La saison arrive à grand pas ! Cet exercice 2010-2011 est particulièrement attendu, compte tenu de la redistribution des forces en présence lors d’un été totalement fou. Il est donc normal de se poser de nombreuses questions. Dans notre série de previews, retrouvez des pistes pour y répondre.
Ayant bâti l’équipe autour de Yao Ming, il n’est pas surprenant qu’elle soit aussi tangible que les chevilles du géant chinois. Malgré cette inconnue de taille, Houston va-t-il enfin trouver la bonne formule ?
Dans le passé récent, Houston a été une équipe aussi surprenante que frustrante. Frustrante parce que de nombreuses blessures ont jeté leurs ambitions avec l’eau du robinet. Surprenante car elle a souvent déjoué les pronostiques pour se retrouver plus haut qu’on ne l’attendait.
On pourra citer par exemples la série d’invincibilité de 22 matchs, le classement de l’an dernier plus haut que ce que n’importe qui leur prédisait, ou encore la série de PlayOffs face aux Lakers qui a été la plus accrochée pour les futurs champions cette année-là.
Alors que, en pleine disposition de leurs moyens, les Rockets étaient bons ; mais pas fondamentalement plus dangereux qu’avec leur roster diminué. Témoignage que l’équipe a eu du mal à pianoter efficacement parmi tous les atouts dont elle dispose.
Cette année, Kevin Martin pourra prendre parfaitement la température dès le training camp, ce qui n’est pas un mal pour quelqu’un qui est sensé devenir la première option offensive. Il aura sans doute lors de la préparation la possibilité de bénéficier de d’avantage de systèmes qui lui seront dédiés. Et quand on connait le style léché de Rick Adelman, on attend cela avec une certaine impatience.
De plus, le coach de Houston devra faire avec un Luis Scola qui aura sans doute à cœur de surfer sur l’impact énorme qu’il a pu avoir avec l’Argentine aux Championnats du Monde. Il a étalé toute sa palette de mouvements. Un talent immense qu’il serait injurieux de limiter aux sales besognes.
On l’a vu par le passé : avec un roster plein, Luis Scola était cantonné aux labeurs de l’ombre ; mais quand les blessures ont dégagé la raquette, il a fait preuve d’une remarquable efficacité, qui s’est révélé être une force motrice. Il faudrait peut-être songer à le placer plus haut dans la hiérarchie de jeu, pour ne pas gâcher son talent.
Mais le point d’interrogation principal reste Yao Ming. Il a été annoncé que le pivot star devrait limiter son temps de jeu pour préserver sa santé. Il s’agit évidemment du meilleur choix à faire, mais pose un soucis dans la mise en place de la dynamique d’équipe.
Yao Ming est un joueur d’une envergure rare sur un terrain, tant par sa taille que ses qualités. Typiquement un franchise player. Le problème est qu’il va devoir jouer 10mins de moins que ses homologues sur un match. Il sera présent sur le parquet une bonne vingtaine de minutes, ce qui sera insuffisant pour pouvoir en faire le centre de gravité de l’équipe.
Comment peut-on jouer la moitié du temps avec un tel point d’ancrage et l’autre moitié sans ce joueur si impactant ? L’arrivée de Brad Miller est une bonne chose pour faire passer la pilule, surtout qu’il devrait se sentir comme chez lui dans les systèmes de Rick Adelman. Mais c’est quasiment une première que de voir un joueur avec un tel rayonnement sur le jeu de son équipe avoir un temps de jeu limité de la sorte.
Comment gérer la dynamique collective dans de telles conditions ? Nul doute que les premières semaines de la saison régulières permettront à Rick Adelman de tâtonner de ce côté-là. Pourquoi pas jusqu’à aller vers deux « 5 » interchangeables (à la manière de ce qu’avait fait Alvin Gentry sur certains matchs des PO). A voir. Mais il se pourrait bien que la maestria avec laquelle il gérera cette dynamique d’équipe soit la clef d’un éventuel succès des Rockets en saison.
4 octobre 2010
Comment trouver l’équilibre aux Rockets ?
19 février 2010
Kevin Martin pour booster les Rockets ?
Second versant du trade que nous avons évoqué hier : Kevin Martin quitte les Sacramento Kings pour arriver chez les Houston Rockets. Certes, ajouter un scoreur attitré dans une équipe qui manquait cruellement de points est assez logique ; mais pourrait ne pas s’avérer aussi pertinent après analyse.
