12 septembre 2009

Preview New Jersey Nets 2009 / 2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.

Ce petit état au nord de New York a vibré pour ses Nets avec notamment deux Finales au début du millénaire. Le trident magique Kidd- Jefferson – Martin a été dissout ; et comme si cela ne suffisait pas, les mauvais résultats amorcent la rumeur du déplacement de la franchise à Brooklyn, sous l’impulsion du rappeur Jay-Z. En cette année qui s’annonce, New Jersey a-t-il des motifs de croire au retour du beau temps ?



Show me what you got
Le départ du maestro Kidd a permis de récupérer Devin Harris. Plus libre, ce dernier s’est littéralement éclaté et a atteint un niveau All-Star qu’on pense qu’il saura conserver. Ceci s’est accompagné d’une bonne pioche, celle de Brooke Lopez au poste de pivot, venant combler des carences ancestrales du club concernant un tour de contrôle intérieure (comme nous l’avions évoqué dans notre billet consacré au bilan des rookies 2008). Cet été aura néanmoins marqué le départ de Vince Carter, véritable all-around player arrivé à maturité. Bien qu’ayant récupéré un jeune défenseur prometteur en la personne de Courtney Lee, cette amputation risque de laisser un trou béant dans le projet de jeu des Nets.

Economiquement, cet échange est un mouvement tiède. Certes il permet d’économiser quelques deniers, mais rien de significatif dans la course aux free agents pour laquelle beaucoup d’équipes tentent d’accrocher la pole position. L’équipe n’est pas particulièrement jeune (Harris a déjà 26 ans, tout de même) et la plupart des membres du roster n’apportent pas de profondeur ou de diversité au jeu de l’équipe. Personne pour réellement structurer le jeu parmi les Nareja, Simmons, Jianlian ou Boone. Aussi bons peuvent ils être, il manque clairement des joueurs capables de prendre le jeu à leur compte, en compagnie de Harris.

Car il faut bien avouer que derrière le numéro 34 de NJ, qui devrait donc être gavé de ballons et de stats, il n’y a personne pour prendre le relai. Un assemblage plus ou moins frustre de joueurs de complément, de missions ; mais sans points d’appui pour les libérer et les mettre en situation de s’exprimer. Bref, mieux vaut s’attendre à des shoots à la corde qui feront vibrer le fer plutôt que les foules.

Le Monsieur Plus

Courtney Lee : il ne révolutionnera sans doute pas le futur de la franchise. Néanmoins, il a une bonne carte à jouer. L’un des rares vrais poste 2 de l’effectif pourrait s’avérer complémentaire de Devin Harris, par sa défense sur l’homme et son adresse extérieure –sans oublier son goût pour les contre-attaques. Son entente avec son leader All-Star pourrait permettre aux Nets de voir la vie un peu moins noire, mais surtout de faire grimper sa propre côte personnelle. Surtout que vu la composition de l’équipe et sa volonté de revanche après son transfert, ce ne sont sans doute pas les opportunités de se montrer qui manqueront.

Les choses qu’on aimerait voir :
- Josh Boone ne pas changer de look
- une tentative de small ball, avec des joueurs comme Harris, Alston, Dooling, Nareja dans l’effectif.
- Jianlian Yi prouver qu’il n’est pas uniquement joueur NBA parce qu’il est chinois
- Brook Lopez continuer son travail de baobab des raquettes.

10 septembre 2009

Bruce Bowen : la fin d'une "sale" carrière

Bruce Bowen a toujours été un mec bien. Ça, on ne pourra jamais lui retirer. Toujours prompt à conseiller ses coéquipiers, à discuter avec son coach, à être quelqu'un de bien en dehors du terrain. Bruce Bowen a toujours été un sale type. On est obligé de le reconnaître. On est pas l'un des meilleurs défenseurs de la ligue sans rien. Quand on doit se coltiner Kobe, Lebron, Wade matchs après matchs on fait tout pour leur laisser un souvenir. On laisse trainer ses mains, on met des claques, on accroche des poignets, on fait des croche-pieds. On récupère la réputation d'un "dirty-player". Bruce Bowen a pris sa retraite. Et la plus belle reconnaissance qu'il puisse avoir c'est le soupir de soulagement des plus grands joueurs de la ligue.

Quelle est la vraie définition d'un joueur indispensable à son équipe ? Marquer 20 points, récupérer tous les rebonds, voler des ballons décisifs ? Des critères un peu vagues. Avec eux, Robert Horry n'appartient pas au Hall of Fame. Avec eux Bruce Bowen est juste un role player juste bon à sortir du banc. Et pourtant... Membre du 5 majeur des Spurs pendant 5 ans, Bruce Bowen était l'un des lieutenants principaux de Greg Popovitch. Ses stats : 6 points et 3 rebonds en carrière. Pas de quoi affoler les compteurs. Alors, faisons un petit retour sur la carrière de Bowen, aussi atypique que le joueur lui même.



