Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.
Dallas, ce n’est pas seulement son univers impitoyable. C’est un puissant centre industriel et technologique pour le pétrole, les télécommunications, les banques ou encore l’information. Big-D a pour devise « Live large, Think Big », un adage dont ses Mavericks pourraient bien s’inspirer.
You can stay under my umbrella
Depuis le semi-échec du transfert pour Jason Kidd, qui n’a pas réussit à replacer les Mavs dans la course au titre, Dallas est un peu laissé de côté médiatiquement. Pourtant, ils ont réalisé quelques mouvements pendant l’intersaison, dans l’ombre, et qui pourraient bien se révéler bénéfiques. On part déjà d’une base plutôt solide, avec surtout un Dirk Nowitzki en forme olympique qui continue à poser des questions existentielles aux défenses adverses. Jason Terry s’éclate dans son rôle de 6ème homme et apporte une bonne dose de dynamisme et scoring en sortant du banc. Pour finir, certains annoncent que Josh Howard est enfin sorti du tunnel et qu’il va arriver à un niveau de prestations entrevues il y a quelques années, car il a vraiment le potentiel pour être un des ailiers les plus prolifiques.
Il faut ajouter à cela les arrivées estivales. Tout d’abord celle de Shawn Marion, en perdition depuis son départ de Phoenix. Nul doute que The Matrix n’aura plus l’éclat d’antan, mais recadré sur la défense (où il peut encadrer aussi bien des arrières que des intérieurs) il devrait se révéler être d’une aide précieuse ; couplé au fait qu’il risque de bien booster le jeu rapide en proposant des solutions pour les contre-attaque. Apparait également Drew Gooden, sous-utilisé lors de son récent passage aux Spurs. C’est un intérieur solide, tant en attaque, avec quelques moves dos au panier intéressants, qu’en défense où sa présence en un-contre-un peut entraver certaines actions. Et d’autres comme Tim Thomas avec son envergure et son shoot ou Quinton Ross. Bref, voici une toute une nouvelle panoplie de possibilités tant en défense qu’en attaque qui viennent se greffer à la gamme des Dallas Mavericks.
Surtout qu’à la baguette, l’on a maître Jason Kidd. Certes, il a l’air d’un papy quand il se fait exploser en vivacité par un Chris Paul ; mais ce monsieur a une sacrée intelligence sur tout ce qui concerne le basket et c’est un pur meneur de jeu, au sens premier du terme. Car même si tous les joueurs précédemment ne sont pas complémentaires dans un schéma classique, nul doute que Jason Kidd et l’entraîneur Rick Carlisle sauront monter une machine de guerre. Avec une tour de contrôle défensive comme Erik Dampier, un sacré feu-follet en la personne de Jose Juan Barea ou de joueurs de devoir comme Greg Buckner ou Kris Humphries, l’équipe des Dallas Mavericks est sacrément modulable ; tellement que l’on risque de ne pas savoir comment la prendre. Les Mavs risquent d’être une sacrée peste pour les grosses cylindrées et ils ont clairement un coup à jouer en étant plus ou moins caché médiatiquement.
Le Monsieur Plus :
Shawn Marion : On l’a senti déconnecté depuis son transfert de Phoenix. Il retrouve une franchise du haut de tableau, gageons qu’il retrouve l’envie avec. Sa faculté à devenir le chien de garde attitré de la star adverse risque de servir grandement une défense de Dallas déjà solide. De l’autre côté du terrain, il pourrait de même réussir à s’adapter et à se glisser dans les brèches pour faire parler ses talents de finisseurs. Saura-t-il se mettre en troisième rideau pour faire profiter au mieux l’équipe de sa belle polyvalence ? Le manque de reconnaissance a été un des facteurs de son bon de sortie lâché par les Suns ; mais en acceptant de se servir au mieux du travail des autres, sa contribution pourrait porter les Mavs vers les sommets.
Ce que l’on aimerait voir :<
-Kidd et Marion sur contre-attaque
-Nowitzki faire une autre saison MVP
-Des line-ups inédits
-Drew Gooden servi régulièrement pour apporter du scoring poste bas.
23 septembre 2009
Preview Dallas Mavericks 2009/2010
20 septembre 2009
Preview Charlotte Bobcats 2009/2010
Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.
