Peut-être que ce nom biscornu ne vous dit rien. Le souvenir de la demi-finale des championnats du monde 2006 vous redonnera sans doute la mémoire : Sofoklis Schortsanitis c’est ce pivot qui a écrabouillé les USA quasiment à lui tout seul. Ce qui lui a valu rapidos le surnom de Baby Shaq.
Le Shaq grec jouait donc à l’Olympiakos, avec lequel il a goûté au meilleur niveau européen. Il a aussi goûté a pas mal d’autres choses, tant ses problèmes de poids ont été récurrents. Sept ans après avoir été drafté par les Clippers, Sofo s’est décidé à tenter l’aventure en NBA. Et cela passe par la Summer League et Las Vegas.
Avec la direction de LAC toujours aussi proche de ses sous, Sofoklis Schortsanitis a intérêt à être bon assez vite. Notamment cette semaine à Las Vegas. Le front office des Clippers a déclaré à son agent qu’il lui fera une offre, en fonction du cap space disponible une fois les grandes manœuvres effectuées.
Le fait est que comme les championnats européens commencent plus tôt, les grosses cylindrées sont un peu plus agressives sur le vieux continent. C’est vrai au Pirée, qui n’aimerait pas perdre tous ces éléments direction la NBA, après Josh Childress et Linas Kleiza. Mais aussi d’autres équipes, dont celles qui devront jouer les tours préliminaires des diverses coupes d’Europe et donc qui auraient besoin de boucler leurs rosters assez rapidement.
Sofoklis Schortsanitis se retrouve donc entre deux feux. Entre le désir de tenter sa chance en NBA et la volonté d’assurer ses arrières et de ne pas se retrouver le bec dans l’eau si aucune perspective sportive et/ou financière ne lui est proposée aux Etats-Unis cet été. Et évidemment, n’avoir marqué aucun point lors de son premier match de Summer League n’aide pas à ce que sa côte monte rapidement auprès des observateurs NBA.
Pourtant, ce joueur de 25 ans a clairement du talent plein les mains. Il a également un sacré sens du placement, sans doute l’héritage des joutes au jeu d’échecs qu’il affectionnait particulièrement étant gamin, avant de s’orienter vers le basket. Trop lent pour assurer le poste 4, il compense son manque de taille au poste 5 par un positionnement toujours pertinent. 
Il a été 2 fois MVP du All-Star Game grec en 2006 et 2010, preuve que lorsqu’il combine son jeu à la densité physique, il fait partie des tous meilleurs. Sauf que c’est là une grosse condition. En effet, la carrière de Sofoklis Schortsanitis a été marquée d’un sacré jeu de yo-yo avec son poids.
Son incapacité à rester dans une forme optimale a grandement entaché ses 7 dernières saisons. Encore adolescent, il ne se sentait pas de tenter l’aventure dans la grande ligue nord-américaine. Il ne se sentait pas non plus de forcer la main à l’Olympiakos et au contrat béton qu’ils lui ont fait signer. Il est resté pour être plus mature. Grand bien lui en a pris.
Car malheureusement, en NBA, il y a tout un tas d’athlètes exceptionnels, mais basketteurs de seconde zone, qui frappent à la porte. Un coach un peu zélé aurait eu vite fait de donner du temps de jeu à l’armoire à glace en espérant qu’il finisse par développer des mouvements intéressants, plutôt que de forcer sur le conditionnement bu basketteur un peu bouffi. 
Alors que l’Olympiakos avait trop besoin de son profil, malgré des relations tendues avec le mythique coach Pini Gershon (celui qui a défrayé la chronique en refusant de quitter le banc après avoir été expulsé lors d’un match d’exhibition face aux Knicks). Peut-être d’ailleurs que celui-ci n’est pas étranger aux problèmes de Sofo, ce dernier ayant connu ses pires années de galère et de doute sous son autorité.
Ces déboires auront au moins appris à Sofoklis Schortsanitis que malgré qu’il ait été catapulté future star et qu’il jouisse d’une combinaison d’atouts physiques unique, il devra travailler aussi dur que les autres (si ce n’est plus) pour obtenir vraiment une place au soleil.
