairement baissé en tension, preuve en est leur 2-5 sur les 7 matchs précédents cet All Star Break. Caron Butler est un formidable ailier, élu deux fois pour faire parti du All-Star Game. Empêtré dans le marasme des Wizards, il n’a pas vraiment pu montrer toute l’étendue de son talent sur les deux dernières années, où il tourne à plus de 20pts, 6.5rebs et 4.5asts. C’est un formidable all-around player, un profil qui devrait bien coller avec la physionomie des Mavericks cette saison. En l’état actuel des choses, il est clairement au-dessus de Josh Howard dans tous les compartiments du jeu. Il est une menace offensive tant intérieure qu’extérieure, c’est un vrai apport au rebond, il amène plus de répondant en défense et c’est un vrai liant pour le jeu collectif. D’ailleurs, à ce propos, il n’aura certainement aucune gêne à jouer aux côtés de Dirk Nowitski en tant que superstar installée, puisqu’il a déjà du jouer les rôles de lieutenant pour Dwyane Wade, Kobe Bryant ou encore Gilbert Arenas. Par son sens de la passe, il ne risque pas de déstabiliser l’effectif. Mais ces qualités de scoreurs feront à n’en pas doute la troisième voire seconde option offensive individuelle de Mavericks derrière le grand Dirk et Jason Jet Terry.



L’arrivée de Brendan Haywood vont densifier la défense intérieur. Erik Dampier abattait un boulot plutôt correct, mais l’équipe devait se doter d’un rempart supplémentaire notamment lorsque Dampier est comme aujourd’hui en délicatesse avec son genou. Derrière lui, la raquette manquait de poids. La route vers le titre risque de passer par Andrew Bynum, Shaquille O’Neal ou Dwight Howard et Dallas ne pouvait pas se permettre de leur opposer le seul Erik Dampier. Sans solution alternative, ces grands pivots allaient cueillir les Mavericks sans sourciller, comme en a témoigné un récent affrontement avec les Lakers où les angelinos se sont fait porter sur les épaules de leur jeune pivot pour glaner tranquillement une victoire dans le Texas. La maturité est lente chez les pivots et Brendan Haywood s’éparpille dorénavant beaucoup moins. 5ème en efficacité aux contres et un bon 10rebs de moyenne. Nul doute qu’il devrait être encore plus concentré dans une équipe avec un rôle assigné plus précis.

Certains le vouent au bout du banc, mais je pense que Deshawn Stevenson peut tirer son épingle du jeu. Son physique pourrait lui permettre de gêner considérablement certains extérieurs ou ailiers adverses. On pense forcement à des cas comme Lebron James, Paul Pierce ou Kobe Bryant pour qui les Mavs n’ont pas vraiment de chien de garde attitrés. De plus, il pourrait insuffler une certaine passion brûlante dans l’approche de certains rendez-vous importants ; on se souvient notamment qu’il a grandement contribué à allumer le feu de paille autour de la rivalité entre Washington et Cleveland. Finalement, son côté un peu bad boy pourrait secouer une équipe, qui a encore trop tendance à paraître lisse.

On pourra donc dire sans trop de difficultés que cet échange à augmenté la qualité du roster des Mavericks. Ils apparaissent gagnants sur presque toute la ligne, sauf peut-être sur le moyen terme, car en rajoutant des contrats pour l’exercice prochain, cela complique la position de Dallas pour cet été. On se rappelle que certains avaient pronostiqué un coup fumant de Mark Cuban qui aurait pu convaincre un gros poisson de venir rejoindre son esquad. Dans l’état actuel des choses, il aura bien moins de marge de manœuvre cet été, mais nous ne nous inquiétons pas pour lui, il a toujours su se montrer très créatif.


La question est de savoir si ce trade propulse bel et bien Dallas dans le gratin de la ligue. Pourront-ils sortir victorieux d’une série en 7matchs face à Denver ou Los Angeles ? Bien entendu, du côté des dirigeants des Mavs, cela ne fait aucun doute. Chez les principaux intéressés, on reste sceptiques, tout du moins en apparence. Le All Star Game a permis d’avoir tous les principaux protagonistes sous la main et l’on a pu constater que de Georges Karl à Kobe Bryant en passant par Pau Gasol et Chancey Billups, on demande surtout à voir avant de se prononcer. Il est vrai qu’une belle alchimie ne se décrète pas. Toujours est-il que l’effectif a fière allure et que cet échange ne touche pas aux qualités de l’équipe et amoindrit certains défauts. Il polit l’équipe, la fluidifie, sans vraiment créer d’impact lourd.

