6 févr. 2010

Beaubois tient sa chance !

Dans le microcosme des basketteurs francais en NBA, chaque belle performance est salué d'un cocorico dans la presse française. Rares sont les joueurs français à être plus populaires aux Etats Unis qu'en France. Et pourtant...

Rodrigue Beaubois est arrivé un peu par surprise aux Dallas Mavericks. Et si en France son début de saison a été suivi de manière assez discrète, il était déja très côté outre-Atlantique et le public de Dallas se ravissait de ses performances en pré-saison. Un début de saison réussi, puis une chute du temps de jeu inexplicable. On pouvait croire à un coup du sort pour le Guadeloupéen, mais non, à force de travail et de patience, il vient de décrocher de quoi espérer une immense carrière !



Rageant, voilà ce qu'on pensait après le début de saison de Beaubois. Des matchs à près de 20 minutes de temps de jeu, des performances autour des 10 points de moyenne, des présences régulières dans le top ten, mais voilà que Rick Carlisle s'amuse à lui retirer du temps de jeu, à en faire la troisième rotation au poste de meneur (derrière Kidd et Barea qui n'est pourtant pas une foudre de guerre), et le guadeloupéen de se morfondre sur le banc d'une équipe qui réalise un excellent début de saison. Pas de place pour se plaindre.

Mais Beaubois est un bosseur. Il l'a prouvé cet été lors des camps d'été, et il le prouve encore durant la saison régulière. Et Rick Carlisle d'annoncer enfin la nouvelle : Beaubois a gagné sa place de 2ème meneur derrière Jason Kidd. Barea est replacé en tant qu'arrière derrière Terry, et Rodrigue devrait voir son temps de jeu augmenter considérablement (surtout si Kidd est encore blessé). Maintenant, il ne restait plus qu'à profiter de cette annonce pour marquer le coup. Ce que Beaubois a fait de fort belle manière.


Pourtant la défaite des siens face aux Timberwolves paraît surprenante tant l'équipe du Minnesota est décevante cette saison. Mais plus que la performance de l'équipe (bah oui, on est chauvins), c'est la superbe performance de Beaubois que l'on retiendra : 17 points, 2 passes, 2 interceptions. Petit bémol avec ce manque de passes et ses 4 balles perdues, mais Beaubois doit encore apprendre de Jason Kidd. Il est plus un meneur scoreur qu'un meneur passeur. Et son adresse au shoot l'aide bien en cela. 6/10 aux shoots dont 4/5 à trois points. Et le meneur des Mavericks n'a pas été déstabilisé par la lourde faute flagrante dont il a été victime.


Reste pour lui à continuer sur sa lancée lors de matchs gagnés par son équipe, et à sortir de gros matchs contre des grosses équipes. Jason Kidd l'a pris sous son aile, et on ne doute pas qu'il saura lui transmettre sa vision du jeu et son sens du collectif. On peut vraiment nourrir de gros espoirs pour le rookie français, et sa présence au Rookie Game aurait pu être d'actualité si il avait eu du temps de jeu plus régulier. Une chose est sûre : si il continue sur sa lancée, on devrait le voir apparaître de plus en plus souvent dans le rookie ranking de NBA.com. Et c'est tout le mal qu'on lui souhaite !


5 févr. 2010

Les blogs ont la parole

Voici venir la première édition de la revue de presse que nous avons mis en place avec nos partenaires. Chaque semaine, vous découvrirez le meilleur des blogs francophones sur la NBA et de ce qui a marqué la semaine précédente. Une manière pour vous comme pour nous de nourrir la réflexion et de porter un regard nouveau par le biais d’analyses souvent complémentaires. Faites claironner les trompettes et longue vie à la revue de presse !

Fadeway.fr : Fadeway.fr revient sur le match de la semaine, l'opposition entre les deux derniers champions NBA, les Los Angeles Lakers et les Boston Celtics.

Basketblog : Basket Blog revient sur les problèmes de chaussures de Ron Artest. Apparemment il n'y pas que des avantages à avoir son modèle signature.

1contre1 : À défaut d'impressionner sur le terrain, Hedo Turkoglu réalise la meilleure interview "post-game" de l'année.

2 févr. 2010

En avant pour le Rodéo !