Il se verrait bien donc maintenant sous le soleil de Californie. Et on peut penser que malgré une Summer League couci-couça, les Clippers n’arriveront pas à se détacher de la très médiatique performance de Sofoklis Schortsanitis face à Team USA. Même si un match comme celui face à la Pologne lors de l’Euro dernier mériterait une attention aussi forte. Un 23pts-6rebs-2blks en petite finale, ça flatte l’œil, surtout avec une réussite de 78% et 12 fautes provoquées. Le genre de prestation qui montre que Sofo peut indéniablement apporter.
Ca nous ferait un trio Chris Kaman – Blake Griffin - Sofoklis Schortsanitis pas piqué des hannetons. Ils ne seraient pas aux Clippers qu’on se laisserait tenter à dire qu’il s’agit là d’une des raquettes les plus dévastatrices de la ligue.
14 juillet 2010
Sofoklis Schortsanitis tente les Clippers
7 juillet 2010
Vinny Del Negro inexplicablement choisi par les Clippers
On se disait que servis d’un quelconque accompagnement, ça ne pourrait n’être qu’encore meilleur. Et vu la marge salariale et la folie du moment niveau free agent, il y avait moyen de s’en tirer à bon compte. Oui, mais voilà, ce plat qui aurait pu être fort appétissant est servi de manière dégueulasse.
Vinny Del Negro est le nouveau coach des Clippers. L’ancien head coach de Chicago rebondit donc très vite après s’être fait mettre à la porte par ses anciens employeurs. Il retrouve donc un poste d’entraîneur. Et l’on a beau tourner le problème dans tous les sens, l’on ne comprend pas les tenants et les aboutissants d’une telle signature.
Il y a deux ans, les Bulls ont crée la surprise en engageant à la tête du coaching staff ce Vinny Del Negro. Un homme avec absolument aucune expérience dans le domaine, que ce soit en tant que chef de file ou même assistant ; et ce à n’importe quel niveau de compétition. Un recrutement un peu fou, mais à la rigueur, on pouvait lui accorder le bénéfice du doute.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son seul bilan en tant qu’entraîneur ne plaide pas, mais alors vraiment pas, en sa faveur. Il n’arrive pas à structurer le jeu de son équipe par des schémas tactiques. Il n’y a qu’à voir les enchaînements brouillons qui nous ont été donné en pâture pendant 2 ans. C’était encore plus frappant sur les possessions après un temps-morts, où généralement l’on aime se rassurer avec une exécution parfaitement calibrée. Là non. C’était horriblement confus la plupart du temps.
Il était plutôt du genre à héler depuis le bord du terrain «Make a play ! » plutôt que de l’appeler lui-même. Il semblait être partisan du fait de donner un maximum d’autonomie à ses ouailles. Mais l’on atteignait clairement les limites du «démerdez-vous ». Alors certes, on a déjà connu ça du côté de Chicago, mais c’était avec deux Hall of Famers dans l’effectif et après que les troupes aient passées des mois à comprendre comment marchait la philosophie du Triangle. C’était prétentieux à l’origine de prétendre avoir la subtilité de Phil Jackson, c’était suicidaire de jouer dans ce style à la vue de l’effectif.
On parle d’un entraîneur qui a laissé filé une avance historique de 79-44 dans un QT3, pour finalement être battu par de modestes Kings. On peut appeler ça de l’attentisme, limite du je-m’en-foutisme. Une perception amplifiée par l’anecdote que rappellent certains de nos confrères nord-américains : VDN appelait Kirk Hinrich, capitaine de ses Bulls, par le prénom Kurt. Symbole parfait du fait que l’attention au détail et le perfectionnisme, ce n’est pas de sa trempe. Et dieu sait que la minutie est une chose importante lorsque l’on s’apprête à prendre les rennes d’une équipe qui, comme les Clippers, ont 6 joueurs à moins de 22 ans.
Contrairement à ce que certains veulent mettre au crédit de Vinny Del Negro, il n’a en rien contribué au développement de ses joueurs. Derrick Rose n’a absolument pas étoffé son jeu et s’est retrouvé étouffé dès que l’on a commencé à la cerner. Les progrès de Joakim Noah sont dû au mental du garçon et à la volonté du front office de lui conférer plus de temps jeu, ce qui a été expressément imposé à VDN.