Dans la plus grande ville de Caroline du Nord régnait les Hornets. En effet, la ville a été surnommée « nid à frelons » en hommage à la virulence de la population locale durant la Guerre d’Indépendance. Mais la franchise NBA des Hornets s’en est allé vers d’autres contrées, laissant un trou béant dans l’activité de la région. Mais une meute de félins a récemment fait intrusion dans The Queen City.
What’s new pussycat ?
Avec Jordan dans les bureaux de la direction et Larry Brown sur le banc, les Bobcats font pas mal parler d’eux pour une équipe qui n’a jamais atteint le seuil des Play-offs. Surtout qu’ils n’ont pas de véritable franchise-player : Emeka Okafor a enchaîné les prestations solides sans avoir réellement porté l’équipe et a été de toute façon échangé cette année. Contre Tyson Chandler. Jason Richardson n’a pas pu assumer ce rôle de leader par le passé ; l’équipe dirigeante a jugé bon de ne pas donner suite aux appels du pied d’Allen Iverson. Certains s’insurgent en disant qu’il n’y a pas de winner dans cette équipe, de joueur capable de prendre le jeu à son compte pour forcer la décision. Le roster des Charlotte Bobcats fait étalage d’un collectif plus homogène. 
En l’état, l’on a du mal à discerner une hiérarchie. La formule pourrait rappeler celle des Pistons de 2004, dirigé par Larry Brown. Mais la qualité de l’effectif est moindre en Caroline du Nord, indéniablement. Le collectif, aussi bien bâti soit-il, manque cruellement d’amplitude. On risque d’assister à une mise en application pure des différents systèmes de jeu, avec au final personne pour vraiment faire une différence. Un jeu peut-être bien pensé mais terriblement ronronnant. Le basket est certes un sport collectif mais l’on est que 5 sur le terrain, d’où le poids que peut avoir une domination individuelle.

Car sur le papier, l’assemblage prête aux ambitions. Une défense collective puissante, renforcée par l’arrivée de Tyson Chandler, chasseur de ballons en haute altitude, qui vient donc prêter main forte à quelques spécialistes du genre comme Raja Bell ou Gerald Wallace. G-Force que l’on trouvera sans doute de l’autre côté du terrain, entouré de techniciens spécialisés comme Vladimir Radmanovic longue distance, Nazr Mohammed prêt du cercle ; avec le soutien de DJ Augustin ou Boris Diaw à la baguette. Les pièces sont là, certaines très spécifiques, mais personne ne semble se dégager pour avoir un rôle moteur et apporter une inertie à cette équipe. Les perspectives d’une qualification en PO (ils étaient 9ème l’an dernier) pourraient les aider ; une attitude qui se forgera dès les premiers pas au training camp.
Le Monsieur Plus
Boris Diaw : Ce mec doté d’un talent énorme dégage un capital sympathie énorme, du coup ça efface sa prédisposition à se laisser vivre. On ne va pas changer les gens, mais Larry Brown a besoin d’un Diaw entreprenant pour son secteur offensif. Il faut qu’il aille chercher les points ; aller gratter des paniers en férocité, tant pis pour les esthètes. Il faut qu’il crée du jeu, pas seulement faire des extra-pass qui nous font nous émerveiller de l’altruisme dont peut faire preuve le genre humain que l’on croyait naturellement égoïste.
Ce que l’on voudrait voir :
-Boris Diaw au poste 4
-Tyson Chandler faire une saison pleine
-Michael Jordan rester discret
-Gerald Wallace se révéler être un leader de choix.
19 septembre 2009
Preview Houston Rockets 2009/2010
Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.
Houston est surtout connu pour abriter un centre de la Nasa et pour sa puissante industrie pétrochimique. C’est d’ailleurs ici que se situe la plus forte concentration de laboratoire en recherche sur la santé. Cela tombe bien car les Rockets auraient bien besoin d’un petit remontant.
We’ve got a problem
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. L’annonce de la convalescence longue durée de Yao Ming a jeté un froid sur une franchise qui a vaillamment entraîné les futurs champions en titre à une série en 7 manches. Avec la retraite du brave Dikembe Mutumbo, la raquette des Houston Rockets apparaît certes bagarreuse mais sous-dimensionné. Pour suppléer des joueurs comme Luis Scola ou Chuck Hayes, l’on a fait venir presque en catastrophe l’intérieur David Andersen. Ce dernier a participé à quelques belles campagnes en Europe dans des clubs prestigieux comme le Virtus Bologne, le CSKA Moscou ou le FC Barcelone. Mais il n’a pas le profil pour être dominant dans les peintures NBA. Houston dispose d’une armada talentueuse de joueurs combattifs prêts à aller au charbon dedans, mais clairement pas de point d’ancrage de poids.