Néanmoins, ce trade hausse-t-il suffisamment le niveau de compétitivité des Mavericks pour pouvoir légitimement prétendre prendre place à la course pour le trophée O’Brien ? Je pense que l’équipe reste fondamentalement un cran en-dessous de ces principaux concurrents. Prenons les Lakers, qui sont considérés comme un passage obligé pour toute équipe ayant des velléités à l’Ouest. Andrew Bynum et Pau Gasol seront sans doute ralentis par l’apport de Brendan Haywood, mais devraient normalement pouvoir s’en tirer. Kobe Bryant reste encore une inconnue, mais cela tient d’avantage de sa propre condition physique que de son adversaire direct, et un Black Mamba en plus ou moins grande possession de ses moyens ne craint pas un Deshawn Stevenson. Caron Butler en tant que menace offensive risque d’être entravé par Ron Artest, alors qu’il aurait bien besoin de se montrer avec un Lamar Odom aux basques de Dirk Nowitski. Le même constat pourrait être fait avec les Nuggets face aux Mavs. Intrinsèquement, je vois donc Dallas encore en-dessous ; mais ils se sont donnés les moyens pour pouvoir y croire sur une série de 7 matchs. Ce trade leur donne le droit d’invoquer le grade de challenger, pas vraiment celui de prétendant.

26 septembre 2009

Amara Sy vers la NBA ?

La Pro A n'est pas le meilleur championnat européen. Notre championnat d'élite ne fournit pas massivement la NBA en joueurs, et n'arrive pas à jouer les premiers rôles en Euroleague. Pourtant, quelques ex-joueurs du championnat de France arrivent à faire leur trou en NBA : Parker, Pietrus ou Diaw sont passés par notre championnat, mais peu d'étranger s'y sont faits connaître (Bowen, notamment est une exception).

Alors quand un joueur de Pro A, qui plus est l'un des meilleurs en la personne de Amara Sy, a ses chances de rejoindre la grande ligue, on ne peut qu'espérer qu'il ait sa chance et qu'il intègre une franchise. Mais pour cela il va falloir convaincre le staff des équipes lors des camps d'entraînement et de la pré-saison.

Si un joueur de Pro A est bien connu internationalement c'est bien Amara Sy. Joueur vedette du streetball avant même de percer en NBA, il s'est notamment fait connaître en devenant champion du monde de un contre un, et s'est ainsi forgé une réputation internationale. Sa victoire s'est accompagnée d'une montée en puissance de ses statistiques en club avec Le Mans puis avec l'ASVEL. En 2005 il est élu MVP du All Star Game. Si il remporte le titre en 2002 avec Villeurbanne, la consécration viendra l'année dernière. Il remporte un nouveau titre et est surtout élu MVP de la saison !


Mais en fin de saison alors qu'il renégocie son contrat avec son club, Amara Sy peine à s'entendre avec ses dirigeants, et annonce qu'il quitte le club à la surprise générale. Son objectif ? Intégrer la NBA ! Un objectif hors de portée ? Pas tant que ça visiblement, puisqu'il a d'abord été annoncé du côté des Bobcats où il a été testé mais il intégrera finalement l'effectif des Mavericks pour le camp de l'entrainement de l'équipe texane jusqu'au 28 octobre.

Mais pourra t-il se faire une place dans l'effectif des Mavs ? En tant qu'ailier il serait la troisième solution de Dallas derrière Shawn Marion et James Singleton. Si le premier a un temps de jeu énorme, le 2ème n'a pas convaincu l'an dernier, avec 5 pts et 4 rebonds en 16 minutes. Pas une bête donc, et une place à prendre assurément. Mais ne brûlons pas les étapes, Amara Sy va déja devoir convaincre le staff de le recruter, et après seulement on parlera de gagner une place.