Sorti en 93 de l'université de Cal State Fullerton, Bowen s'avère être un joueur moyen qui n'attire par les franchises NBA. Non drafté, il peine à se trouver une équipe, et c'est en France qu'il va atterrir : au Havre, fraîchement remonté en Pro B. Il devient un joueur incontournable de la division et participe l'année suivante à la montée en Pro A d'Evreux. Mais c'est toujours la NBA qui l'obsède, et ses allers retour entre la France (Evreux - Besançon) et la CBA (Rockford Lightning) finissent par payer : un contrat de dix jours aux Heats, vite prolongé au reste de la saison lui offre une place en NBA !

Le rêve américain

On croit souvent qu'une fois qu'on y est, le plus dur est fait. Mais la NBA est cruelle, et il faut perpétuellement se battre pour conserver sa place quand, comme Bowen, on est pas doué de capacités techniques et physiques hors du commun. Peu athlétique, pas un gabarit impressionnant, une vitesse correcte : il n'a rien de l'athlète type que l'on croise en NBA. Mais c'est à force de travail qu'il va finir par se faire une place dans la grande ligue. Il bourlingue entre Miami, Boston et Philadelphie. Il se spécialise dans la défense, et trouve son "spot" derrière la ligne à trois points à zéro degré. Son pourcentage à trois points décolle, il apporte sa pierre à l'édifice offensif, mais est surtout chargé d'être le chien de garde officiel de la star adverse. Il peut aussi bien prendre un meneur qu'un pivot et ne rechigne jamais à faire son lot de petites fautes agaçantes pour déstabiliser l'adversaire. C'est ainsi que Pop le remarque, et le fait signer aux Spurs dans le but de l'intégrer à sa philosophie de jeu : tout pour la défense. Il rejoint les joueurs du Texas la même année qu'un certain Tony Parker.



C'est le début de la success story : promu dans le 5 majeur, il ne le quittera presque plus. Il disputera la série hallucinante de 500 matchs d'affilés commencés dans le 5, série arrêtée uniquement à cause d'une suspension. Son jeu défensif lui vaudra le respect de toute la NBA. Trois fois dans le deuxième 5 défensifs de la NBA, puis trois fois dans le meilleur, il échoua deux fois aux portes du titre de DPY (defensive player of the year). Du côté offensif, on connaît tous son shoot dans le corner qui a si bien su terminer les actions collectives des Spurs. A la clef, 3 titres NBA (2003, 2005, 2007) pour la franchise, et un rôle de soldat de l'ombre pour Bowen. Mais le bougre n'est pas du genre à vouloir toute la lumière sur lui, d'autant qu'il préfère faire ses coups en douce.



Né 10 ans trop tard ?

Quand on regarde jouer Bowen, une chose vient à l'esprit : il aurait fait un membre parfait des Bad Boys, l'équipe des Pistons qui a remporté deux titres en 1989 et 1990. Même jeu rugueux prônant la proximité avec le défenseur, Bowen est l'un de ces rares joueurs capable de coller son adversaire à quelques centimètres, et de le suivre dans le moindre de ses déplacements. Son agilité défensive peut surprendre tant il semble frustre en défense. Il adore poser ses mains sur les bras et les avants bras, donner de petits coups même au visage. De quoi déstabiliser n'importe quelle star. Les stats le prouvaient à chaque fois : les stars baissaient leur niveau de jeu quand Bowen défendait sur elles. S'en suivait inévitablement des rixes et chamailleries, ou bien souvent les caïds de la NBA sont rarement critiqués. De là vient la réputation de joueur "sale" de Bowen, le seul à oser commettre des crimes de lèse-majesté sur Kobe, Lebron, Nowitzky... On se souvient bien de sa rivalité avec Ray Allen par exemple qui lui aura coûté 10.000 dollars.


Trop vieux ?

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Les Spurs s'essoufflent, voient la dynastie qu'ils avaient fondés commencer à se fissurer, et l'âge les gagner. L'an passé, Bowen a pour la première fois été relégué sur le banc. Seulement 10 matchs en tant que starter : Roger Mason lui étant préféré pour sa capacité à faire la différence à longue distance. Et en fin d'année, le couperet est tombé : les Spurs, dans un désir de rajeunissement et de rajouter une force de frappe à leur équipe échangent Bowen et autres "vieux" (Oberto, Kurt Thomas) contre Richard Jefferson, l'arrière-ailier des Nets. C'est la fin d'une époque, et Bowen n'a franchement pas le cœur à repartir dans une nouvelle aventure. Il annonce le 3 septembre la fin de sa carrière. Plus les jambes ? Bowen semblait inusable, mais pourtant, il se faisait moins présent sur son défenseur, moins rapide pour l'empêcher de pénétrer. Face à la vivacité de certains arrière, il a commencé à être dépassé. Et Bruce Bowen sans sa défense, ce n'est plus qu'un role player quelconque.