San Antonio part pour son récurrent Rodeo Trip. Les coéquipiers de Tim Duncan vont enchaîner 8 matchs loin de leurs bases du AT&T Center, pour laisser la place à un rodéo dans leur antre. L’évènement étant régulier, il rythme traditionnellement le calendrier des Spurs. Cela revêt même un aspect culturel, les joueurs ayant pour tradition de ne pas se raser durant tout ce voyage.

Le fait de s’exiler pour éviter la musique country et les bovidés féroces a pour habitude de souder l’équipe. Cette série marque généralement un tournant dans la saison des texans et annonce l’arrivée des Spurs aux affaires sérieuses. En effet, la franchise a pris la bonne habitude de se servir de ces matchs comme d’un élan fédérateur qui les porte jusque tard dans les PO.

Cette année, tous espèrent que l’histoire se répète. San Antonio en a désespérément besoin. Rien n’a véritablement changé depuis le tableau peu élogieux que nous avait dressé Zeze il y a un peu moins de 2 mois. Le recrutement estival ambitieux ne produit pas de dividendes et l’équipe a clairement perdu de son alchimie. Jamais dans l’ère Tim Duncan les Spurs se sont embarqué dans un Rodeo Trip avec un si faible pourcentage de victoires. En effet, SAS pointe à 27-19, soit un .587 à peine correct. Jusqu’à présent, le plus bas taux était de .632 en 2004, soit 31-18 ; pour finir ce périple avec un bien plus flatteur 37-19. Les Spurs finiront par remporter la bagatelle de 57 victoires.



Tim Duncan considère ce Rodeo Trip comme un tremplin. Il en attend beaucoup de choses cette année. Pour 5 de ses coéquipiers actuels, cela sera une première. Parmi ces joueurs, des pièces importantes de ce qui était sensé être la reconquête pour San Antonio. Au cours de ce voyage dur, le capitaine espère que toute l’équipe va arriver à se mettre au diapason et retrouver une conduite irréprochable. Evidemment, être les uns sur les autres pendant un mois, ça vous soude un groupe et donc contribue à vous rendre sur la même longueur d’onde.

A terme, le staff espère que cela sera synonyme d’un retour de la rigueur collective. On peut penser que les rotations défensives seront plus efficaces et les aides plus appuyées. On peut de même imaginer que les joueurs se trouveront mieux en attaque. Les trous d’air en défense et les pertes de balle, ce sont justement les grosses lacunes de son équipe sur les derniers matchs, selon Greg Popovich. D’ailleurs, les six derniers matchs ont été joués à domicile pour seulement 2 victoires. Preuve que quelque chose ne tourne vraiment pas rond chez les Spurs et qu’il y a un travail de profondeur à faire. Le Rodeo Trip a traditionnellement consolidé les bonnes prédispositions de San Antonio. Cette fois-ci, ils s’y lancent plus comme dans un pèlerinage.

1 févr. 2010

Boston toussote

Seraient-ce déjà les premiers symptômes des rhumatismes des Celtics ? Toujours est-il que Paul Pierce, Kevin Garnett, Ray Allen, Rajon Rondo et compagnie connaissent la période la plus difficile depuis leur association. Des problèmes peut-être plus profonds qu’il n’y parait et que les sélections pour le All-Star Game ne doivent pas masquer.

La récente défaite face aux Lakers peut apparaître comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour certains observateurs. Outre poser genou à terre face au rival historique, ce match a marqué la fin d’un mois de janvier peu glorieux. 6-8, le premier mois à bilan négatif de toute l’histoire du Big Three. Serait-il temps de passer à autre chose du côté de Boston ?


Après tout, si l’on revient quelques mois auparavant, à l’heure des premiers pas des Tres Amigos sous la même tunique : on parlait alors d’une fenêtre d’opportunité de 2 ans, voire 3 ans en étant optimiste. Alors certes il y a eu l’émergence de Rajon Rondo qui aurait pu changer la donne. Il mène formidablement à la baguette des joueurs aux qualités et aux egos énormes. Il a progressé dans leur giron. Mais il est encore trop juste pour être autre chose qu’un relai. La preuve en a été lors du quatrième QT face aux Lakers, où la défense pourpre et or a délibérément commis des largesses sur le meneur pour rester verrouillée sur les ténors des Celtics. Au final, LAL a pu combler un écart de 11pts, pour finalement l’emporter sur un tir d’un Kobe Bryant ce soir encore trop en délicatesse avec son shoot pour être honnête.