S'il a été élu MVP de ProA ce n'est pas pour rien : 13pts, 5rbds en 30 minutes. De bonnes stats pour la ProA, mais encore faut-il s'adapter au jeu NBA. Son potentiel athlétique lui permettra sans aucun doute de s'imposer, et sa faculté à jouer ailier fort lui sera d'une grande aide en NBA mais ses 2m02 peuvent être handicapants. Sy est un joueur qui aime pénétrer et aller marquer des points en dessous. Son shoot extérieur n'est pas mauvais, mais il préfère assurer les points en dessous. Reste que au sein des défenses rugueuses de la NBA il pourrait avoir du mal à se faufiler !

On vous le promet, on va suivre avec attention les performances de Sy. Le franco-malien a assurément une belle carte à jouer et pourra montrer que la Pro A peut être un vivier à jeunes talents. La pré-saison sera sûrement l'occasion de le voir à l'œuvre, et on espère qu'il pourra signer un contrat en NBA. La suite, ce sera à lui de l'écrire...





23 septembre 2009

Preview Dallas Mavericks 2009/2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.

Dallas, ce n’est pas seulement son univers impitoyable. C’est un puissant centre industriel et technologique pour le pétrole, les télécommunications, les banques ou encore l’information. Big-D a pour devise « Live large, Think Big », un adage dont ses Mavericks pourraient bien s’inspirer.


You can stay under my umbrella
Depuis le semi-échec du transfert pour Jason Kidd, qui n’a pas réussit à replacer les Mavs dans la course au titre, Dallas est un peu laissé de côté médiatiquement. Pourtant, ils ont réalisé quelques mouvements pendant l’intersaison, dans l’ombre, et qui pourraient bien se révéler bénéfiques. On part déjà d’une base plutôt solide, avec surtout un Dirk Nowitzki en forme olympique qui continue à poser des questions existentielles aux défenses adverses. Jason Terry s’éclate dans son rôle de 6ème homme et apporte une bonne dose de dynamisme et scoring en sortant du banc. Pour finir, certains annoncent que Josh Howard est enfin sorti du tunnel et qu’il va arriver à un niveau de prestations entrevues il y a quelques années, car il a vraiment le potentiel pour être un des ailiers les plus prolifiques.


Il faut ajouter à cela les arrivées estivales. Tout d’abord celle de Shawn Marion, en perdition depuis son départ de Phoenix. Nul doute que The Matrix n’aura plus l’éclat d’antan, mais recadré sur la défense (où il peut encadrer aussi bien des arrières que des intérieurs) il devrait se révéler être d’une aide précieuse ; couplé au fait qu’il risque de bien booster le jeu rapide en proposant des solutions pour les contre-attaque. Apparait également Drew Gooden, sous-utilisé lors de son récent passage aux Spurs. C’est un intérieur solide, tant en attaque, avec quelques moves dos au panier intéressants, qu’en défense où sa présence en un-contre-un peut entraver certaines actions. Et d’autres comme Tim Thomas avec son envergure et son shoot ou Quinton Ross. Bref, voici une toute une nouvelle panoplie de possibilités tant en défense qu’en attaque qui viennent se greffer à la gamme des Dallas Mavericks.


Surtout qu’à la baguette, l’on a maître Jason Kidd. Certes, il a l’air d’un papy quand il se fait exploser en vivacité par un Chris Paul ; mais ce monsieur a une sacrée intelligence sur tout ce qui concerne le basket et c’est un pur meneur de jeu, au sens premier du terme. Car même si tous les joueurs précédemment ne sont pas complémentaires dans un schéma classique, nul doute que Jason Kidd et l’entraîneur Rick Carlisle sauront monter une machine de guerre. Avec une tour de contrôle défensive comme Erik Dampier, un sacré feu-follet en la personne de Jose Juan Barea ou de joueurs de devoir comme Greg Buckner ou Kris Humphries, l’équipe des Dallas Mavericks est sacrément modulable ; tellement que l’on risque de ne pas savoir comment la prendre. Les Mavs risquent d’être une sacrée peste pour les grosses cylindrées et ils ont clairement un coup à jouer en étant plus ou moins caché médiatiquement.