Alors le voilà parti. Son crâne lisse ne pénétrera plus sur le parquet de l'AT@T Center. Nul doute qu'on le reverra souvent aux côtés de David Robinson à venir encourager son équipe. Mais il ne devrait plus fouler les parquets NBA. Malgré des propositions des Celtics ou des Cavaliers. Il veut maintenant que les gens se souviennent de lui comme quelqu'un qui a gagné 3 titres. Il va reprendre une vie normale dans le salon de beauté qu'il possède avec sa femme. Il continuera sûrement à coller ses adversaires de près.

Il n'est pas du genre à vouloir un hommage ou voir son maillot retiré par le club. Mais l'idée que les plus grandes stars de la ligue se rendront à l'AT&T Center le cœur un peu plus léger que d'habitude devrait suffire...


Preview Los Angeles Clippers 2009/2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.



D’abord installée à Buffalo puis à San Diego, les Clippers vivent irrémédiablement dans l’ombre de leurs prestigieux colocataires ; ce qui a accentué le côté looser des Clips, pas toujours très au fait. Mais les choses pourraient changer.



Paint it Blake
En ayant obtenu au tirage le premier choix de draft, les Clippers ont vu leur horizon se dégager. Alors que, médusée par le départ de leur star locale Elton Brand, l’équipe de LAC semblait construite de bric et de broc ; l’arrivée de Blake Griffin risque de cimenter tout cela. Blake Griffin, c’est ce grand gaillard, qui a des airs dans le jeu de Karl Malone. Une pépite qui a déjà confirmée dans ses prestations estivales. Si ce n’est pas franchise player direct, c’est au moins un joueur d’impact considérable.


Le numéro 32 (plutôt en odeur de sainteté à Los Angeles) va être celui sur qui vont pouvoir se greffer les autres joueurs. A confirmer sur le terrain, certes ; mais il a le potentiel et le profil pour faire office de rouage manquant et transformer un tacot en perdition en un bolide de compétition. Car derrière, il y a notamment un sacré duo de jeunes pousses prêt à assumer le relai : l’ailier Al Thornton et l’artilleur Eric Gordon. Une ossature se dessine clairement.



Surtout qu’elle est plutôt bien soutenue par ses bases arrières. Un relai Chris Kaman – Marcus Camby en pivot dissuasif, ça reste un beau rempart quoiqu’un peu cher. Avoir gratté Rasual Butler, qui peut apporter des bonnes minutes défensives sans entacher la production offensive, est dans le même registre. Pour finir le tour d’horizon de ce squelette bien bâti, Baron Davis se pose en électron libre. Dans le genre meneur fou-fou, il est de ceux qui sont plus fous-fous que meneurs. Formidable attaquant au charisme fou, il est capable d’emballer un match et d’apporter une touche de folie. Ce qui nous fait, au final, une équipe plutôt diversifiée. Les pièces présentes sont intéressantes, reste à voir si LAC en fera une machine de guerre ou si ce roster finira comme tous les jouets Kinder trop compliqués à monter et donc éparpillés négligemment sur un coin de table.



Le Monsieur Plus
Baron Davis : Vu qu’il est sujet aux blessures, mieux vaut déjà compter comme du bonus l’apport de Baron Davis. Venu à la maison comme un franchise player, ce qu’il a toujours été, il devra apprendre à laisser les autres tenir la baraque. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne devra plus être une star, au contraire. A la manière de leaders qui font jouer leurs coéquipiers pour monter en régime en vue du money time, Baron Davis devra se ménager pour son moment. Sauf que lui, son truc, ça a toujours été l’imprévisible.


Idéalement, ça devrait être comme le jeu pour gamins où l’on se passe le ballon pendant qu’un décompte est scandé ; mais uniquement un participant connait le moment de la mise à feu et quand le ballon va « exploser ». Baron Davis, c’est la bombe. On sait qu’il va exploser, mais l’on ne sait pas quand. Il est capable de se transcender sur certaines séquences et de faire souffler un certain vent de folie sur la rencontre. Ce qui a généralement une importance de poids dans la balance finale, au moment de faire les comptes ; cela a pu se voir dans la fameuse série contre Dallas. En ne devant pas assumer de porter l’équipe, il sera plus libre et pourra laisser d’avantage le jeu venir à lui. Il y a moyen alors que ces montées de température n’en soient que plus incisives.



Les actions que l’on aimerait voir :
- Baron Davis orienter le jeu sur jeu placé
- Une infirmerie vide
- Griffin confirmer massivement
- Gordon faire claquer le nombre de 3pts réussis sur un match.

8 septembre 2009

Preview Washington Wizards 2009/2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.

La maison blanche est le cœur de l'Etat américain. Washington en est sa capitale, bien souvent éclipsée par le rayonnement de sa voisine : New York. En basket, la réputation des Knicks dépasse largement celle des Wizards avec pourtant peu de résultats ces dernières années. Ces Wizards qui depuis quelques années se construisent intelligemment autour de leur leader Gilbert Arenas. Celui-ci revient justement d'une longue absence cette année. L'occasion à nouveau de regarder vers l'avant ?