Ce n’est malheureusement pas la première fois que Boston voit fondre une avance et se faire plumer dans les instants décisifs. Les deux derniers matchs précédents ce duel face aux rivaux californiens, l’histoire était plus ou moins la même. Contre Orlando puis Atlanta, les Celtics n’ont pas eu assez de coffre pour encaisser dans le money time. Fatalement, cela contraste avec leur attitude de soiffards l’année du titre puis dans l’euphorie de leur grade de champions durant l’entame de la saison suivante. Finalement, on doit se rappeler que le leitmotiv de la constitution de ce groupe est d’aller chercher la bague qui manquait au palmarès de ces grands joueurs. Après deux années particulièrement électriques menées tambours battants, on peut comprendre que l’environnement ne soit pas des plus propices pour se remettre en selle et avoir toujours le feu sacré ; ils l’ont, leur bague, aller en chercher une seconde requiert encore plus d’influx et peut-être que l’assurance de ne pas avoir un palmarès vierge leur enlève la passion dévorante qu’il leur faudrait pour remettre le couvert.


Bien sûr, ce n’est pas la seule variable à prendre en compte. La baisse de régime en intensité s’explique aussi par les blessures. Celle de Kevin Ganrett, plus particulièrement. Lui qui était d’une intensité brûlante en défense, ce qui faisait de lui un peu l’âme de cette équipe. Force est de constater que même si on considère son focus toujours aussi intense, le corps ne répond plus aussi bien. Rouillé par des problèmes récurrents au genou, The Big Ticket n’a plus son impact d’antan. Et Rasheed Wallace, sensé suppléer l’ancien Défenseur de l’Année, assume des retards dans les rotations trop criants pour s’avérer satisfaisants. La défense est au bout du compte bien moins intraitable que par le passé et surtout a tendance à s’effriter dans les moments décisifs, comme lors des derniers QT des matchs sus-cités : Orlando, Atlanta, Los Angeles. L’efficacité défensive était le socle du succès de ces Celtics et les fondations apparaissent aujourd’hui de moins en moins solides.

La situation devrait s’améliorer légèrement avec le retour de Marquis Daniels aux affaires. Mais évidemment, il ne va pas combler les lacunes du secteur intérieur, ou PJ Brown et Leon Powe avaient des rôles de ciment sans doute sous-estimés à l’époque. Et aussi, Marquis Daniels ne sera jamais à la hauteur du travail abattu par James Posey, dont le départ n’a, là encore, pas assez suscité de réactions. Outre être un défenseur attitré de haute volée pour des superstars comme Lebron James, Kobe Bryant ou Carmelo Anthony, c’était un vrai joueur âpre, dur, « nasty » comme disent nos amis outre-Atlantique. Loin de l’aspect sur-joué que l’on pourrait détecter chez Rajon Rondo et en plus canalisé que chez Kevin Garnett, il définissait admirablement l’attitude défensive rugueuse qui a fait le succès des C’s. Maintenant, il faut constater que les Celtics ne font plus peur et les intimidations (comme celles répétées mais assez peu efficaces sur Pau Gasol dimanche) n’ont qu’un impact limité sur le mental des adversaires. Et cela commence avec le bilan à domicile : le TD Garden n’est plus une antre imprenable.


Mais en attendant, nombreux sont ceux qui pointent du doigt Ray Allen. Non pas qu’il soit particulièrement mauvais, en dépit de statistiques clairement dans la tranche inférieur de ce qu’il nous a habitué à produire. Certes, il a manqué le panier de la gagne face aux Lakers et on ira chipoter sur quelques loupés à des moments clés de matchs récents ; mais il n’en demeure pas moins un artilleur hors pair, dont il n’y a pas d’équivalent sur le marché. Mais certains considèrent que la chance du Big Three est passée et qu’il faut passer à autre chose. Cela permettrait de donner un nouvel allant à l’équipe. De même, l’on parle d’échanges incluant des joueurs au profil pour défensif pour venir densifier la forteresse des C’s. On évoque notamment Kirk Hinrich et Brad Miller, qui viendrait respectivement apporter de la défense sur l’extérieur et une dissuasion d’ampleur dans la raquette ; le premier nommé viendrait également injecter un peu de sang neuf dans la rotation, ce qui ne serait pas du luxe.