Le Monsieur Plus :
Shawn Marion : On l’a senti déconnecté depuis son transfert de Phoenix. Il retrouve une franchise du haut de tableau, gageons qu’il retrouve l’envie avec. Sa faculté à devenir le chien de garde attitré de la star adverse risque de servir grandement une défense de Dallas déjà solide. De l’autre côté du terrain, il pourrait de même réussir à s’adapter et à se glisser dans les brèches pour faire parler ses talents de finisseurs. Saura-t-il se mettre en troisième rideau pour faire profiter au mieux l’équipe de sa belle polyvalence ? Le manque de reconnaissance a été un des facteurs de son bon de sortie lâché par les Suns ; mais en acceptant de se servir au mieux du travail des autres, sa contribution pourrait porter les Mavs vers les sommets.

Ce que l’on aimerait voir :<
-Kidd et Marion sur contre-attaque
-Nowitzki faire une autre saison MVP
-Des line-ups inédits
-Drew Gooden servi régulièrement pour apporter du scoring poste bas.

5 août 2009

Rendez-vous pris pour le 27 octobre

Il a enfin été annoncé. Le calendrier des 1230 rencontres de NBA pour la saison 2009-2010 est tombé. Un sacré marathon, qui va commencer le 27 octobre prochain. La NBA aura pour l’occasion mis les petits plats dans les grands et attaquera directement par quelques plats de résistance bien fournis.



Presque 6 mois d’intense compétition, rythmés par des affiches savamment distillées tout au long de l’année. Quelques buzz orchestrés, que l’on prendra plus pour des clins d’œil aux fans que comme des vrais évènements ; comme Kobe Bryant qui ira fêter ses 81pts sur le parquet du Madison Square Garden où il avait pris feu l’an dernier. Une façon comme un autre de contourner le problème d’un si long calendrier.



Car, d’un point de vue purement sportif, il est impossible de prévoir autant à l’avance quelles affiches seront intéressantes et donc comment les répartir à l’avance pour disposer d’un calendrier équilibré avec de beaux duels chaque semaine. C’est donc sur des oppositions symboliques (joueurs qui reviennent sur leurs anciennes terres, rivalités,…) que la NBA table pour son calendrier. Les grandes chaînes TV n’ont d’autres alternatives que de suivre, puisqu’elles s’arrangent déjà pour réserver leurs soirées NBA. Avant donc que le saison commence, se basant sur des analyses l’état de forme supposée des équipes au moment de la draft et les performances de l’année précédente. C’est pourquoi la saison dernière, les Pistons jouissaient d’une exposition indécente par rapport au jeu proposé.



Exit donc les poulains, quand on ne diffuse que 15 matchs comme ABC voire 96 pour NBA TV, l’on mise sur des valeurs sûres. On notera que Houston, New Jersey, Sacramento, Milwaukee et Charlotte n’auront aucun de leurs matchs diffusés sur Espn ou ABC, à savoir le plus grand réseau nord-américain de diffusion de sport à la TV. Oklahoma et Toronto n’auront les honneurs de cette diffusion nationale qu’une fois. Ses équipes sont pourtant loin d’être inintéressantes, et nombreux sont les amateurs qui ne rechigneraient pas à voir des joueurs comme Durant, Turkoglu, Harris et compagnie plus souvent. Cela pourrait être un autre argument en faveur de la réduction de la longueur de la saison (82 matchs !).



Comme nous ne sommes pas annonceurs, nous n’allons pas vous pointer d’ores et déjà les quelques gros duels qui risquent de parsemer la saison. Durant cette période, nous vous ferons un point hebdomadaire sur les matchs de la semaine à regarder en priorité ; nous tenterons de mélanger les affrontements symboliques portés par le buzz et les matchs qui pourraient s’avérer intéressants vis-à-vis du jeu et des solutions proposées par les équipes en présence. Comme l’on est entre nous, je peux vous dire qu’il y a moyen de télécharger un grand nombre de matchs, via Internet, quelques heures après leur diffusion sur les chaînes locales. Vous devriez donc pouvoir vous procurer les matchs que nous conseillerons, mais nous allons vérifier que nous puissions faire ça dans la légalité avant de vous proposer les liens directement sur ce blog.