Les Rockets ont été le principal acteur de ce gros trade. Ils ont su habillement jouer avec les nerfs de leurs partenaires pour finalement obtenir ce qu’ils voulaient. La question est de savoir si c’était vraiment la bonne direction à suivre.
Tout d’abord, faisons un point sur les autres gains de cet échange : Hilton Armstrong, Jared Jeffries et Jordan Hill. Allez regarder leurs stats et vous serez passablement inerte face à des productions plutôt banales, dans des équipes qui offraient pourtant des possibilités. On notera toutefois que Jordan Hill est jeune, assez prometteur et qu’il dégage une certaine intensité qui lui sera utile au moment de s’insérer dans la défense très active des Rockets. Lui et Hilton Armstrong vont apporter de la densité dans la rotation dans la peinture. Mais je doute que cela vaudra l’apport de Carl Landry (parti dans le cadre de cet échange). 
Jared Jeffries, c’était clairement pour forcer la main aux Knicks. C’était un boulet dans leur opération été 2010. Et sans doute obnubilés par cette échéance, les dirigeants ont consentis de filer des tours de draft. Certains traders n’hésitent pas à parier sur la déchéance économique en Grèce pour se faire de l’argent, Houston estime que l’opération reconstruction des Knicks peut faire un flop et donc espère récupérer des choix de draft relativement haut placés.
La pièce maîtresse du deal est donc l’arrivée au Texas de Kevin Martin. On avait dit avant l’entame de la saison qu’avec Yao Ming sur le flanc, Houston allait cruellement manquer de leadership en attaque. Certes, les premières semaines ont été flatteuses, mais les Rockets sont depuis un peu rentrés dans le rang et il semble que l’on ait atteint les limites d’une équipe sans stars en NBA. Certes, Kevin Martin n’est pas le genre de joueur à savoir totalement prendre le jeu à son compte, mais il peut tout à fait assurer un haut niveau de scoring avec des schémas qui lui seraient dédiés. Ca tombe bien, Rick Adelman a été son entraineur lors de ses premières années à Sacramento, il se pourrait que ces deux-là renouent une belle complicité.
L’avantage serait que Kevin Martin puisse s’adapter aux plans à court et moyen terme de la franchise. Tout d’abord, il forme avec Trevor Ariza et Shane Battier une triplette d’ailiers assez explosifs, qui sur le papier peut donner un style assez écarté et up-tempo à l’attaque des Rockets. Quand Yao Ming reviendra, Kevin Martin se mutera en poste 2 plus classique. Les possibilités paraissent assez grandes puisqu’il a déjà tenu ce rôle avec succès statistique avec les Kings, sans avoir d’aussi grand pivot à ses côtés. Sur le papier, l’association pourrait être ce qu’aurait du être un binôme Yao Ming – Tracy McGrady.
Le spectre des blessures passées (et en cours, donc) nous fait nous rappeler que Kevin Martin a manqué au moins 20 matchs dans chacune des trois dernières saisons. Quand on semble s’être installé sur un cimetière indien, comme pourraient bien l’être les Rockets, on s’étonne quand même que les dirigeants misent sur un joueur avec de tels antécédents. Car les Rockets misent vraiment sur Kevin Martin, car il est accompagné d’un contrat en béton, signé avec les Kings qui voulaient en faire un franchise player.
On pourra aussi noter que le garçon n’est pas connu pour sa défense, alors que l’équipe en avait fait son credo sur ces derniers mois. De même, on chipotera sur un certain manque de leadership : l’équipe est déjà soudée, mais Kevin Martin est-il celui qui arrive à ce que l’équipe se transcende dans les moments chauds ? De ce que l’on a vu, aucun joueur de cet effectif ne peut être considéré comme un « alpha male », un rôle que pouvait jouer un aboyeur comme l’ami Ron Artest l’an dernier lors de ce qui a constitué la première victoire en série de PO de Houston de l’ère Yao Ming. Bien entendu, l’on peut le devenir (ou que cela soit une qualité latente), comme le montre l’exemple de Chauncey Billups avec la campagne victorieuse de Detroit.
En définitive, l’opération est plutôt bonne sur le moyen terme. Houston s’est donné les moyens d’être une bonne équipe avec un effectif assez complet. Après, c’est peut-être fantasmagorique (et vice et versa) mais je ne les sens malgré tout pas avoir l’étoffe d’un champion, car en proie à caler à certaines étapes cruciales.