Mon avis sur ce point que le bon Ray Allen est désigné comme cible via son contrat expirant et donc de son attractivité potentielle, et aussi que son antécédent aux Bucks de Milwaukke montrerait qu’il n’est pas intouchable. Pourtant, un échange ne résoudrait sans doute pas tous les problèmes qu’ont pu afficher les Celtics. Danny Ainge s’est lancé dans un pari que l’on savait surtout axé sur le court terme et que ce qui caractérisait ce mouvement, c’était son côté radical. Y ajouter un peu d’eau tiède en transférant Ray Allen pour, par exemple, un peu plus de jeunesse rendrait la solution un brin bâtarde. Alors que le Big Three, même si certains ingrédients ont changé depuis, ça a été une recette qui marche. Et ses garçons ont une fierté et un vécu qui pourraient les aider à se transcender une fois les PO venus. Boston a attrapé un vilain rhume, mais peut encore s’en remettre. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, il parait.

29 janv. 2010

Big Shaq Daddy absent du All Star Game !

C'est le principal enseignement que l'on peut tirer des nominations des remplaçants du match des étoiles : Shaquille O'Neal va manquer (sauf blessure d'un joueur) le All Star Week-end lui qui n'a raté l'évènement que deux fois depuis 1993 et le début de sa carrière chez les Magics ! Le show risque d'en prendre un coup, mais les votes des Head Coach ne sont-ils pas censés récompenser le mérite ?

Alors bien sûr, la non-sélection d'O'Neal n'est pas la seule surprise de ces nominations, la reconnaissance (enfin !) pour Deron Williams, la surprise Horford, l'absence de Lee ou Granger, 24 secondes analyse ces choix et les confronte avec nos pronostics !

Finalement, nous ne sommes pas si mauvais que ça. Si nous avons pu ces derniers temps revenir sur nos pronostics suite à des surprises (en bien ou en mal), du côté du All Star Game nous avont plutôt eu le nez creux. Marrh, qui avait délibérément sélectionné un joueur de moins que la normale avait tout de même trouvé 6 joueurs sur 14 (il n'en avait choisi que 12), tandis que votre serviteur a atteint le joli score de 9 sur 14 (dont un 6/7 à l'Ouest). Le talent...

Plus sérieusement, la liste des remplaçants a vite été dévoilée, côté frenchies nous n'en attendions pas grand chose tant il apparaissait que Parker n'était pas à son niveau optimal et que Noah était encore un peu trop jeune (et frustre) pour figurer dans ce match. La grosse surprise est tout de même venu de la non-sélection de Shaquille O'Neal qui, même si il ne présente pas de grosses stats, assure le show lors de ce genre d'évènement. On connaît le tempérament boudeur de O'Neal et je doute de sa présence lors du week-end pour venir supporter ses amis. Du coup, il aurait peut être pu s'inscrire au concours de dunks (ou à 3 points). Voici ce que nous considérons comme les deux grosses surprises de la liste :


Nous attendions : David Lee ou Shaquille O'Neal
Nous avons eu : Al Horford

Etrange ce choix de récompenser une équipe des Hawks par ce deuxième sélectionné. Autant que Josh Smith accompagne Joe Johnson aurait semblé logique, autant l'intérieur des Hawks est loin d'être une superstar. 14 points et 10 rebonds ne sont pas non plus des stats indignes d'un All Star mais comparées aux 20 points et 11 rebonds de Lee, ça ne pèse pas lourd. Alors bien sûr les Hawks réussissent beaucoup mieux que les Knicks. Mais il faudrait décider une bonne fois pour toute des critères (spectacle / talent / équipe) et de leur ordre pour choisir le sélectionné. Certes ce choix est rafraichissant, mais certains joueurs se demanderont assurément pourquoi ce "presque" inconnu est présent.


Nous attendions : Chauncey Billups ou Jason Kidd
Nous avons eu : Deron Williams

Une surprise qui n'en est pas vraiment une. D-Will est un monstre de puissance, une sorte de Chris Paul version physique mais avec toutes les qualités qui vont avec. Il mène le jeu des Jazz avec talent et les emmène d'ailleurs tout droit vers les playoffs (4ème à l'Ouest). Pour sa cinquième saison NBA il accède enfin à la consécration ! Alors qu'on trouve parfois que Parker est sous-médiatisé Deron Williams est l'exemple même du joueur oublié systématiquement à l'heure des différentes nominations malgré des stats de All Star. Il a connu tout de même une sélection en All NBA Second Team, honneur que n'a jamais eu notre TP national. Manque à son palmarès une belle fin de saison et des playoffs médiatisés pour qu'il entre dans le gotha du poste 1.