Mais « comme il faut bien s’occuper durant cette période estivale », voici un détail des rencontres programmées pour l’Opening Night. Traditionnellement un joli feu d’artifice. Cette année encore, l’on risque d’être heureux que la NBA reprenne :



Wanna be Starting Somethin’



Washington Wizards @ Dallas Mavericks


Deux équipes dont on pourrait attendre beaucoup. Qu’on attend de voir pour les classer dans la hiérarchie. Côté Washington, l’on attend bien évidemment beaucoup du retour de Gilbert Arenas. L’addition de Foye et Miller rend le secteur extérieur des Wizards plutôt impressionnant. Certes, la peinture apparaît toujours aussi friable, à l’heure où les prétendants bétonnent la raquette. Mais le trio fantastique de Wash' pourrait toujours faire quelques étincelles et devenir un sacré poil à gratter à l’Est. Pour les Mavericks, personnellement, je ne les voyais pas réussir à ce point leur saison dernière. Leur recrutement (Marion, Gooden) laisse à penser que la fameuse fenêtre d’opportunité n’est pas encore complètement fermée pour Dallas. Surtout avec un Nowitski encore stratosphérique.



En bref, nous avons à faire avec deux équipes qui pourraient bien être des outsiders surprises. A la condition que l’alchimie collective fonctionne bien. Ce premier match pourrait nous donner de précieuses indications de l’état d’esprit de ces équipes à l’entame de la compétition. Un bon début pour l’une de ces franchises pourrait la faire subitement monter dans la hiérarchie supposée et ses match-ups particuliers mis en valeur.



Houston Rockets @ Portland Trail Blazers


Ces équipes semblent aller vers un futur proche tellement diamétralement opposé qu’on en oublierait presque qu’elles se sont affrontées au premier tour des derniers PO. Et que c’est Houston qui a gagné. Portland est sensé suivre son carnet de route cette saison et franchir un nouveau cap – à savoir au moins un tour de PO. Andre Miller est arrivé pour montrer la voie, on attend d’Oden qu’il joue plus relâché et que Roy et Aldridge soient encore un peu plus phénoménaux. Après avoir été fébriles l’an dernier au début de l’exercice (la calendrier n’aidant pas), les Blazers doivent assumer d’entrée.


Cela passe par exemple par gagner ce premier match à domicile. Face à une équipe de Houston que l’on sent de l’extérieur un peu perdue et déboussolée par la perte de Yao Ming pour toute cette saison. McGrady se veut rassurant dans ses déclarations, mais c’est uniquement son rôle de capitaine qu’il joue. Yao n’étant plus là, il faut que McGrady soit comme un phare. Car après plus d’un an sans véritablement jouer, l’on ne peut pas savoir si le talent se serait quelque peu dilué. D’autant plus qu’il ne devrait pas être présent lors de cette Opening Night. Houston se présentera alors sans véritable leader. Bien que Houston soit doué d’un collectif brillant et bien huilé, Portland devra saisir l’opportunité et faire preuve d’un certain killer-instinct. Gage de maturité pour entamer cette saison où la pression et les attentes autour de cette équipe n’en seront que plus grandes.



LA Clippers @ LA Lakers


La guerre des voisins, comme se plaisait à le filmer Julien Courbet. Les Lakers auront à cœur de célébrer comme il se doit leur 15ème bannière de champion. Les Clippers voudront gâcher la fête, pour rappeler qu’il y a une autre franchise à Los Angeles. Traditionnellement dans l’ombre des Lakers (vous vous rappelez vraiment qu’ils étaient allé plus loin en PO que LAL en 2006 ?), les Clips aspirent à un peu plus de notoriété. Non pas grâce à la venue d’Iverson (les rumeurs semblent se tarir à ce sujet), mais bien avec leur #1 de draft, Blake Griffin. On nous le promet, ce joueur est plus proche d’un Karl Malone que du flop Olowokandi.



Retransmis à la TV, ce match sera surtout une affaire d’ego. LAL voudra montrer d’entrée qu’ils sont bien favoris à leur propre succession, tant qu’à faire en imposant une rouste au voisin peu farouche. LAC voudra prouver qu’ils méritent d’avantage de considération et qu’il faudra vraiment compter avec eux ; une telle victoire d’entrée de jeu pourrait donner du baume au cœur et une vraie âme collective à cette équipe qui semblait en manquer cruellement l’an passé. A part ça, l’on aura juste le temps de constater si Artest s’intègre bien à ce collectif si bien huilé des champions en titre ; et si l’arrivée de Blake a été couplée avec celle d’un vrai projet de jeu côté LAC.