Le retour d'Agent Zéro

A la fin de la saison 2006/2007, Gilbert Arenas se blesse gravement aux ligaments du genoux et doit manquer les playoffs. Une fois rétabli, il tente un comeback la saison suivante : mais ne peut disputer que 13 matchs. Un an et demi et 3 opérations plus tard, il revient la saison dernière et peut disputer 2 matchs au cours desquels il réussit un double double. Les Wizards nous l'annoncent guéri et plein de motivation pour cette nouvelle saison, ils récupèrent enfin leur pièce maîtresse qui leur assure quasiment une place en playoffs. Car Arenas n'est pas seulement un redoutable shooter (42% au shoot en carrière, 35% à 3 points), il sait se mettre au service du collectif, mais est surtout capable de prendre les choses en mains quand il le faut. Son surnom d'Agent Zero lui vient à la fois de son numéro et de sa capacité à enquiller les shoots au buzzer, jugez plutôt :





Si son talent de money player est toujours là, il va retirer un sacré poids des épaules de ses coéquipiers dans les moments décisifs !

Avec à la baguette Flip Saunders, les Wizards ont l'impression de redémarrer à zéro pour une nouvelle période qui devrait s'annoncer plein de succès. Derrière Arenas, celui qui a tenu la barraque en son absence n'est autre que Antawn Jamison. Si il n'est plus tout jeune (33 ans), il sait faire le boulot et prendre de la place dans la raquette. Il est secondé dans la raquette par Brendan Haywood qui semble lui aussi avoir quelques pépins de santé, mais qui assure le boulot à défaut d'être très doué offensivement. Carton Butler vient compléter le Big Three (Arenas - Jamison - Butler) qui n'a rien à envier aux meilleurs trios de la ligue. Une force de frappe conséquente, complétée dans le 5 par Deshawn Stevenson, qui va devoir lutter pour conserver sa place dans le 5 de départ.



Car les Wizards se sont renforcés pendant l'intersaison. Les arrivées vont faire du bien : Mike Miller arrive pour prétendre à une place dans le 5 majeur à la place de Stevenson. Randy Foye est un backup de luxe pour Arenas. Autrement dit, la ligne arrière des Wizards a fier allure et fera baver d'envie la plupart des autres équipes. L'arrivée de Fabricio Oberto amènera de l'expérience dans la raquette à défaut de technique. Et à 34 ans, il aura de plus en plus de mal à assurer sur la longueur de la saison. C'est donc côté intérieur que le bât blesse : même si les départs sont négligeables, il a fallu envoyer Songaila et 2 pivots aux Wolves. Derrière Haywood et Jamison il va falloir que le niveau s'élève : Blatche est certes performant (10 points, 5 rebonds) mais sa taille (2m10) le fera souffrir contre ses opposants. McGee, plus grand, est un peu limite et manque d'expérience. Et le backup de Jamison, McGuire est très moyen. Autrement dit, en cas de problème de fautes il va falloir jouer small-ball.


L'avenir n'est pas assuré

33, 29, 27. L'âge du big-three des Wizards. Autrement dit, peu d'années devant eux pour atteindre enfin un bel objectif, à défaut du titre. L'absence de rookie cette année (le tour de draft a été envoyé aux Wolves) n'assure pas du tout l'avenir. Si le recrutement semble prévoyant en cas de rechute d'Arenas, une défaillance de Butler ou Jamison serait sûrement très dure à surmonter pour les Wizards. Il ne reste plus à Flip Saunders qu'à croiser les doigts, espérer éviter les blessures et que l'alchimie prenne à nouveau pour qu'on retrouve les Wizards en mai prochain sur les parquets !

Le facteur X

Gilbert Arenas

Etonnant de nommer la star de l'équipe comme facteur X, mais après presque deux ans sans Arenas, c'est bien lui qui va ammener le renouveau de la franchise. Butler et Jamison ont prouvés qu'ils n'avaient pas les épaules pour tenir la barraque, le retour d'Arenas en tant que sniper officiel et franchise player leur fera donc du bien. Il devrait rééquilibrer le jeu de la franchise et amener une nouvelle menace sur les défense. Bien ardue sera la tâche de l'équipe adverse...

Les actions que l'on veut voir

- Arenas enchaîner les buzzer beater

- Les Wizards devenir la 5ème franchise NBA à passer une saison à moins de 20 victoires à une qualification en playoffs.

- Flip Saunders prouver qu'il est bien un grand coach

- Un jeune de l'équipe (McGee, Blatche, McGuire) se révéler

- Oberto enfin montrer que ses JO de 2004 n'étaient pas un simple "coup de chance"



6 septembre 2009

Preview Phoenix Suns 2009/2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.

Au coeur de l'Arizona, la 5ème ville des Etats Unis accueille les Phoenix Suns, sa franchise de basket. Sous un soleil de plomb qui fait de la ville l'une des plus chaudes des Etats Unis, se cache l'US Airways Center l'arène flamboyante de la franchise NBA où résonnent encore les exploits de la bande à Barkley...