Vous voudriez confier le développement de talents comme Blake Griffin et Eric Gordon à Vinny Del Negro ? Vous voudriez entraver ces potentiels dans des basiques pick&roll au poste haut ? Surtout qu’à la baguette, on a Baron Davis, que VDN est aussi peu susceptible qu’un autre à arriver à motiver sur plusieurs mois de suite.
Le pire dans tout ça, c’est que l’on a l’impression que l’histoire se répète. Il y avait deux finalistes pour ce job : Vinny Del Negro et Dwane Casey. Ce dernier est actuellement assistant aux Mavs et a par exemple été head coach de Minnesota après le départ de Flip Saunders. Dwane Casey est reconnu pour ses qualités tactiques et sa faculté à faire gagner ses équipes. C’est parfois laborieux, mais il arrive à tirer le maximum de son roster.
Ce duo s’était déjà retrouvé en finale il y a deux ans pour la place à Chicago. Les circonstances sont très similaires. C’est comme si les Clippers n’ont pas retenu la leçon. Comme s’ils n’avaient pas vu que lors de ces 2 années, bien que les dirigeants des Bulls étaient obnubilés par cet été (et que, on peut l’admettre, ça ne devait pas être facile à gérer au quotidien pour VDN), Vinny Del Negro a bien d’avantage été porté par le talent de ses joueurs que l’inverse.
Mais son entretien avec le front office de LAC s’est très bien passé. Le mec sait se vendre. Il a su caser les mots qu’un propriétaire de franchise veut attendre. Il a pris le temps de toucher un mot sur chaque membre de l’équipe, sans jamais entrer dans les détails pour montrer qu’il est vacillant sur les sujets techniques. Donnez-lui 5mins, une douzaine de page Powerpoint et ce gaillard pourrait vous vendre n’importe quoi.
Avec une telle ganache, on peut se dire que c’est ce qui lui avait permis de mobiliser ses troupes pour les PlayOffs, histoire qu’ils se qualifient à l’arraché après un mois de mars piteux. Ca a dû jouer pour rendre la série contre les Celtics mythiques.
Souriant et sûr de lui, c’est vrai qu’on lui achèterait volontiers un lave-vaisselle. Mais un nouveau poste de head coach ? Sans l’assurance d’avoir le SAV derrière ? Avec des choix comme ça, on a presque envie de dire que les Los Angeles Clippers méritent d’être mauvais.
15 janvier 2010
Griffin ne reviendra pas !
Coup dur pour les fans des Clippers, l'un de leur plus grand espoir pour sortir du fond du trou de la conférence Ouest ne sera pas de retour cette saison suite à sa blessure de début d'année. Lui qui était annoncé comme LE phénomène incontesté de cette draft 2009 va malheureusement devoir être à nouveau opéré.Généralement quand on obtient le premier choix de la draft, c'est que la saison n'a pas vraiment été bonne. Blake Griffin était annoncé comme le messie dans cette franchise qui disposait pourtant d'éléments assez intéressants. Menée à la baguette par Baron Davis, cette équipe offre un potentiel intéressant mais qui manque de profondeur. Le titre de joueur de la semaine attribué par la NBA a été décerné à Chris Kaman la semaine passée. Un joueur en pleine explosion cette saison.

Kaman, qui a coupé ses horribles cheveux, est devenu la première arme offensive de cette équipe des Clippers. Lui qui a connu une saison perturbée par les blessures l'an dernier semble croquer dans le ballon à pleine dent. Il est une présence dissuasive des deux côtés du terrain et prend parfaitement sa place dans la raquette. Marcus Camby assumant le boulot au contre et au rebond, il est dégagé d'une partie du boulot pour se concentrer sur son scoring... avec succès ! Le voir en futur All Star serait peut être un peu présomptueux, mais ses performances solides vont vite en faire un des pivots dominants de la ligue.
A ses côtés, Al Thorton et Eric Gordon forment un duo de choc pour soutenir les deux leader de l'équipe, et Butler est en train de piquer la place du premier nommé dans le cinq majeur après avoir joué les joker de luxe depuis le début de saison, plutôt avec réussite.