Une star se dissipe, une autre revient. Tracy McGrady a déclaré qu’il comptait bien revenir à son vrai niveau et qu’il bosse comme un forçat pour que l’on puisse revoir le vrai T-Mac la saison prochaine. Ce qui serait une bonne chose à la fois pour Houston, en manque cruel de leader capable de prendre le jeu à leur compte, mais également pour T-Mac himself, sachant qu’il entre dans sa dernière année de contrat et qu’il veuille sans doute gratter quelques dollars dans le big bang contractuel qui s’annonce l’été prochain. Mais sachons raison garder. Son retour n’est pas programmé pour le training camp et il devra prendre le train en route, ce qui n’est jamais bon pour un joueur qui n’aurait pas vocation à se fondre dans la masse. Et puis attendons surtout de l’avoir vraiment vu en action, car on ne l’a pas vu véritablement performant depuis maintenant de très nombreux mois.
Un joueur que l’on a plutôt vu à son avantage ces derniers temps, c’est Aaron Brooks. Le meneur feu-follet a complètement assumé de se retrouver avec les clefs de la maison. Par contre, l’on peut se poser des questions quant à sa faculté à cimenter le jeu d’une équipe. Il sait parfaitement forcer les failles dans le jeu adverse, mais pourra-t-il les créer pour les autres ? J’ai de gros doutes quant à sa capacité d’être le point central de l’attaque des Rockets. Car le problème vient surtout du secteur offensif. Avec des bestiaux comme Shane Battier ou Trevor Ariza au marquage individuel et une défense collective parfaitement huilée avec des aides et des changements calibrés au poil. D’ailleurs, être privé de tour de contrôle pourrait permettre à la défense d’accroitre son niveau d’intensité et adopter un style encore plus harassante. Le gros souci est de savoir qui va se dévouer pour mettre le ballon dans le filet en face. Ca rappelle presque les enjeux de l’équipe de France, avec les soucis récurrents que l’on connait une fois les choses sérieuses arrivées.
Le Monsieur Plus
Trevor Ariza : Quand on est dans l’équipe de Kobe Bryant et Pau Gasol, on prend ce que les deux lascars nous donnent –souvent sur un plateau. Mais avec le manque de convictions quant au jeu offensif des Rockets laisse présager des opportunités pour se montrer. Bien qu’il n’ait pas des facultés ostensibles pour se créer son shoot, le bonhomme sait driver et dispose d’un shoot extérieur qui peut s’avérer efficace. Le jeu en Triangle a aussi pu être une bonne école pour développer son côté créatif et ainsi apporter du liant au jeu de Houston. Et si Ariza devenait (derrière Tracy McGrady ou pas) le dépositaire du jeu des Rockets ?
Les actions que l’on aimerait voir
-Scola continuer de s’arracher sur le moindre ballon
-Brian Cook se mettre au diapason en défense
-Brooks avec un jeu encore plus électrique que jamais
-Battier élu défenseur de l’année, enfin.
18 septembre 2009
Tim Hardaway honoré
Le retrait du maillot d'un joueur NBA est toujours une cérémonie pleine d'émotions, une récompense pour une carrière pleine de talents et de dévouement pour une équipe, et une manière de se rappeler de joueurs qui ont pris leur retraite quelques années auparavant, mais qu'on ne voudrait pas oublier.Les Miami Heats ont annoncés leur intention de retirer le maillot de Tim Hardaway lors d'une cérémonie en début de saison. Un bel hommage pour l'ex all star qui a maintenant pris sa retraite depuis plus de 6 ans. Si il a joué plus longtemps pour les Warriors que pour les Heats, il s'est bel et bien inscrit dans leur légende...