Les Suns c'est d'abord un style de jeu peaufiné pendant 5 ans par Mike D'Antoni. Le plus européen des coach américain a apporté le "run and gun" à la NBA et a permis aux Suns de réaliser de grosses performances offensives. La meilleure attaque de la ligue pendant plusieurs saison a en effet multiplié les matchs à plus de 120 points. En totale opposition avec le style des Spurs, son rival de ces années fastes, et qui a malheureusement presque à chaque fois mis un terme aux ambitions de titre de la franchise de l'Arizona. Les Suns n'ont finalement pas tenus le coup face à ces successions d'échecs, et Steve Kerr, le général manager, a commencé à démanteler le puzzle, pièce par pièce.


Shaquille O'neal est arrivé, a passé deux saisons... et est reparti, l'occasion de rebâtir quelque chose cette année ? L'équipe sera en tout cas menée par les deux vétérans : Steve Nash et Grant Hill pour encadrer avec leur expérience le renouveau programmé de la franchise. Renouveau orchestré par Alvin Gentry, le coach, qui a remis au goût du jour le run and gun. Si Stoudemire est toujours présent, il se dit que les Suns aimeraient échanger leur intérieur, certes dominant, mais un peu trop blessé ces dernières années. O'Neal parti, c'est Channing Frye qui a été recruté à l'intérieur : 2m10 pour prendre de la place dans la raquette, mais des stats en baisse depuis sa saison rookie en font un choix étrange. Autre renfort de choix : Jason Richardson récupéré aux Bobcats en échange de Boris Diaw durant la saison. Certes Diaw était une pièce importante, mais le flou quand à sa vraie place aux Suns l'a brimé. Richardson amène une force de frappe importante, tandis que Barbosa est un des rares survivants du run and gun de D'Antoni.



Alors, le désir des Suns de se tourner vers la jeunesse est-il possible au vu du roster de l'équipe ? Les jeunes Dudley, Dragic, et Lopez ont certes du talent, mais avec un temps de jeu limité ils n'ont pas réussi à s'en servir pour se montrer sous leur meilleur jour. Lopez pourrait bénéficier du départ de O'Neal, Dragic de l'âge de Nash, et Dudley de celui de Grand Hill. Autrement dit, les "vieux" vont devoir apprendre à céder la place aux jeunes tout en les formant. Mais sans vraie future star, dur de se tourner vers l'avenir avec sérénité, car les deux rookies sont loins d'être de futures stars : Earl Clark a fait une bonne saison avec Louisville, mais pas de quoi affoler les compteurs cette année, et Taylor Griffin est un joueur moyen de NCAA. Pas la panacée...

Le facteur X

Leandro Barbosa

Avec Stoudemire et Nash, il est l'un des seuls anciens de l'époque D'Antoni. Son shoot sans faille en font un 6ème homme exemplaire. Jamais du genre à râler sur son temps de jeu (24 minutes par match), toujours prompt à sortir du banc et à enquiller les shoots à longues distances, il doit s'affirmer dans une équipe vieillissante où il pourrait prendre du galon. La présence de Jason Richardon risque de lui coûter quelques shoots, il devra donc continuer à sélectionner ses tickets shoots pour que son efficacité lui assure un rendement toujours aussi important.





Les actions que l'ont veut voir

- Stoudemire enfin faire une saison complète, redevenir une force dominante dans la raquette, et claquer quelques bons dunks bien sentis

- Un bon vieux alley-oop Nash/Stoudemire

- Barbosa enchaîner les 3 points

- Steve Kerr enfin se remettre en question sur les transferts des Suns

- Mike D'Antoni revenir nous régaler avec le "vrai" run and gun (bah quoi, quelle idée d'aller s'enterrer à New York ?)

5 septembre 2009

Heat Dancers Madness : Episode 4

La période des vacances est finie. Mais retrouvez le sourire ! C’est l’heure de l’épilogue de notre feuilleton estival ! Vous n’allez pas être déçu, car c’est un véritable feu d’artifice qui vous attend pour clôturer la saison. Placez les enfants devant un bon jeu vidéo, mamie devant Julien Lepers et succombez : le Final Four du Heat Dancers Madness, c’est tout de suite sur le blog 24 secondes, et c’est à ne surtout pas manquer.

Elles ne sont donc plus que 4. La compétition est donc plus serrée que jamais. Afin de connaître plus en détails les ultimes prétendantes, nous ne les avons pas rencontrées afin de préparer ces interviews factices qui regorgent d’informations véridiques et vérifiées mais également d’éléments témoignant de notre pure déduction. Notez bien que ceci n’est pas un simple prétexte pour voir des filles en petite tenue :




Karelix



24s : Bonsoir Karelix. Pour notre entrevue, tu nous as donc conviés dans ce restaurant spécialisé dans la cuisine portoricaine.


Karelix : En effet, je suis très chauvine en matière de cuisine. Les mofogos, c’est un pur délice ; bien qu’on ait l’impression que c’est un nom de Pokemon.



24s : A ce propos, nos lecteurs meurent d’envie de connaître ton Pokemon préféré.