Maintenant le seul suspense viendra des nominations pour les coach. Rappelons que le coach de l'année précédente ne peut pas être nominé, les deux équipes en tête de leur conférence actuellement sont les même que l'année dernière, ce sera donc leurs poursuivants qui assureront ce rôle, vraisemblablement une lutte à l'Ouest entre Rick Carlisle (Dallas) et Georges Karl (Denver), et à l'Est une bataille à trois entre Stan Van Gundy (Orlando), Doc Rivers (Boston) et Mike Woodson (Atlanta). Voici la liste des joueurs sélectionné.

Conférence Est
Chris Bosh (Toronto)
Al Horford (Atlanta)
Joe Johnson (Atlanta)
Paul Pierce (Boston)
Rajon Rondo (Boston)
Derick Rose (Chicago)
Gerald Wallance (Charlotte)

Conférence Ouest
Kevin Durant (Okahoma City)
Pau Gasol (Los Angeles)
Dirk Nowitzki (Dallas)
Chris Paul (New Orleans)
Zach Randolph (Memphis)
Brandon Roy (Portland)
Deron Williams (Utah)

Rendez vous est pris le 14 février pour un match de folie, on l'espère, dans une arène aux dimensions encore jamais vues pour un match de basket : déja 80.000 spectateurs attendus pour ce match !

28 janv. 2010

Place aux jeunes !

En marge du All Star Game, le rookie Game est lui aussi un évènement à part. Parfois plus technique que son grand frère, parfois au contraire sans aucune once de beau jeu, il se taille la part du lion auprès des fans qui n'ont pas les moyens de se payer un ticket pour la grande messe du basket américain.

Et les jeunes joueurs des équipes rookies et sophomores ont été annoncés aujourd'hui, l'occasion pour nous de revenir sur les demi-saison des débutants : les rookies ont-ils confirmés ce qu'on attendait d'eux avant la draft, les sophomores ont-il poursuivis sur la lignée de leur première saison NBA ?

Le lockout de la saison 1998-1999 aura laissé des traces sur le All Star Game en faisant passer à la trappe l'évènement le plus attendu de l'année. Depuis, le Rookie Game voit s'opposer non plus les rookies des deux conférences, mais les rookies contre les Sophomores. Plus élitistes donc plus intéressant ! L'occasion de voir si les rookies parviendront à enfin gagner après 7 défaites d'affilée contre les Sophomores ayant logiquement une année de plus pour s'épanouir. La cuvée 2010 comporte surtout deux meneurs d'exception, mais pas de quoi battre une équipe sophomore déjà bien en jambe.

Les rookies

Dejuan Blair (Ailier Fort / Intérieur - San Antonio Spurs)
Omri Casspi (Ailier - Sacramento Kings)
Stephen Curry (Arrière - Golden State Warriors)
Tyreke Evans (Arrière - Sacremento Kings)
Jonny Flynn (Arrière - Minnesota Timberwolves)
Taj Gibson (Ailier - Chicago Bulls)
James Harden (Arrière - Oklahoma City Thunder)
Brandon Jennings (Arrière - Milwaukee Bucks)
Jonas Jerebko (Ailier - Detroit Pistons)



Le small-ball sera à l'honneur dans cette équipe qui est quasi-dénuée de talent intérieur. Seul Blair peut jouer dans la raquette. Le joueur des Spurs va pouvoir narguer les équipes ayant fait l'impasse sur lui lors de la draft. Cette équipe devra donc compter sur ses lignes arrières si elle veut faire quelque chose dans ce match des jeunes étoiles. Au niveau des absents Marcus Thornton et De Rozan payent l'abondance de rookies au sein de cet effectif car ils auraient pu mériter une place dans ce match des étoiles. Trouver un pivot convenable pour cette équipe mis à part Blair relève d'une vraie gageure, dommage que cela risque de fausser le match.