Mais tous ces joueurs ne semblent pas capables d'exploser à encore plus haut niveau. Kaman et Davis semblent déjà être en bonne forme, et on voit mal qui derrière le cinq pourrait apporter un peu plus sa pierre à l'édifice. Reste que derrière Kaman et Camby peu de solutions intérieures existent, et le retour de Blake Griffin aurait vraiment fait beaucoup de bien.
Lui qui était annoncé comme prochainement de retour a finalement du être à nouveau opéré au grand damne des fans des Clippers qui espérait enfin voir la nouvelle attraction du club. Les Clippers sont de toute façon maudits, puisque l'équipe n'a connu que deux saisons avec un record positif ces trente dernières années, et a aussi une mauvaise expérience de son dernier premier choix de draft : le pivot Michael Olowokandi qui n'aura pas laissé un souvenir impérissable dans aucune des franchise qu'il aura fréquenté.

Les Clippers ne sont certes qu'à trois matchs de la première équipe playoffables, mais ils ne semblent pas avoir le talent et la pêche, ni la profondeur de banc pour finir la saison en fanfare et accrocher un strapontin pour les playoffs. Ils peuvent décidément déjà se tourner vers la saison prochaine, et espérer piocher un nouveau futur grand pour lancer la saison aux côtés d'un Griffin qui, on l'espère, ne verra pas sa carrière être pourrie par ce genre de blessures.
7 janvier 2010
L.A. était aux mains du Baron
Les Clippers ont enfin battu le voisin ennemi, la première fois en dix matchs. Un petit évènement en soi, duquel Baron Davis n’est pas étranger.
Les Clips avaient perdu leur match d’ouverture, face à leur rivaux tout d’or vêtus. Ils manquaient de repères et étaient encore déboussolés de la perte du futur prodige Blake Griffin. Ce dernier n’est toujours pas revenu aux affaires, mais l’alchimie collective ressemble d’avantage à quelque chose. Ce succès sur les champions en titre fait office de validation des progrès de l’équipe de Mike Dunleavy.
Lakers 91 – Clippers 102. Ca vaut ce que ça vaut. Sur le plan comptable, un simple match de saison régulière, que l’on aura de cesse de pondérer, surtout si les Clippers arrivent à se hisser dans les dernières places qualificatives pour les PO. Mais cette victoire a une forte valeur émotionnelle. Puisque pour un soir, l’autre équipe de Los Angeles sortait de l’ombre. Les Clippers ont sorti une prestation très solide face à la meilleure équipe de la conférence Ouest. Notamment en défense. Une intensité collective assez impressionnante a été déployée tout au long du match. Kobe Bryant s’employait à user et abuser de son neo jeu au poste, face au frèle Eric Gordon ; mais les aides étaient bien présentes et derrière tout le monde était au diapason pour contester absolument tous les shoots extérieurs qui pourraient en découler. Une prestation vraiment brillante. 
En attaque, les hôtes officiels avaient la rage au ventre à force d’entendre que ces affrontements n’étaient que des banalités pour les Lakers. Il y en avait un qui avait encore plus le feu que les autres : Baron Davis. On a eu un Baron Davis des plus passionnés et passionnant sur le parquet hier soir. C’était comme l’un de ces éclairs, comme cette série fabuleuse contre les Mavericks. Comme on ne l’a malheureusement jamais pu le voir sous le maillot de LAC. Sauf peut-être une fois : il y a deux semaines contre les Celtics. Face à l’élite, le Baron s’est transcendé pour porter son équipe là où tout le monde s’accorde qu’elle a le potentiel d’aller : dans les hauteurs. 
L’effectif dispose de nombreux atouts. Baron Davis s’est comporté en capitaine et a catalysé les talents. Il a insufflé une énergie folle, capable de déplacer des montagnes. Une action en est la parfaite illustration : emmenant une contre-attaque comme un dragster, le Baron indique avec véhémence l’endroit où il veut qu’Eric Gordon se démarque, le sophomore s’exécute pour finalement obtenir les deux points plus la faute, faisant chavirer tout le public et s’enflammer son banc. Cette action est d’autant plus symptomatique que les Clippers ont détruit les Lakers sur le jeu en transition, avec Davis comme dénominateur commun.