K : J’imagine bien ! Je vais vous paraître un peu old-school (ndlr : en anglais dans le texte) mais j’ai une affection toute particulière pour Carapuce. Il est si mignon. Et le type eau, c’est trop classe. Comme je dis toujours : la vie, ce n’est pas attendre que la tempête passe, c’est apprendre à danser sous la pluie.



24s : C’est très… particulier. Tu te sens vraiment l’âme d’une poétesse ?


K : Je ne sais pas. En tous cas, j’adore les textes de Francis Lalanne.



24s : Tu dois donc être une fervente lectrice de notre blog !


K : Mais tout à fait. J’avoue avoir un faible pour les folles envolées lyriques de Marrh. Ca me rappelle également que j’ai travaillé avec des enfants handicapés. Ce blog est une vraie pépite pour celles et ceux qui veulent s’évader avec des mots.



24s : Tu dois sans doute apprécier les autres classiques de la littérature française, alors.


K : Hugo, Voltaire, Shakespeare, … Je suis folle des lettres « a la francaise » (ndlr : en anglais dans le texte). J’ai en discuté avec le joueur français de Miami, dont personne ici ne retient le nom, c’est tellement dur à prononcer, il m’a conseillé une émission culturelle : Motus. Tous ces mots, c’est impressionnant. On retrouve la distinction française jusque dans la composition du jingle, vous savez, celui quand on tire la boule noire.


24s : Ca tombe bien, nous sommes en contact avec Thierry Becaro, pour notre rubrique « Le 5 de ». Il va nous faire une composition avec uniquement des joueurs dont le nom fait 8 lettres.


K : C’est formidable ! J’ai toujours rêvé de rencontrer ce magicien des mots. Un savoir et une maîtrise technique inouïe. Et puis ce côté impitoyable quand il sort « Et non, Geneviève » lorsque la candidate donne des mots démesurés. Je vous avoue qu’il m’émoustille. C’est vraiment mon type d’homme. Lui et Bertrand Renard hantent mes rêves les plus osés.



24s : Merci bien pour ces quelques minutes que tu nous as consacrées.


K : De rien. Hasta luego, comme on dit sur les bords de Seine.




Katya



24s : Bonsoir Katya. Pour notre entrevue, tu as choisis de nous emmener dans une salle d’arcade. Le jeu est une de tes grandes passions ?


K : Les jeux vidéos, c’est mon dada. Je suis une sorte d’Omar Shariff jeune, la barbe en moins.



24s : Tu apprécies certains genres en particulier ?


K : Pas du tout, je suis plutôt pour l’éclectisme. Je joue à quasiment tout. Sauf à Dead or Alive Xtrem 2, ça me rappelle trop le boulot.



24s : Pour toi, le jeu vidéo répond à un besoin d’évasion ?


K : Ca me fait voyager dans des univers différents, c’est plutôt cool. Et puis, je rencontre plein de gens quand je joue online. J’ai même eu quelques joutes avec Zeze, ce brillant rédacteur. Je le trouve meilleur analyste que gamer : je le bat assez régulièrement.



24s : Peux-tu nous en dire d’avantage ?


K : Il est d’une fourberie extrême et fait quelques coups en sournois, mais généralement je le sens fébrile dans les moments décisifs. Il parait que c’est une exception culturelle française, ce goût pour la défaite. L’esprit Coubertin, sans doute.



24s : Tu voudrais dire que selon toi, les français sont des loosers ?


K : Désolé de vous dire cela, mais vous n’avez pas une réputation des plus louables. Vous dégagez toujours ce brillant esprit culturel et éclairé –comme à travers ce blog- mais il y a comme un arrière goût de râleur voire de méprisant. Vous avez une certaine aura, mais elle sent comme vos fromages. Je préfère les belges, ils paraissent plus joviaux. Mais je vous rassure, on vous adore quand même, dans le fond.



24s : Une interview sans concessions. Mais tu risques peut-être de te mettre bon nombre de votants français à dos…


K : C’est dommage, mon rêve est de retourner sur les plages près de Biarritz. Bronzer topless devrait me permettre de rallier une bonne partie de la côté bretonne à ma cause. Et si cela ne suffit pas, pour continuer dans le folklore, je suis prête à épauler Natalie Simon pour la présentation d’Intervilles.



24s : La flamme devrait se ranimer auprès de tes supporters français, sans nul doute.


K : J’espère. C’est comme Jeux sans Frontières, mais sans les autres pays, histoire de ne pas finir dans les derniers à chaque fois. Nan, j’arrête de vous taquiner, vous êtes plutôt bons dans certains domaines. Genre l’aviron. Ca serait dommage de vous provoquer et qu’on se fasse envahir par des rameurs sans qu’on ait le temps de riposter.


24s : On est aussi vachement bons en handball.


K : En ? Vous savez, nous, à part les hamburgers, tout ce qui vient d’Allemagne…



24s : On aurait trouvé pires que nous ? Les Allemands ?


K : Le problème, c’est que depuis l’intervention US pendant la seconde guerre mondiale, ça n’existe plus les allemands, si ?