Boston Celtics @ Cleveland Cavaliers


Chronologiquement, cela sera le match qui va ouvrir les hostilités. Après une série PO en 2008 du genre dantesque, la NBA avait programmé une revanche dès l’entame de la saison 2008-2009. Brouillonne, mais intense. La revanche n’a pas été du même tonneau, mais peu importait vu qu’on se languissait déjà de leurs retrouvailles en finales de conférence. Dommage pour eux, Orlando se la joue en mode renard et remporte la mise. Qu’à cela ne tienne ! L’on aura notre dose de melo-drame le 27 octobre pour une rencontre au sommet.


Car justement, entre le retour annoncé de Garnett et les arrivées de Sheed et Shaq, ce match risque d’être plutôt musclé. Les intérieurs des Celtics auront la bave aux lèvres pour débuter cette saison de reconquête, Shaq a affronté des catcheurs cet été. Ca promet du grabuge. Bien sûr, pour chapeauter le tout, l’on nous promet déjà un mano-a-mano entre Pierce et James pendant l’intégralité du money time. Aucune de ces deux équipes ne semble accorder à Orlando la légitimité de son titre de conférence ; ce duel apparaît donc, tant pour les C’s que les Cavs, comme un moyen de marquer l’Est de son empreinte. Ca va saigner, on vous dit !


15 juillet 2009

Beaubois illumine la Summer League des Mavs

La France est actuellement le pays étranger le plus représenté en NBA, et chaque année de nouveaux frenchies poussent les portes de la grande ligue pour espérer suivre le destin exceptionnel d'un Tony Parker ou d'un Boris Diaw. Cette année, c'est un espoir choletais, Rodrigue Beaubois, qui a su monter en puissance au bon moment pour attirer l'oeil des scouts.

Petit retour en arrière pour ce natif de la Guadeloupe qui a fait ses classes à Cholet : si il était déja inscrit l'an dernier à la draft NBA, c'est surtout pour montrer aux scouts NBA qu'il était là et se faire suivre l'année suivante. Une année mal commencée par une blessure, mais heureusement sa montée en régime lui a permis de faire monter sa côte : si il était d'abord annoncé au deuxième tour de la draft, nul doute que sa contribution à l'épopée européenne choletaise (finale de l'Eurocoupe) a contribué à redorer son blason. Surtout qu'il a su exploser au bon moment.


C'est en effet en fin d'année dernière qu'il fallait être au top niveau : un stage de détection individuels organisés par la NBA à Chicago afin de tester les capacités fondamentales et psychologiques (!) des joueurs. C'est là que Rodrigue s'est fait un nom en étant considéré comme l'un des candidats ayant réussi la meilleur prestation, surtout grâce à sa vitesse et à son shoot. Mais c'est principalement au camp de Trévise qu'il s'est taillé la réputation d'être l'un des meilleurs européens à se présenter à la Draft 2009, et l'on a commencé à parler de lui comme un prétendant à la fin du 1er tour.

Et ce qui devait arriver arriva : Beaubois fut drafté en 25è position par Oklahoma City avant d'être vite échangé aux Dallas Mavericks. Pouvoir progresser dans l'ombre d'un certain Jason Kidd, ça a de la gueule ! Aussitôt le contrat signé, Rodrigue participe aux Summer League de Dallas et montre d'entrée son talent : aligné comme meneur titulaire, il tourne à plus de 19 points de moyenne, mais a surtout marqué les esprits samedi dernier avec 34 points, 8 passes et 5 rebonds. Son shoot en première intention et ses capacités athlétiques en font un candidat pour de belles minutes de jeu cette saison, et on espère qu'il viendra chatouiller Tony Parker en équipe de France très prochainement.



Si son coéquipier De Colo n'a pas eu la chance de signer immédiatement en NBA (les Spurs l'ont en effet laissé en Europe, à Valence, pour continuer à progresser), la bonne nouvelle Beaubois fait plaisir en ces temps où le basket français peine sur la scène internationale mais commence à marquer la NBA. Espéront qu'une nouvelle étoile française est née, et qu'on verra très vite un nouveau frenchie au Rookie Game !