10 septembre 2009
Preview Los Angeles Clippers 2009/2010
Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.
D’abord installée à Buffalo puis à San Diego, les Clippers vivent irrémédiablement dans l’ombre de leurs prestigieux colocataires ; ce qui a accentué le côté looser des Clips, pas toujours très au fait. Mais les choses pourraient changer.
Paint it Blake
En ayant obtenu au tirage le premier choix de draft, les Clippers ont vu leur horizon se dégager. Alors que, médusée par le départ de leur star locale Elton Brand, l’équipe de LAC semblait construite de bric et de broc ; l’arrivée de Blake Griffin risque de cimenter tout cela. Blake Griffin, c’est ce grand gaillard, qui a des airs dans le jeu de Karl Malone. Une pépite qui a déjà confirmée dans ses prestations estivales. Si ce n’est pas franchise player direct, c’est au moins un joueur d’impact considérable.
Le numéro 32 (plutôt en odeur de sainteté à Los Angeles) va être celui sur qui vont pouvoir se greffer les autres joueurs. A confirmer sur le terrain, certes ; mais il a le potentiel et le profil pour faire office de rouage manquant et transformer un tacot en perdition en un bolide de compétition. Car derrière, il y a notamment un sacré duo de jeunes pousses prêt à assumer le relai : l’ailier Al Thornton et l’artilleur Eric Gordon. Une ossature se dessine clairement.
Surtout qu’elle est plutôt bien soutenue par ses bases arrières. Un relai Chris Kaman – Marcus Camby en pivot dissuasif, ça reste un beau rempart quoiqu’un peu cher. Avoir gratté Rasual Butler, qui peut apporter des bonnes minutes défensives sans entacher la production offensive, est dans le même registre. Pour finir le tour d’horizon de ce squelette bien bâti, Baron Davis se pose en électron libre. Dans le genre meneur fou-fou, il est de ceux qui sont plus fous-fous que meneurs. Formidable attaquant au charisme fou, il est capable d’emballer un match et d’apporter une touche de folie. Ce qui nous fait, au final, une équipe plutôt diversifiée. Les pièces présentes sont intéressantes, reste à voir si LAC en fera une machine de guerre ou si ce roster finira comme tous les jouets Kinder trop compliqués à monter et donc éparpillés négligemment sur un coin de table.
Le Monsieur Plus
Baron Davis
Idéalement, ça devrait être comme le jeu pour gamins où l’on se passe le ballon pendant qu’un décompte est scandé ; mais uniquement un participant connait le moment de la mise à feu et quand le ballon va « exploser ». Baron Davis, c’est la bombe. On sait qu’il va exploser, mais l’on ne sait pas quand. Il est capable de se transcender sur certaines séquences et de faire souffler un certain vent de folie sur la rencontre. Ce qui a généralement une importance de poids dans la balance finale, au moment de faire les comptes ; cela a pu se voir dans la fameuse série contre Dallas. En ne devant pas assumer de porter l’équipe, il sera plus libre et pourra laisser d’avantage le jeu venir à lui. Il y a moyen alors que ces montées de température n’en soient que plus incisives.
Les actions que l’on aimerait voir :
- Baron Davis orienter le jeu sur jeu placé
- Une infirmerie vide
- Griffin confirmer massivement
- Gordon faire claquer le nombre de 3pts réussis sur un match.
5 août 2009
Rendez-vous pris pour le 27 octobre
Il a enfin été annoncé. Le calendrier des 1230 rencontres de NBA pour la saison 2009-2010 est tombé. Un sacré marathon, qui va commencer le 27 octobre prochain. La NBA aura pour l’occasion mis les petits plats dans les grands et attaquera directement par quelques plats de résistance bien fournis.
Presque 6 mois d’intense compétition, rythmés par des affiches savamment distillées tout au long de l’année. Quelques buzz orchestrés, que l’on prendra plus pour des clins d’œil aux fans que comme des vrais évènements ; comme Kobe Bryant qui ira fêter ses 81pts sur le parquet du Madison Square Garden où il avait pris feu l’an dernier. Une façon comme un autre de contourner le problème d’un si long calendrier.