24s : N’y a-t-il donc aucun français que tu admires pour sa réussite ?


K : Ne vous méprenez pas. Je généralise et use de phrases choc de moi-même, histoire que vous n’ayez pas à ré-écrire l’interview pour aguicher le chaland. Je vous ménage en quelques sortes. Parce qu’il y a incontestablement des français qui ont connu un succès indéniable. Christophe Lambert par exemple.



24s : Ravi de constater que nos fleurons culturels sont toujours appréciés outre-Atlantique. Je pense que nous allons clôturer cette interview sur cette bonne note.


K : Merci à vous.




Odaymis



24s : Bonsoir Odaymis. Pour notre entrevue, tu as choisis de nous donner rendez-vous dans une salle de gym.


O : Oui, autant joindre l’utile à l’agréable. J’ai des goûts totalement stéréotypés, je l’admets : j’adore les grands mecs musclés, à la Olivier Minne.



24s : Une référence internationale en la matière.


O : C’est clairement le symbole de l’élégance à la française. Le french lover, quoi. C’est aussi pour ça que j’ai accepté votre interview, vous êtes tellement choux tous les deux.



24s : Ravis


O : Sérieusement, vous avez une masse capillaire digne des Beatles, un regard à la Barry White et un sourire en coin comme celui d’Arthur. Le mix parfait des grands séducteurs de ces dernières générations. Si vous m’avouez que vous avez le déhanché des Bee Gees, je fonds immédiatement.



24s : On se rapproche plus de celui de Carlos, mais on devrait pouvoir s’arranger. D’ailleurs, on pourrait s’organiser un petit strip poker avec quelques unes de tes collègues.


O : Volontiers ! Vous autres français êtes logés à bonne enseigne : avoir un porte drapeau comme Patrick Bruel… Cette intensité dans le regard, cette aura presque animale qu’il dégage quand il abat ses cartes. Cette sensualité dans son bluff et dans le « … Pas mieux » qui l’accompagne traditionnellement.



24s : Tu sembles complètement conquise par le charme français.


O : Mais complètement. Ca doit être une sorte de test pour pouvoir obtenir son passeport français, non ? C’est formidable la passion pour les femmes qui habite chaque français ; quand j’entends les textes de Patrick Juvet, moi, ça me fait rêver.



(ndlr : pourtant rongé par sa soif d’investigation, notre équipe a préféré payer un cocktail alcoolisé à notre invitée que de lui préciser que Patrick Juvet est suisse)



24s : Maintenant qu’on est copains, on peut te le dire : on connait personnellement le voisin de Salvator Adamo. On pourrait aller en vacances dans le sud de la France, sur la « Cote Dujour » comme vous dites avec votre accent, on irait se passer une soirée chez lui, bercés par le son de bossa nova de cet autre grand séducteur made in France (ndlr : le fait qu’il soit italiano-belge ne serait, selon nos reporters, qu’un détail sans importance).


O : *rires* Oh oui ! Ca serait génial. Au crépuscule, avec les grillons, le parfum de romarin et les Apéricubes. Par contre, j’espère que vous aurez une rose entre les dents, comme dans la pub pour le dentifrice.



24s : Adjugé. Ceci marquera la fin de l’interview formelle, si tu es d’accord.


O : *rires* Oki doki.




Ashley



24s : Bonsoir Ashley. Pour notre entrevue, tu as choisis de nous donner rendez-vous au sortir d’un cours de salsa.


A : Preuve que j’adore danser et que j’ai la chance de faire de ma passion mon métier !



24s : Qu’est-ce qui t’as donné la passion de la danse ?


A : Comme pour beaucoup de mes collègues, c’était en partie pour plaire aux garçons. Mais, dans un registre plus personnel, je pense que ma grande admiration pour Chantal Goya m’a aidé à franchir le pas très jeune.



24s : Grande figure de l’entertainment à la française. Tu as d’autres exemples qui viennent de notre pays ?


A : Kamel Ouali, bien sûr. Quand tu arrives à faire danser Nolween Leroy ou Magalie Vaé, c’est un grand motif d’espoir. Lance Armstrong qui revient, c’est rien à côté. Sinon, j’aime aussi beaucoup Sylvain Mirouff, un vrai vendeur de rêves en barres.



24s : Avec de tels modèles, tu dois être d’un perfectionnisme extrême.


A : C’est vrai. Ca en devient une qualité et un défaut en simultané. Je veux que tout soit ficelé avant de lâcher le monstre sur scène. Mais que malgré les répétitions, ne pas tomber dans la routine : chaque sortie sur scène est unique et il ne faut pas relâcher les efforts et l’attention. Si regarder en boucle les prestations de Philippe Candeloro m’a appris quelque chose, c’est bien cela.


24s : Imagines-tu vivre hors des feux des projecteurs ?


A : Pas vraiment. D’ailleurs je sais que cela peut être gênant pour mon entourage. Idéalement, j’aurai la chance d’avoir un compagnon qui comprendra que j’ai besoin de cela pour m’épanouir ; nous deviendrions les Sherley et Dino locaux. J’ose espérer quand je n’aurai quand même pas sa voix. J’avoue que c’est un besoin tellement viscéral que je pourrai devenir votre Première Dame si besoin.