Tim Hardaway a commencé sa carrière NBA en 1989. Drafté par les Golden State Warriors il s'intègre très vite dans leur jeu, et fait partie du "Big Three" local, avec Chris Mullin et Mitch Richmond. Un trio redoutable et complémentaire : Hardaway pour passer la balle, Mullin pour le shoot extérieur et Richmond pour sa capacité à aller dunker sur la tête de n'importe qui. C'est là qu'il a pu faire admirer au monde entier son talent pour le cross-over, en étant l'un des pionniers à casser les chevilles de ses adversaires en deux dribbles.
Après 7 ans de bon et loyaux services, il quitte les Warriors pour les Heats. C'est là qu'il entrera dans le coeur des fans de la franchise en rejoignant Alonzo Mourning pour ce qui allait être les plus belles années des Heats. Si les deux compères n'ont jamais atteint les finales NBA, ils auront été une fois en finale de conférence, battus par les Bulls de Jordan. Ils auront surtout fait naître la rivalité avec les Knicks, en les rencontrant 4 années consécutives en playoffs, pour 3 éliminations, souvent dans des séries houleuses avec des joueurs suspendus.

La saison 96-97 sera la meilleure pour lui sur le plan des performances : nommé dans la All-NBA First Team, il sera l'un des prétendants malheureux au titre de MVP. L'un des meilleurs shooteurs de la ligue, et l'un de ses meilleurs passeurs. En 91 il deviendra le septième joueur seulement de l'histoire à accomplir une saison à plus de 20 points et 10 passes. Il détient aussi un autre record beaucoup moins glorieux : celui de la pire performance au shoot de l'histoire, avec un 0/17 en 1991.
Mais l'âge venant petit à petit détériorer son jeu, il finira sa carrière avec des piges à Dallas, Denver (où il se distinguera en envoyant un écran de télé sur le terrain), et les Pacers. Sans grand succès, il décidera de prendre sa retraite et de devenir consultant. Il s'est investit dans des franchises ABA et CBA, mais ses problèmes personnels (il a notamment annoncé publiquement son homophobie et a été licencié de son club) ou des problèmes économiques (faillit de son club ABA) ne lui ont pas permis de continuer sur cette voie.

Alors on peut comprendre que les Heats aient voulus l'honorer. Même si il n'y a pas passé l'essentiel de sa carrière, c'est là que ses performances ont été les plus remarquables. Et puis, Miami peut parfois être originale quand aux maillots retirés : celui d'un certain Michael Jordan est notamment suspendu au plafond de la salle des Heats, Pat Riley ayant décrété qu'aucun joueur de sa franchise n'avait le droit de porter le numéro d'une telle légende, faisant des Heats la seule équipe à avoir retiré le maillot d'un joueur d'une autre équipe. Hardaway ira rejoindre son ex-coéquipier Alonzo Mourning en tant que 2ème maillot du club retiré. La cérémonie aura lieu le 28 octobre, juste avant le match contre l'équipe qui l'aura tant privé de bonheur : les Knicks de New York. Un dernier clin d'oeil du destin ?

16 septembre 2009
Preview Indiana Pacers 2009/2010
Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.Quand on a connu la médiatisation provoquée par la présence d'un All Star d'un niveau de Jermaine O'Neal, il est souvent difficile de passer à un quasi anonymat en quelques saisons. Mais cela peut parfois amener à l'éclosion de certains joueurs qui deviennent de véritable franchise players. Est-ce le cas pour les Pacers, c'est ce que nous allons voir...

La problématique de l'équipe d'Indiana est en fait assez simple : Danny Granger a t-il les épaules pour devenir la star de cette équipe ? Aux vues de ses stats on serait tenté de répondre oui : même avant le départ de O'Neal, il était un fidèle lieutenant au bon rendement, maintenant que la star est partie, il explose totalement au point d'avoir été nommé MIP (Most Improved Player : joueur ayant le plus progressé) la saison dernière. 26 points et 5 rebonds de moyenne, ça fait automatiquement de vous la principale menace de votre équipe. Toutefois, cela n'a pas suffit à envoyer les Pacers en playoffs, d'abord à cause des blessures : un seul joueur à 82 matchs, et surtout Mike Dunleavy Jr qui n'a même pas joué vingt matchs. Un manque flagrant de soutien offensif pour une équipe qui pratique le run and gun ca pose forcément des problèmes. TJ Ford est un bon meneur mais pas une assurance tout risque, et tourner à seulement 5 passes avec une telle équipe d'artilleurs c'est pas énorme...