19 septembre 2009
Preview Houston Rockets 2009/2010
Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.
Houston est surtout connu pour abriter un centre de la Nasa et pour sa puissante industrie pétrochimique. C’est d’ailleurs ici que se situe la plus forte concentration de laboratoire en recherche sur la santé. Cela tombe bien car les Rockets auraient bien besoin d’un petit remontant.
We’ve got a problem
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. L’annonce de la convalescence longue durée de Yao Ming a jeté un froid sur une franchise qui a vaillamment entraîné les futurs champions en titre à une série en 7 manches. Avec la retraite du brave Dikembe Mutumbo, la raquette des Houston Rockets apparaît certes bagarreuse mais sous-dimensionné. Pour suppléer des joueurs comme Luis Scola ou Chuck Hayes, l’on a fait venir presque en catastrophe l’intérieur David Andersen. Ce dernier a participé à quelques belles campagnes en Europe dans des clubs prestigieux comme le Virtus Bologne, le CSKA Moscou ou le FC Barcelone. Mais il n’a pas le profil pour être dominant dans les peintures NBA. Houston dispose d’une armada talentueuse de joueurs combattifs prêts à aller au charbon dedans, mais clairement pas de point d’ancrage de poids.
Une star se dissipe, une autre revient. Tracy McGrady a déclaré qu’il comptait bien revenir à son vrai niveau et qu’il bosse comme un forçat pour que l’on puisse revoir le vrai T-Mac la saison prochaine. Ce qui serait une bonne chose à la fois pour Houston, en manque cruel de leader capable de prendre le jeu à leur compte, mais également pour T-Mac himself, sachant qu’il entre dans sa dernière année de contrat et qu’il veuille sans doute gratter quelques dollars dans le big bang contractuel qui s’annonce l’été prochain. Mais sachons raison garder. Son retour n’est pas programmé pour le training camp et il devra prendre le train en route, ce qui n’est jamais bon pour un joueur qui n’aurait pas vocation à se fondre dans la masse. Et puis attendons surtout de l’avoir vraiment vu en action, car on ne l’a pas vu véritablement performant depuis maintenant de très nombreux mois.
Un joueur que l’on a plutôt vu à son avantage ces derniers temps, c’est Aaron Brooks. Le meneur feu-follet a complètement assumé de se retrouver avec les clefs de la maison. Par contre, l’on peut se poser des questions quant à sa faculté à cimenter le jeu d’une équipe. Il sait parfaitement forcer les failles dans le jeu adverse, mais pourra-t-il les créer pour les autres ? J’ai de gros doutes quant à sa capacité d’être le point central de l’attaque des Rockets. Car le problème vient surtout du secteur offensif. Avec des bestiaux comme Shane Battier ou Trevor Ariza au marquage individuel et une défense collective parfaitement huilée avec des aides et des changements calibrés au poil. D’ailleurs, être privé de tour de contrôle pourrait permettre à la défense d’accroitre son niveau d’intensité et adopter un style encore plus harassante. Le gros souci est de savoir qui va se dévouer pour mettre le ballon dans le filet en face. Ca rappelle presque les enjeux de l’équipe de France, avec les soucis récurrents que l’on connait une fois les choses sérieuses arrivées.
Le Monsieur Plus
Trevor Ariza : Quand on est dans l’équipe de Kobe Bryant et Pau Gasol, on prend ce que les deux lascars nous donnent –souvent sur un plateau. Mais avec le manque de convictions quant au jeu offensif des Rockets laisse présager des opportunités pour se montrer. Bien qu’il n’ait pas des facultés ostensibles pour se créer son shoot, le bonhomme sait driver et dispose d’un shoot extérieur qui peut s’avérer efficace. Le jeu en Triangle a aussi pu être une bonne école pour développer son côté créatif et ainsi apporter du liant au jeu de Houston. Et si Ariza devenait (derrière Tracy McGrady ou pas) le dépositaire du jeu des Rockets ?
Les actions que l’on aimerait voir
-Scola continuer de s’arracher sur le moindre ballon
-Brian Cook se mettre au diapason en défense
-Brooks avec un jeu encore plus électrique que jamais
-Battier élu défenseur de l’année, enfin.
5 août 2009
Rendez-vous pris pour le 27 octobre
Il a enfin été annoncé. Le calendrier des 1230 rencontres de NBA pour la saison 2009-2010 est tombé. Un sacré marathon, qui va commencer le 27 octobre prochain. La NBA aura pour l’occasion mis les petits plats dans les grands et attaquera directement par quelques plats de résistance bien fournis.