24s : C’est vrai que ça a l’air d’atteindre des proportions assez imposantes. Tu n’es pas inquiète ?


A : On m’a souvent conseillé de me faire suivre. Mais je me fais déjà tellement suivre dans la rue que je ne sais pas si ça vaut le coup de payer pour ça. Vous voyez, j’ai le même humour que Anne Roumanoff, je suis faite pour le strass et les paillettes. Par contre, j’éviterai l’abondance de rouge, à des fins esthétiques.



24s : Histoire de te mettre dans l’ambiance alors : Vous aimez les chiens ?


A : Oh oui, Michel ! Presque autant que ce gratin de courgettes que Jean-Pierre Coffe vient de nous amener en plateau.



24s : Bien vu ! Tu es fin prête pour être l’invitée de Michel Drucker. Le rôle de tes rêves, je présume.


A : Pour être franche, je rêve plutôt d’une apparition dans un revival de Sœur Thérèse point Com. Niveau émission, j’aimerai insuffler mon dynamisme à la retransmission du Keno, et Vincent Perrault a l’air d’être un binôme excellent.



24s : Il ne nous reste plus qu’à te souhaiter bon courage pour ta future carrière.


A : Merci. A bientôt !



And the winner is...


Les demi-finales ont été très disputées : Karelix 48-52 Katya et Ashley 47-53 Odaymis. Pour la couronne de reine des pom-poms, Odaymis l'a emporté par 60% des suffrages. Un grand bravo à elle !




4 septembre 2009

Preview Oklahoma City Thunder 2009/2010

Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.



Dans le paisible état du même nom et traversée par la mythique route 66, Oklahoma pourrait paraître champêtre. Il n’en est rien, la ville est clairement rentrée dans le troisième millénaire et retrouve un dynamisme fulgurant. Preuve en est : ils ont accueilli les Hornets lors du néfaste ouragan qui a fait tant de dégâts. Le public a maintenant sa propre équipe, transfuge direct de Seattle. Après des débuts poussifs, OKC aperçoit-il une éclaircie ?





I hear thunder but there’s no rain


Forcement, quand l’on a à peine gagné une vingtaine de matchs la saison passée, difficile de s’enthousiasmer. Mais pourtant, la fin de saison a été bien plus concluante qu’une entame catastrophique ; ce qui laisse présager que l’équipe est sur la bonne voie. Car il faut bien rappeler que le Thunder est une équipe résolument jeune, avec Kevin Durant porté en franchise player dès son premier match NBA. C’est d’ailleurs sa propre maturité (et son replacement au poste 2) qui a guidé l’embellie tardive de Oklahoma City : plus à propos, il a gagné en efficacité et a donc laissé plus de place pour l’épanouissement de ses partenaires.



Parlons-en de ces partenaires. Car derrière le numéro 35, voué à avoir une saison de All-Star, il existe toute une troupe bien sympathique. En commençant par Jeff Green, lieutenant attitré de Durant, drafté quelques tours après lui. La ligne arrière a fière allure aussi, avec l’explosif Russel Westbrook, qui a dépassé les attentes dès sa première saison. Le rookie Harden devrait apporter une dimension supplémentaire au frontcourt, par sa maîtrise du jeu pas piquée des hannetons.



Le bas blesse quand on va fouiner du côté du secteur intérieur, tenu par Nenad Krstic et Nick Collison. Deux joueurs qui jouissent d’une technicité très poussée, mais qui manque singulièrement de coffre pour résister défensivement à certains mastodontes ou pour tout simplement exister dans la raquette. Privés de point d’ancrage intérieur, les schémas offensifs du Oklahoma City Thunder risquent de ne pas être optimaux. Cela risque d’entraver toute ambition collective et condamner cette équipe à faire dans le développement de joueurs. Le talent est bien présent, autour d’un trip solide Durant – Green – Westbrook, et leur permettra de faire quelques coups ; ce qui devrait enflammer un public qui ne demande que ça. Mais l’effectif est mal calibré et devrait manquer de consistance sur la durée.



Le facteur X :


DJ White : Outre qu’il ait un nom de disc jokey nordique, DJ White pourrait s’avérer précieux, dans la quête de poids dans la peinture. Il a pointé le bout de son nez en avril, avec des stats honorables : il atteint la moyenne de points et de rebonds parmi tous les intérieurs de la ligue. S’il s’inscrit dès novembre dans la rotation, il pourrait poster quelques chiffres positifs ; couplé à un impact physique intéressant.





Les actions que l’on aimerait voir :


-Un communiqué dans lequel le créateur du logo et des maillots fasse son mea culpa pour outrage au bon goût


-Kevin Durant qui claque un poster dunk en hommage à Velvet Hoop, son personnage pour une pub de son équipementier


-Shaun Livingston réussir son come-back


-Westbrook sur contre-attaque