Alors pour remédier à cela, Larry Bird (le directeur des opérations basket et Jim O'Brien le coach, ont décidés de se rabattre petit à petit vers un jeu plus défensif. Pour cela, le recrutement a été orienté vers des joueurs de devoir qui peuvent s'acquitter de ces tâches sans rechigner. Les recrutements de Earl Watson et Dahntay Jones ont été fait en ce sens. La ligne arrière des Pacers prend maintenant un aspect plus défensif et travailler. Marquise Daniels, plutôt orienté vers l'attaque a été laissé libre, et Rasho Nesterovic a lui aussi quitté le club.
Côté rookie, les Pacers semble avoir réalisé un gros coup : Tyler Hansbrough a été sélectionné en 13ème position. Etrange pour un joueur élu quatre fois dans le meilleur cinq de la conférence ACC, ayant remporté le titre NCAA et élu deuxième meilleur joueur universitaire l'an dernier. Surtout quand le joueur en question vient de North Carolina. Et pourtant, les experts NBA ne l'attendaient pas très haut à la draft, doutant de son intégration en NBA. Bird et les Pacers l'ont choisi, en espérant qu'il arrive à s'adapter au jeu NBA. L'autre rookie AJ Price est un meneur plutôt moyen, qui devrait avoir du mal à se faire une place dans la rotation.
Au final, les Pacers n'ont que très peu recrutés, mais semble capable de s'appuyer sur un effectif solide. Le retour de Dunleavy devrait permettre de renforcer le jeu de l'équipe, mais c'est toujours à l'intérieur que l'équipe semble un peu faible : si Troy Murphy assure au poste 4, Jeff Foster est très moyen au poste de pivot et son backup Roy Hibbert n'est pas le jeune le plus prometteur à ce poste. On comprend mieux le choix d'un jeu orienté run and gun.
Le facteur X
Mike Dunleavy Jr

Comme souvent, c'est des joueurs de retour de blessures que l'on attend le plus. Il faut dire que Dunleavy était il y'a un an un joueur à 19pts à 42% à 3 points. Si il arrive à revenir en force, il apportera un danger constant à l'extérieur, et pourra jouer arrière ou ailier. Mais comme tout retour après une opération, les risques de rechute ou de baisse de niveau sont grands. On attend avec impatience de le voir à l'oeuvre.
Les actions que l'on aimerait voir
- Mike Dunleavy revenir en forme
- Tyler Hansbrough donner des regrets aux 12 équipes qui ne l'ont pas drafté.
- Danny Granger s'installer en tant qu'All Star
- Les Pacers de retour en playoffs
15 septembre 2009
Iverson sur la route de Memphis
Le feuilleton aura duré tout l’été. Allen Iverson cherchait une terre d’exil pour se rappeler au bon souvenir des fans de NBA. Après un jeu de pistes médiatique, c’est finalement à Memphis qu’il ira poser ses valises.
L’an prochain, Allen Iverson sera donc un Grizzlie. Un sacré coup médiatique pour la franchise, dont la seule star par le passé a été Pau Gasol, qui était de quoi intéresser les amateurs mais pas de quoi faire se lever les foules. On peut même se mettre à rêver de voir des jeunes fans porter dans la rue un jersey des Griz’, hors de Memphis. En plus, cela nous donne l’occasion de consacrer un billet entier sur cette franchise, en plus de notre prochaine preview.
Et pourtant, médiatiquement, ce choix est loin d’être le plus glamour. Tellement que nous sommes rapidement passé dessus lors d’un précédent billet. A peine le temps de dire que c’était une idée ridicule sur le plan sportif. Mais nous voilà donc devant les faits accomplis, ce qui va nous pousser à creuser d’avantage l’analyse. Mais l’on a beau retourner le problème dans tous les sens, le bien fondé de cette signature nous échappe.
Même d’un point de vue médiatique, ce qui semble être la première motivation de cette transaction, le vase est plus qu’à demi-vide. Allen Iverson aux Memphis Grizzlies, ça sonne quand même footeux pré-retraité en exil au Qatar. Oui, c’est un grand nom, oui il a toujours cette vista et son aura ; mais y aura-t-il un impact majeur dans un marché plutôt moribond ? Memphis ne pourra pas créer un engouement au niveau national et la présence d’Iverson dans l’équipe deviendrait presque anecdotique. Alors qu’un marché plus porteur (New York, Miami) aurait été plus à même de faire vibrer les foules au rythme des prestations du génial lutin, quelque soit le bilan comptable.