Presque 6 mois d’intense compétition, rythmés par des affiches savamment distillées tout au long de l’année. Quelques buzz orchestrés, que l’on prendra plus pour des clins d’œil aux fans que comme des vrais évènements ; comme Kobe Bryant qui ira fêter ses 81pts sur le parquet du Madison Square Garden où il avait pris feu l’an dernier. Une façon comme un autre de contourner le problème d’un si long calendrier.
Car, d’un point de vue purement sportif, il est impossible de prévoir autant à l’avance quelles affiches seront intéressantes et donc comment les répartir à l’avance pour disposer d’un calendrier équilibré avec de beaux duels chaque semaine. C’est donc sur des oppositions symboliques (joueurs qui reviennent sur leurs anciennes terres, rivalités,…) que la NBA table pour son calendrier. Les grandes chaînes TV n’ont d’autres alternatives que de suivre, puisqu’elles s’arrangent déjà pour réserver leurs soirées NBA. Avant donc que le saison commence, se basant sur des analyses l’état de forme supposée des équipes au moment de la draft et les performances de l’année précédente. C’est pourquoi la saison dernière, les Pistons jouissaient d’une exposition indécente par rapport au jeu proposé.
Exit donc les poulains, quand on ne diffuse que 15 matchs comme ABC voire 96 pour NBA TV, l’on mise sur des valeurs sûres. On notera que Houston, New Jersey, Sacramento, Milwaukee et Charlotte n’auront aucun de leurs matchs diffusés sur Espn ou ABC, à savoir le plus grand réseau nord-américain de diffusion de sport à la TV. Oklahoma et Toronto n’auront les honneurs de cette diffusion nationale qu’une fois. Ses équipes sont pourtant loin d’être inintéressantes, et nombreux sont les amateurs qui ne rechigneraient pas à voir des joueurs comme Durant, Turkoglu, Harris et compagnie plus souvent. Cela pourrait être un autre argument en faveur de la réduction de la longueur de la saison (82 matchs !).
Comme nous ne sommes pas annonceurs, nous n’allons pas vous pointer d’ores et déjà les quelques gros duels qui risquent de parsemer la saison. Durant cette période, nous vous ferons un point hebdomadaire sur les matchs de la semaine à regarder en priorité ; nous tenterons de mélanger les affrontements symboliques portés par le buzz et les matchs qui pourraient s’avérer intéressants vis-à-vis du jeu et des solutions proposées par les équipes en présence. Comme l’on est entre nous, je peux vous dire qu’il y a moyen de télécharger un grand nombre de matchs, via Internet, quelques heures après leur diffusion sur les chaînes locales. Vous devriez donc pouvoir vous procurer les matchs que nous conseillerons, mais nous allons vérifier que nous puissions faire ça dans la légalité avant de vous proposer les liens directement sur ce blog.
Mais « comme il faut bien s’occuper durant cette période estivale », voici un détail des rencontres programmées pour l’Opening Night. Traditionnellement un joli feu d’artifice. Cette année encore, l’on risque d’être heureux que la NBA reprenne :
Wanna be Starting Somethin’
Washington Wizards @ Dallas Mavericks
Deux équipes dont on pourrait attendre beaucoup. Qu’on attend de voir pour les classer dans la hiérarchie. Côté Washington, l’on attend bien évidemment beaucoup du retour de Gilbert Arenas. L’addition de Foye et Miller rend le secteur extérieur des Wizards plutôt impressionnant. Certes, la peinture apparaît toujours aussi friable, à l’heure où les prétendants bétonnent la raquette. Mais le trio fantastique de Wash' pourrait toujours faire quelques étincelles et devenir un sacré poil à gratter à l’Est. Pour les Mavericks, personnellement, je ne les voyais pas réussir à ce point leur saison dernière. Leur recrutement (Marion, Gooden) laisse à penser que la fameuse fenêtre d’opportunité n’est pas encore complètement fermée pour Dallas. Surtout avec un Nowitski encore stratosphérique.
En bref, nous avons à faire avec deux équipes qui pourraient bien être des outsiders surprises. A la condition que l’alchimie collective fonctionne bien. Ce premier match pourrait nous donner de précieuses indications de l’état d’esprit de ces équipes à l’entame de la compétition. Un bon début pour l’une de ces franchises pourrait la faire subitement monter dans la hiérarchie supposée et ses match-ups particuliers mis en valeur.