Le(s) joueur(s) clé(s) :

On parle beaucoup du duel Tyreke Evans / Brandon Jennings car ces deux joueurs sont incontestablement déjà des pièces maîtresses dans leur équipe. Derrière, Curry réalise des beaux matchs depuis début janvier et semble prêt à exploser pour la fin de saison. Flynn est encore un peu inconstant alors qu'il joue dans une équipe des Wolves à la rue. On suivra donc avec attention Evans et Jennings qui devraient être alignés en même temps et procurer pas mal de plaisir aux spectateurs. On a hâte de les voir se confronter à leurs aînés.



Les sophomores

Michael Beasley (Ailier - Miami Heat)
Marc Gasol (Pivot - Memphis Grizzlies)
Danilo Gallinari (Meneur / Arrière - New-York Knicks)
Eric Gordon (Meneur - Los Angeles Clippers)
Brook Lopez (Pivot - New-Jersey Nets)
Kevin Love (Ailier fort / Pivot - Minnesota Timberwolves)
O.J. Mayo (Meneur - Memphis Grizzlies)
Derrick Rose (Meneur - Chicago Bulls)
Russell Westbrook (Meneur - Oklahoma City Thunder)



Le(s) joueur(s) clé(s) :

Derrick Rose est incontestablement l'une des pièces maîtresse de ces Sophomores. Déja capable de porter le jeu des Bulls, il devrait régaler l'assistance de ce match. Derrière, des force de frappe comme OJ Mayo ou Michael Beasley devrait amener un formidable élan offensif. A l'intérieur, les pivots sophomores vont se régaler au sein d'une défense de petite taille : Marc Gasol, Brook Lopez ou Kevin Love ont les capacités physiques et une mobilité leur permettant de remporter les duels physiques face à leurs adversaires. On voit mal comment les rookies pourraient résister, et on pourrait assister à un vrai massacre si les Sophomores décident de jouer intelligemment en jouant à l'intérieur.



Pronostic :

Une victoire des sophomores paraît déjà logique vis à vis de l'historique récent, mais les forces en présence font vraiment des deuxième année les favoris. Le duo d'arrière des rookies est impressionnant mais ne suffira décemment pas à lutter contre la diversité de menace des sophomores. Un an d'expérience apporte beaucoup dans cette ligue, et cela va sûrement tuer le suspense. Espérons une surprise pour se régaler un peu devant nos écrans !

27 janv. 2010

All Star Game : nos remplaçants

La NBA va bientôt dévoiler la liste des remplaçants pour le All Star Game. L'occasion de nous livrer à un petit jeu et de vous faire part des joueurs que l'on aimerait bien voir se mêler à la fête. Light, camera aaaaand Action !

Tour à tour, mon compère Zeze et moi-même allons vous divulguer notre sélection de réservistes pour le prochain All Star Game de Dallas. Aucune contrainte, notre seul objectif étant de présenter notre choix idéal, suivant les teintes que l'on aimerait apporter à cet évènement. C'est parti :

Les 7 réservistes de Zeze:

East

Chris Bosh (Toronto Raptors)

Bosh fait actuellement une très belle saison et est notamment le seul joueur à être dans le top 10 pour les points et les rebonds. Toronto est actuellement à la lutte pour un bon spot en playoffs, et la présence d'un All Star dans leur rang ne serait que justice. Bosh qui a connu le cinq de départ du All Star Game en 2007 et 2008 est maintenant All Star depuis 4 ans et devrait connaître une cinquième sélection.


David Lee (New York Knicks)

L'intérieur des Knicks est la bouée de sauvetage d'une équipe à la dérive. Une sélection pour le All Star Game lui ferait tellement de bien lui qui vit un marasme chaque soir (une défaite de 50 points contre les Mavs reste dans les mémoires bien longtemps). Ce serait une belle échappatoire pour lui et serait une rare bonne nouvelle pour les Knicks.

Oui, je sais, j'oublie Big Shaq Daddy. Mais objectivement, tout le monde sait qu'il sera au ASG alors pourquoi se priver de lignes sur des joueurs qui manquent de considération ?


Gerald Wallace (Charlotte Bobcats)

Il est l'un des artisans du renouveau des Bobcats. L'arrivée de Stephen Jackson lui a fait du bien et lui a permis de se réorienter vers un rôle un peu plus intérieur, au grand bénéfice de son talent naturel pour le rebond. Sa sélection pour le All Star Game serait une juste récompense ! Dire que Diaw pourrait y prétendre si il prenait enfin le jeu à son compte... Peut être d'ici quelques années...