Mais soit, Allen Iverson est déterminé à prouver sur le terrain ce dont il est capable ; peu importe finalement le glamour de sa nouvelle franchise. Ca va au-delà de la simple image, c’est une véritable rédemption qui le motive. Et c’est là que les ennuis commencent. Car si l’opération marketing est discutable, les perspectives sportives s’annoncent clairement mauvaises. Allen Iverson n’est pas ici pour se laisser vivre ; les derniers mois l’ont beaucoup marqué et il prend personnellement les remarques sceptiques sur sa valeur réelle.
Cela fait caisse de résonnance avec sa volonté affichée d’être dans le 5 majeur et de ne pas changer de moule sur simple demande de son entraîneur. Allen Iverson semble plus que jamais obnubilé par « faire du Iverson », ce qui n’aurait pas été une mauvaise chose en soi, à considérer qu’il ait pu signer dans une équipe faite pour l’accueillir. Car même si la complémentarité d’une association entre Iverson et Mayo/Conley/Jaric peut se révéler pertinente sur certaines séquences, nul doute qu’ils devraient finir par se marcher sur les pieds. Car Iverson n’est pas du genre à faire dans la mesure, et ces déclarations pleines de flamme et de détermination tendent à indiquer que ça ne sera pas cette année qu’il va jouer avec le frein. Des OJ Mayo, des Rudy Gay voire des Marc Gasol risquent de ne pas avoir l’opportunité de s’épanouir totalement ; alors qu’au contraire, l’on devrait gaver ces talents de schémas dédiés pour leur faire engranger un maximum d’expérience. Avec un contrat d’un an, Iverson devrait avoir plutôt le rôle d’éducateur. Nul doute qu’il sera un modèle d’engagement pour ses coéquipiers, mais saura-t-il les mettre dans les meilleures dispositions sur le terrain ? Cela n’a jamais été son jeu, où il excelle avec une équipe bâtie autour de lui. Au final, l’expérience pourrait même être vécue comme une bride par ces jeunes joueurs et non comme une incitation au dépassement. D’autant plus quand il y a déjà un gaillard comme Zach Randolf, pas du genre à laisser sa part au chien.
Mais Allen Iverson reste ce grand joueur que l’on connait. Cela aurait été une grande perte de le voir tirer sa révérence si tôt. Autant le voir dans ces conditions que de ne pas le voir du tout. Plus de la moitié du roster actuel des Griz a moins d’une année NBA dans les jambes ; et pour ceux-là en particulier, jouer aux côtés de The Answer sera quand même une sacrée dose d’adrénaline. Les fans de Memphis vont voir jouer sous leurs couleurs l’un des arrières les plus prolifiques de tous les temps. Alors, certes, l’on a passé tous les précédents paragraphes à dire que ce transfert est rationnellement infondé. Mais la NBA, et le sport en général, se nourrit de ces affects pour se sublimer. Donc pourquoi pas, l’impact sur la communauté pourrait bien se révéler plutôt positif.
14 septembre 2009
Preview Orlando Magic 2009/2010
Histoire de vous tenir en haleine d’ici la reprise de la saison NBA, 24 secondes vous propose un tour d’horizon des différentes franchises de la ligue. Et ce, de manière totalement aléatoire ; une seule solution pour ne pas rater l'équipe dont vous êtes fan : nous suivre tous les deux jours jusqu'à la reprise de la saison ! On sait, on est fourbes.
Le soleil floridien, Disneyworld,… Orlando, la « City Beautiful » fait rêver. Et dispose de la seconde capacité hôtelière des Etats-Unis. Un cadre paradisiaque dans lequel les journalistes NBA pourraient bien se retrouver de nouveau en juin prochain.
Thank you, Mario ! But our princess is in an another castle...
On pourrait refaire le match une bonne dizaine de fois, du genre à se demander pourquoi diable Stan VanGundy a été aussi hasardeux dans sa gestion du poste 1. On pourrait aussi se dire que le Orlando Magic a d’avantage perdu sa Finale que les Lakers l’ont gagné. Mais le fait est que le Magic n’a toujours pas obtenu sa première bannière et affiche un bilan de 1-8 en Finales. Turkoglu est parti et les principaux concurrents à l’Est (Boston, Cleveland) se sont renforcés et sont remontés comme des coucous. Revoilà donc Orlando dans la même situation qu’il y a 4 mois : celui du troisième larron. 