Houston Rockets @ Portland Trail Blazers
Ces équipes semblent aller vers un futur proche tellement diamétralement opposé qu’on en oublierait presque qu’elles se sont affrontées au premier tour des derniers PO. Et que c’est Houston qui a gagné. Portland est sensé suivre son carnet de route cette saison et franchir un nouveau cap – à savoir au moins un tour de PO. Andre Miller est arrivé pour montrer la voie, on attend d’Oden qu’il joue plus relâché et que Roy et Aldridge soient encore un peu plus phénoménaux. Après avoir été fébriles l’an dernier au début de l’exercice (la calendrier n’aidant pas), les Blazers doivent assumer d’entrée.
Cela passe par exemple par gagner ce premier match à domicile. Face à une équipe de Houston que l’on sent de l’extérieur un peu perdue et déboussolée par la perte de Yao Ming pour toute cette saison. McGrady se veut rassurant dans ses déclarations, mais c’est uniquement son rôle de capitaine qu’il joue. Yao n’étant plus là, il faut que McGrady soit comme un phare. Car après plus d’un an sans véritablement jouer, l’on ne peut pas savoir si le talent se serait quelque peu dilué. D’autant plus qu’il ne devrait pas être présent lors de cette Opening Night. Houston se présentera alors sans véritable leader. Bien que Houston soit doué d’un collectif brillant et bien huilé, Portland devra saisir l’opportunité et faire preuve d’un certain killer-instinct. Gage de maturité pour entamer cette saison où la pression et les attentes autour de cette équipe n’en seront que plus grandes.
LA Clippers @ LA Lakers
La guerre des voisins, comme se plaisait à le filmer Julien Courbet. Les Lakers auront à cœur de célébrer comme il se doit leur 15ème bannière de champion. Les Clippers voudront gâcher la fête, pour rappeler qu’il y a une autre franchise à Los Angeles. Traditionnellement dans l’ombre des Lakers (vous vous rappelez vraiment qu’ils étaient allé plus loin en PO que LAL en 2006 ?), les Clips aspirent à un peu plus de notoriété. Non pas grâce à la venue d’Iverson (les rumeurs semblent se tarir à ce sujet), mais bien avec leur #1 de draft, Blake Griffin. On nous le promet, ce joueur est plus proche d’un Karl Malone que du flop Olowokandi.
Retransmis à la TV, ce match sera surtout une affaire d’ego. LAL voudra montrer d’entrée qu’ils sont bien favoris à leur propre succession, tant qu’à faire en imposant une rouste au voisin peu farouche. LAC voudra prouver qu’ils méritent d’avantage de considération et qu’il faudra vraiment compter avec eux ; une telle victoire d’entrée de jeu pourrait donner du baume au cœur et une vraie âme collective à cette équipe qui semblait en manquer cruellement l’an passé. A part ça, l’on aura juste le temps de constater si Artest s’intègre bien à ce collectif si bien huilé des champions en titre ; et si l’arrivée de Blake a été couplée avec celle d’un vrai projet de jeu côté LAC.
Boston Celtics @ Cleveland Cavaliers
Chronologiquement, cela sera le match qui va ouvrir les hostilités. Après une série PO en 2008 du genre dantesque, la NBA avait programmé une revanche dès l’entame de la saison 2008-2009. Brouillonne, mais intense. La revanche n’a pas été du même tonneau, mais peu importait vu qu’on se languissait déjà de leurs retrouvailles en finales de conférence. Dommage pour eux, Orlando se la joue en mode renard et remporte la mise. Qu’à cela ne tienne ! L’on aura notre dose de melo-drame le 27 octobre pour une rencontre au sommet.
Car justement, entre le retour annoncé de Garnett et les arrivées de Sheed et Shaq, ce match risque d’être plutôt musclé. Les intérieurs des Celtics auront la bave aux lèvres pour débuter cette saison de reconquête, Shaq a affronté des catcheurs cet été. Ca promet du grabuge. Bien sûr, pour chapeauter le tout, l’on nous promet déjà un mano-a-mano entre Pierce et James pendant l’intégralité du money time. Aucune de ces deux équipes ne semble accorder à Orlando la légitimité de son titre de conférence ; ce duel apparaît donc, tant pour les C’s que les Cavs, comme un moyen de marquer l’Est de son empreinte. Ca va saigner, on vous dit !