Josh Smith (Atlanta Hawks)

Il sera sûrement à la lutte avec Joe Johnson pour une sélection, mais son talent de défenseur et ses nombreuses présences dans les top 10 en font un joueur naturellement fait pour ce genre d'événements. Capable d'aller basher un mec avant de conclure la contre-attaque d'un dunk rageur, il devrait amener le show des deux côtés du terrain.


Danny Granger (Indiana Pacers)

La saison des Pacers est à oublier mais il est l'homme à tout faire de sa franchise. Bien trop esseulé il maintient son équipe à bout de bras. Construire autour de lui est une bonne idée mais il pourrait se lasser de ce manque de soutien. Une sélection lui apporterait un coup de boost pour finir la saison en beauté.


Derrick Rose (Chicago Bulls)

Le meneur des Bulls a considérablement développé ses qualités depuis l'an dernier et apporte en plus ses talents de clutch player. Son équipe connaît des hauts et des bas et était annoncée plus haut, mais est capable de magnifique prestations.


Paul Pierce (Boston Celtics)

Il mérite plus sa place que Garnett au sein de l'effectif de l'Est, c'est donc justice de le retrouver là. Ses stats sont impressionnantes au sein d'une équipe qui compte tant de stars et il est le leader naturel de cette équipe des Celtics qui est toujours bien placée pour la course au titre.


West

Kevin Durant (Oklahoma City Thunder)

Durant mène une très grosse saison cette année, et prétend légitimement au All Star Game. Il devrait très vite se mener à la lutte pour le titre de MVP dans les prochaines saison, et sa présence au All Star Game ne fait aucun doute, aussi sûre qu'on l'y verra pour de nombreuses saisons.


Chris Paul (New Orleans Hornets)

Le meneur des Hornets est l'un des tous meilleurs meneurs de la ligue et il sera incontestablement au All Star Game. Ses talents de passeur, sa vitesse et son jeu spectaculaire seront appréciable et il apportera les même qualités que Nash, en plus jeune !

Pau Gasol (Los Angeles Lakers)

L'intérieur des Lakers va rejoindre son acolyte pour apporter une tendance capillaire à cette sélection. Sa saison est belle mais gênée par les blessures. Les Lakers sont plus que jamais favoris pour le titre et Gasol est plus que jamais le lieutenant idéal de Kobe malgré l'éclosion de Bynum.


Dirk Nowitzki (Dallas Mavericks)

Aucun problème pour l'allemand qui a mené son équipe au premier plan de la conférence Ouest alors qu'on les sentait en fin de course l'an passé. L'apport de Shawn Marion à son équipe n'est pas impressionnant sur le papier mais est réel. Il représentera dignement l'équipe locale, et on pourrait même s'offusquer qu'il ne soit pas dans le cinq.


Brandon Roy (Portland Trail Blazers)

Les Blazers ont confirmé les espoirs placés en eux, et leur jeu superbe est mené d'une main de maître par leur capitaine Brandon Roy. Celui-ci réalise une saison pleine et sera justement récompensé pour cela.


Chauncey Billups (Denver Nuggets)

Oui, ca fait beaucoup de meneur. Mais comment ne pas récompenser une équipe comme Denver qui conteste avec tant de brio la suprématie des Lakers ? Son apport au jeu est indéniable et malgré l'âge il continue à allier les prestations solides et à parfois voler le leadership à Carmelo Anthony, surtout dans les moments qui comptent.


Zach Randolph (Memphis Grizzlies)

L'ailier fort des Grizzlies réalise une saison impressionnante. 4ème rebondeur de la ligue il est LA recrue des Grizzlies et un vrai leader pour cette équipe dont Marrh vous a encore parlé récemment. Sa place sera dure à obtenir, mais récompenser cette équipe des Grizzlies serait un juste retour des choses.



Les réservistes de Marrh :

Conférence Est
Arrière : Rajon Rondon (Boston Celtics)
Autant je ne l’aime pas, autant je dois avouer qu’il a appris à gérer l’effectif pléthorique des C’s avec une belle aisance. Je pense qu’il saura jouer les gestionnaires dans ce match où les egos se bousculeront au portillon.