Un costume de challenger qu’on leur a prêté l’an dernier mais qu’ils n’ont pas arrivé à troquer contre celui de favoris, malgré donc une Finale. Un manque de considération qui les a motivé l’an dernier ; qui devrait s’accentuer cette année par ce que Stan VanGundy appelle un manque de respect. Il faut dire que les sceptiques ont du grain à moudre, notamment avec le départ de Hedo Turkoglu. Le maestro turc conférait toute sa dimension au jeu de la franchise floridienne.
Son départ entraîne un recalibrage des schémas du Magic. Ce qui rend moins incisifs les mismatchs dont jouissait Orlando et qui ont fait tant de mal à Cleveland. La créativité et les mensurations hors-normes du turc rendaient le jeu d’Orlando atypique. Beaucoup pensent qu’il était l’ingrédient indispensable à la formule magique qui a entraîné la franchise floridienne en haut de l’affiche.
Mais il ne faut pas oublier que le Orlando version 2009/2010 va continuer à filer de nombreux maux de tête aux coachs adverses. Car même si l’on partirait sur un cinq majeur plus typé, l’effectif dispose d’un large panel offrant des possibilités multiples. La composition d’Orlando ne pose plus un gros problème, mais peut en causer plein de petits. Le rookie Ryan Anderson est un intérieur qui peut dégainer de loin, Matt Barnes est un ailier dont la palette offensive risque de poser de nombreux problèmes, Mickael Pietrus peut faire des piges sur les postes 2 et 3.
Nul doute que Stan VanGundy va savoir en jouer. Car même si l’on peut déplorer sa gestion globale de la Finale, il ne faut pas oublier que c’est un grand coach, qui à mon sens aurait mérité d’être récompensé l’année dernière. Sur la dernière possession du Game 2 face à LAL, il a dessiné un schéma nickel pour un alley-hoop sur Lee. A 1 partout, ce n’est plus la même série ; et l’on serait peut-être en train de louer la vision tactique et le projet de jeu de SvG. Son équipe a grandement gagné en profondeur ; sans doute que son book de schémas aussi.
Il ne faut pas oublier non plus que l’on parle d’une équipe avec un All-Star incontesté : Dwight Howard est un monstre et peu peuvent rivaliser dans la peinture avec lui. Jameer Nelson devrait continuer sur sa lancée pré-blessure et devrait pouvoir revenir assez vite parmi les meilleurs meneurs du plateau. Rashard Lewis reste le joueur élégant mais dangereux que l’on connait, et il pourrait même s’éclater encore plus avec le départ de Turkoglu et des appels offensifs qui lui seront encore plus adaptés. Sans oublier la recrue : Vince Carter. Il est arrivé à maturité à New Jersey et c’est devenu un véritable all-around player. Capable d’apporter dans plein de secteur, il a également un sacré cran et caractère. Orlando tient le joueur vers qui les ballons convergent presque naturellement dans le money time. Il sait prendre le jeu à son compte et le Magic en avait sans doute besoin. Certes, c’était enthousiasmant de voir ce jeu bien léché et ce triangle Howard-Lewis-Turkoglu enchaîner les schémas de tableau. Mais dans la fournaise, il faut un gars capable de dominer la situation, d’aller chercher les points au forceps ; quitte à se que cela soit plus laborieux.
Le Monsieur Plus
Brandon Bass : la grosse nouveauté, quelque part. En effet, Bass a un profil de 4 plutôt classique. Maintenant qu’il n’est plus le back-up de Nowitski, il risque bien de faire un bond statistique. De même, il devrait délester Howard ou Lewis de quelques tâches besogneuses, notamment au niveau du combat intérieur.
Les actions que l’on aimerait voir
-Dwight Howard et Marcin Gortat en mode Tours Jumelles
-Mike Pietrus ne pas perdre son shoot pendant la saison
-La mascotte verte
-Howard, Pietrus, Carter à la finition ; Nelson et Jason Williams à la baguette : Dunk-o-rama, baby !!
