29 octobre 2009

Orlando déjà lancé

Finaliste malheureux du dernier exercice, Orlando n’a pas l’air de jouir de la considération qui lui est dûe, tant nombreux sont ceux qui ne parlent que de Boston et de Cleveland au moment de parler sérieusement à l’Est. Le début de saison du Magic n’est qu’un nouvel argument qui montre que la franchise floridienne devrait être beaucoup plus présente dans les débats.

Orlando a atteint vaillamment les Finales l’an dernier, et malgré un important remaniement de philosophie à opérer avec le départ de Turkoglu, il se pourrait bien que l’on retrouve les floridiens en haut de l’affiche. C’est en tout cas les perspectives données par un départ canon.

Turkoglu est parti, alors qu’il était un sacré maître à jouer et prenait part à la forte identité du Magic. On avait annoncé un chamboulement total avec son départ, un jeu moins bien léché avec l’arrivée d’un Vince Carter certes mature mais beaucoup plus typé. Mais il ne faut pas oublier qu’Orlando s’est considérablement renforcé au niveau du banc, avec tout un tas de joueurs aux profils complémentaires qui forment alors une véritable armada. Ca, on avait pu l’entrevoir dans les previews.


Mais ce que l’on n’imaginait pas, c’est la maturité d’ores et déjà atteinte par ce groupe. Symboliquement, cela s’est vu par la cérémonie d’avant-match censée célébrer leur titre de champions de la conférence Est. Une cérémonie vite expédiée pour se plonger directement dans cette nouvelle saison ; ce qui contraste avec la joie presque naïve de ces même joueurs après avoir battu les Cavs pour obtenir le ticket de représentant de l’Est sur l’estrade Finale.

Mais c’est aussi, et surtout, la maturité dans le jeu qui impressionne. Sans Lewis suspendu, le collectif du Magic était donc sérieusement entaillé par rapports aux automatismes de l’an dernier. Après un 8-0 de bonne augure en pré-saison, le Magic ne s’est pas loupé pour sa première sortie officielle et a terrassé les Sixers. Certes, ce ne sont « que » les 76ers, et une adresse longue distance de 16/29 est quasi idyllique. Toujours est-il que la mécanique est là, que l’exécution est déjà bien rodée et le jeu déjà bien aéré. Et le jeu est de plus parfaitement équilibré, avec une marque remarquablement répartie pour un danger omniprésent.


Un tel niveau de maîtrise collective impressionne, surtout vu le volume de nouveaux joueurs, aux profils rarement neutres. S’il faut retenir une seule stat, ça serait celle-là : 28 passes décisives. A ce niveau dans la saison, et connaissant la richesse des schémas de VanGundy, voici une statistique qui devrait alarmer les autres prétendants au titre. Et les alarmer bien plus que ne le considère la plupart des médias.

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