Arrière : Joe Johnson (Atlanta Hawks)
J’aurai voulu mettre Ben Gordon dans le genre tireur d’élite fou, mais sa blessure a pesé. J’espère que Joe Johnson saura se lâcher et trouver le coche rapidement dans cette partie. Une élégance de shoot rare, surtout pour un joueur de sa taille.

Intérieur : Chris Bosh (Toronto Raptors)
Jouer à Dallas, c’est presque comme revenir jouer à la maison pour lui. Il est auteur d’une saison fantastique à la tête des Raptors. Il jouit d’une belle explosivité, toujours bienvenue dans ce genre de match souvent up-tempo.

Intérieur : Antawn Jamison (Washington Wizards)
Il est d’une belle élégance pour un intérieur de son impact physique. En outre, son petit shoot extérieur va pouvoir écarter les défenses pour le show et son style de ramasse-miette va lui offrir quelques opportunités supplémentaires de se montrer.

Pivot : Shaquille O’Neal (Cleveland Cavaliers)
Bien entendu qu’on pourra chipoter sur ses chiffres en net déclin ; mais l’on précisera que c’est parce qu’il se met au service complet du collectif du King, chose que les sceptiques avaient parfois du mal à concevoir avant l’entame de la saison. Et puis même au-delà de ces considérations statistiques : vous imaginez sérieusement un ASG où l’on laisserait Shaq sur le carreau ?

Wild card : Stephen Jackson (Charlotte Bobcats)
Beaucoup misent sur Gerald Wallace pour venir saluer la saison solide des Cats. Personnellement, je porterais d’avantage mon choix sur Jax. Foufou en attaque, il pourrait nous sortir quelques tours de sa manche. Et en défense, il risque de ne pas donner sa part au chien. Un peu de challenge, surtout quand le match va commencer à monter en intensité, cela n’en sera que bénéfique pour le spectacle.


Conférence Ouest
Arrière : Jason Kidd (Dallas Mavericks)
Certains trouveront que cela fait fossile. Mais la maestria de Jason Kidd est encore sans égale. Certes, l’âge commence à peser sur sa vivacité, mais quel œil ! Je radote peut-être, mais il a un sacré feeling sur ce qu’il se passe sur le terrain et distribue le jeu sur la meilleure base qu’il soit. Un incontournable pour structurer un tel match.

Arrière : Chris Paul (New Orleans Hornets)
Un joueur très smooth balle en main. La présence de coéquipiers de renom devrait lui faire lâcher d’avantage la balle qu’en club, comme on a pu le constater avec Team USA. Elégant et rapide balle en main, il combine à son profil basketballistique une image de « nice guy » absolu.

Intérieur : Dirk Nowitski (Dallas Mavericks)
Typiquement le genre de joueur plus impressionnant lors d’une opposition à enjeux. Mais son adresse et sa vivacité indécentes pour un joueur de sa taille va bigrement écarter le jeu pour ses coéquipiers. De plus, le franchise player emblématique des Mavs se doit d’être présent au ASG de Dallas.

Intérieur : Zach Randolf (Memphis Grizzlies)
Quelle belle histoire que de consacrer la mue de ce soliste acharné en un joueur bien plus impliqué collectivement que par une sélection au ASG. Cela pourrait paraître ironique de prime abord, le ASG étant quand même la consécration de l’individuel. Mais cela montre qu’un joueur ne peut réellement s’épanouir que via le collectif. Et puis, quelles stats de mammouth !

Pivot : Nene (Denver Nuggets)
Quelqu’un de très solide, voire laborieux. Cela peut paraître contradictoire avec le thème général, mais il en faut aussi pour assurer la résistance. Et dieu sait qu’il en faudra face aux mastodontes d’en face. C’est un choix au-delà de sportif, pour couronner tout d’abord son retour après une grave maladie. De plus, il est brésilien, et la NBA pourrait avoir intérêt à faire des appels du pied en direction d’un marché en plein essor.

Wild Card : Kevin Durant (Oklahoma City Thunder)
La sensation du moment vient de OKC, où leur jeune leader semble franchir un nouveau cap chaque saison. C’est devenu une vraie menace offensive respectable, doté de conscience défensive. Un vrai leader en somme, d’une jeune squad qui risque de faire des émules. Il appartient d’ores et déjà à la classe des grands joueurs.