Car, d’un point de vue purement sportif, il est impossible de prévoir autant à l’avance quelles affiches seront intéressantes et donc comment les répartir à l’avance pour disposer d’un calendrier équilibré avec de beaux duels chaque semaine. C’est donc sur des oppositions symboliques (joueurs qui reviennent sur leurs anciennes terres, rivalités,…) que la NBA table pour son calendrier. Les grandes chaînes TV n’ont d’autres alternatives que de suivre, puisqu’elles s’arrangent déjà pour réserver leurs soirées NBA. Avant donc que le saison commence, se basant sur des analyses l’état de forme supposée des équipes au moment de la draft et les performances de l’année précédente. C’est pourquoi la saison dernière, les Pistons jouissaient d’une exposition indécente par rapport au jeu proposé.
Exit donc les poulains, quand on ne diffuse que 15 matchs comme ABC voire 96 pour NBA TV, l’on mise sur des valeurs sûres. On notera que Houston, New Jersey, Sacramento, Milwaukee et Charlotte n’auront aucun de leurs matchs diffusés sur Espn ou ABC, à savoir le plus grand réseau nord-américain de diffusion de sport à la TV. Oklahoma et Toronto n’auront les honneurs de cette diffusion nationale qu’une fois. Ses équipes sont pourtant loin d’être inintéressantes, et nombreux sont les amateurs qui ne rechigneraient pas à voir des joueurs comme Durant, Turkoglu, Harris et compagnie plus souvent. Cela pourrait être un autre argument en faveur de la réduction de la longueur de la saison (82 matchs !).
Comme nous ne sommes pas annonceurs, nous n’allons pas vous pointer d’ores et déjà les quelques gros duels qui risquent de parsemer la saison. Durant cette période, nous vous ferons un point hebdomadaire sur les matchs de la semaine à regarder en priorité ; nous tenterons de mélanger les affrontements symboliques portés par le buzz et les matchs qui pourraient s’avérer intéressants vis-à-vis du jeu et des solutions proposées par les équipes en présence. Comme l’on est entre nous, je peux vous dire qu’il y a moyen de télécharger un grand nombre de matchs, via Internet, quelques heures après leur diffusion sur les chaînes locales. Vous devriez donc pouvoir vous procurer les matchs que nous conseillerons, mais nous allons vérifier que nous puissions faire ça dans la légalité avant de vous proposer les liens directement sur ce blog.
Mais « comme il faut bien s’occuper durant cette période estivale », voici un détail des rencontres programmées pour l’Opening Night. Traditionnellement un joli feu d’artifice. Cette année encore, l’on risque d’être heureux que la NBA reprenne :
Wanna be Starting Somethin’
Washington Wizards @ Dallas Mavericks
Deux équipes dont on pourrait attendre beaucoup. Qu’on attend de voir pour les classer dans la hiérarchie. Côté Washington, l’on attend bien évidemment beaucoup du retour de Gilbert Arenas. L’addition de Foye et Miller rend le secteur extérieur des Wizards plutôt impressionnant. Certes, la peinture apparaît toujours aussi friable, à l’heure où les prétendants bétonnent la raquette. Mais le trio fantastique de Wash' pourrait toujours faire quelques étincelles et devenir un sacré poil à gratter à l’Est. Pour les Mavericks, personnellement, je ne les voyais pas réussir à ce point leur saison dernière. Leur recrutement (Marion, Gooden) laisse à penser que la fameuse fenêtre d’opportunité n’est pas encore complètement fermée pour Dallas. Surtout avec un Nowitski encore stratosphérique.
En bref, nous avons à faire avec deux équipes qui pourraient bien être des outsiders surprises. A la condition que l’alchimie collective fonctionne bien. Ce premier match pourrait nous donner de précieuses indications de l’état d’esprit de ces équipes à l’entame de la compétition. Un bon début pour l’une de ces franchises pourrait la faire subitement monter dans la hiérarchie supposée et ses match-ups particuliers mis en valeur.
Houston Rockets @ Portland Trail Blazers
Ces équipes semblent aller vers un futur proche tellement diamétralement opposé qu’on en oublierait presque qu’elles se sont affrontées au premier tour des derniers PO. Et que c’est Houston qui a gagné. Portland est sensé suivre son carnet de route cette saison et franchir un nouveau cap – à savoir au moins un tour de PO. Andre Miller est arrivé pour montrer la voie, on attend d’Oden qu’il joue plus relâché et que Roy et Aldridge soient encore un peu plus phénoménaux. Après avoir été fébriles l’an dernier au début de l’exercice (la calendrier n’aidant pas), les Blazers doivent assumer d’entrée.
Cela passe par exemple par gagner ce premier match à domicile. Face à une équipe de Houston que l’on sent de l’extérieur un peu perdue et déboussolée par la perte de Yao Ming pour toute cette saison. McGrady se veut rassurant dans ses déclarations, mais c’est uniquement son rôle de capitaine qu’il joue. Yao n’étant plus là, il faut que McGrady soit comme un phare. Car après plus d’un an sans véritablement jouer, l’on ne peut pas savoir si le talent se serait quelque peu dilué. D’autant plus qu’il ne devrait pas être présent lors de cette Opening Night. Houston se présentera alors sans véritable leader. Bien que Houston soit doué d’un collectif brillant et bien huilé, Portland devra saisir l’opportunité et faire preuve d’un certain killer-instinct. Gage de maturité pour entamer cette saison où la pression et les attentes autour de cette équipe n’en seront que plus grandes.
LA Clippers @ LA Lakers
La guerre des voisins, comme se plaisait à le filmer Julien Courbet. Les Lakers auront à cœur de célébrer comme il se doit leur 15ème bannière de champion. Les Clippers voudront gâcher la fête, pour rappeler qu’il y a une autre franchise à Los Angeles. Traditionnellement dans l’ombre des Lakers (vous vous rappelez vraiment qu’ils étaient allé plus loin en PO que LAL en 2006 ?), les Clips aspirent à un peu plus de notoriété. Non pas grâce à la venue d’Iverson (les rumeurs semblent se tarir à ce sujet), mais bien avec leur #1 de draft, Blake Griffin. On nous le promet, ce joueur est plus proche d’un Karl Malone que du flop Olowokandi.
Retransmis à la TV, ce match sera surtout une affaire d’ego. LAL voudra montrer d’entrée qu’ils sont bien favoris à leur propre succession, tant qu’à faire en imposant une rouste au voisin peu farouche. LAC voudra prouver qu’ils méritent d’avantage de considération et qu’il faudra vraiment compter avec eux ; une telle victoire d’entrée de jeu pourrait donner du baume au cœur et une vraie âme collective à cette équipe qui semblait en manquer cruellement l’an passé. A part ça, l’on aura juste le temps de constater si Artest s’intègre bien à ce collectif si bien huilé des champions en titre ; et si l’arrivée de Blake a été couplée avec celle d’un vrai projet de jeu côté LAC.
Boston Celtics @ Cleveland Cavaliers
Chronologiquement, cela sera le match qui va ouvrir les hostilités. Après une série PO en 2008 du genre dantesque, la NBA avait programmé une revanche dès l’entame de la saison 2008-2009. Brouillonne, mais intense. La revanche n’a pas été du même tonneau, mais peu importait vu qu’on se languissait déjà de leurs retrouvailles en finales de conférence. Dommage pour eux, Orlando se la joue en mode renard et remporte la mise. Qu’à cela ne tienne ! L’on aura notre dose de melo-drame le 27 octobre pour une rencontre au sommet.
Car justement, entre le retour annoncé de Garnett et les arrivées de Sheed et Shaq, ce match risque d’être plutôt musclé. Les intérieurs des Celtics auront la bave aux lèvres pour débuter cette saison de reconquête, Shaq a affronté des catcheurs cet été. Ca promet du grabuge. Bien sûr, pour chapeauter le tout, l’on nous promet déjà un mano-a-mano entre Pierce et James pendant l’intégralité du money time. Aucune de ces deux équipes ne semble accorder à Orlando la légitimité de son titre de conférence ; ce duel apparaît donc, tant pour les C’s que les Cavs, comme un moyen de marquer l’Est de son empreinte. Ca va saigner, on vous dit !



